lalune

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dimanche, janvier 23 2005

mon Sheller préféré

Hier soir à la Maison des arts de Créteil, spectacle de l'ami William... Mon étoile et moi y étions.

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mercredi, décembre 15 2004

qu'on sert

bon, le titre est un ancien neuf mais tant pis.

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dimanche, décembre 12 2004

les animaux ne savent pas...

... qu'ils vont mourir

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lundi, décembre 6 2004

clavecin

lundi dernier, au théâtre des Bouffes du Nord jouait Gustav Leonhardt, dans un charmant petit programme baroque.

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lundi, novembre 8 2004

Eternal sunshine of the spotless mind

billet complètement brouillon ét désordonné, mais tant pis, je n'en suis pas à ça près. Il a seulement l'avantage d'être révélateur de mon impression plus que partagée et non aboutie encore sur ce film.

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dimanche, novembre 7 2004

histoire de poilus

Vu 'Un long dimanche de fiançailles' hier soir. Avant tout parce qu'il y a Audrey qui joue dedans. Au début du générique, il n'y a d'ailleurs que son nom. Belle histoire tirée du bouquin de Japrisot, que je n'ai pas lu, et qui ne me permettait donc pas de comparer. J'avais entendu quelques propos quant à ce film, notamment que c'était 'Amélie à la guerre de 14'... Et pourquoi pas 'Oui-Oui à la messe' tant qu'on y est ? Mais passons, le quolibet a ça de bien qu'il permet de prendre conscience des jalousies existantes.
Sensation étrange que de voir ce film en ce début de novembre, en me disant que jeudi, les potes (et les autres crétins aussi) de mon ancien travail vont aller jouer sous l'Arc pour la commémoration de cette si grande saloperie, et que cette fois encore je n'y serai pas, je n'y serai plus. Je ne pourrai donc pas fermer les yeux pendant que je joue la Marseillaise en pensant à grand-papa. Mais ce n'est pas le propos.
L'histoire est celle de deux gosses. Lui, comme tous les gens de son âge doit partir servir de chair à canon, ce en quoi il réussit plutôt bien. Désireux de se faire rapatrier, il se tire une balle dans la main, mais passe en cour martiale (c'est que ça rigolait pas à l'époque) et est balancé avec quatre corrélégionnaires dans le no men's land de l'entre-tranchées, avec un bonnet et un gant rouge pour toute armure. Interdiction de revenir. Puis c'est l'attaque, une de ces attaques dont personne ne sort grandi, mais qui permettait de se dire que l'on faisait quelquechose.
Justesse des images lorsque l'on voit les yeux hagards de tous ces pauvres types qui savent que la prochaine balle sera pour eux - c'était déjà des couloirs de la mort, l'alcool qui permet de partir au front, les officiers qui font des exemples. Gratuitement. Pour éviter la désertion massive face à l'horreur. Les missiles qui tombent au petit malheur, ensevelissant les braves sous des tonnes de terre fraîchement retournée. Charnier alimenté en temps réel.
Et puis cette enquête menée par Mathilde. Qui lui permet comme dans les belles histoires de retrouver celui qu'elle aime. La fin en suspens laisse la possibilité à chacun de terminer le film selon sa sensibilité.
La musique quant à elle est bien écrite, et colle bien à l'histoire.
Un court samedi sous la mitraille.

samedi, octobre 16 2004

du pain sur les planches

Pas eu d'bol sur ce coup-là. Je voulais absolument aller voir ce truc, après n'en a voir lu que de belles choses, et quelle déception !

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jeudi, octobre 14 2004

deux en un

Mardi soir au théâtre de la Colline, représentation de "l'Opéra de Quat' sous" des joyeux trublions Weill et Brecht.
Certainement mon spectacle de l'année (pas le seul, pfff, le meilleur !)
Déjà, il y a une question que je me pose depuis des années, depuis que je connais cet opéra en fait. J'en ai joué plusieurs passages à de nombreuses reprises, notamment en quatuor de saxophones... Pourquoi en français on dit "l'opéra de quat' sous", alors qu'en allemand, c'est "die dreigroschenoper" et en anglais "the Threepenny opera" ? Mais passons... La mise en scène était d'une fluidité à rendre malade Jérôme Savary s'il était capable de se remettre en question, et la distribution impeccable. Les filles étaient toutes choisies sur au moins un critère : leurs jambes... Mais pas que ! Polly posséde une merveilleuse voix, et le duo avec sa rivale était pétillant à souhait. La chanson de Polly n'était pas d'une justesse absolue, mais chanter à moitié allongée sur un divan, c'est pas super simple non plus.
A la pause, je fis remarquer à mon étoile que Jenny-des-lupanars avait une sacrée présence sur scène et dansait remarquablement. Normal me répondit-elle, c'est Guesh Patty. Soit.

Au théâtre de la Colline, on y rencontre aussi quelques célébrités. En attendant le début de la représentation, un taxi s'arrête pile devant la salle, et qui en descend ? Agnès Jaoui. Qui allait-elle rejoindre pour le spectacle ? Jean-Pierre Bacri... Forcément, le lien est facile à faire avec "comme une image", dernier film visionné. C'était la première fois que j'allais au cinéma tout seul avec d'autres. Comment c'est possible ? Ben suffit de se tromper de cinéma...
Et "comme une image", je sais pas si c'est le fait de l'avoir vu tout seul, mais ça fiche un cafard de tous les diables. Vision trop juste de notre monde pourri de l'intérieur, envie de vomir en se disant qu'on vaut pas mieux que tous ces gens.
Et hop, deux posts en un...

dimanche, septembre 12 2004

fête des Lumas (2)

Qui portait bien son nom hier... Premier gros orage évité de peu grâce à un estaminet rouennais providentiel, éclusage d'un kil de cidre pour dire. Prudents, nous attendons le deuxième orage, moins violent, moins long, mais aussi humide cependant. Finissage du cidre.

Arrivée tout pile pour la prestation de Sanseverino. Je trouve un endroit paisible, juste derrière une énorme flaque d'eau de 10m par 4. Je suis comme qui dirait au premier rang. D'aucuns trouvant mon idée pas si mauvaise, je suis vite rejoint par une petit troupe. Qui se dispersera aussi vite que moi lorsque le gros-con-aviné-champion-de-glisse-sur-boue décidera de venir foutre sa merde dans notre flaque. Le dit gros-con-machin-tout-ça incitant les d'jeuns, il y a pataugeage d'une bonne troupe dans la boue, concours de çui qui sera le plus sale. Stéphane est mort de rire derrière son micro.

Le gars Sanseverino avait bien préparé son concert, que des arrangements nouveaux depuis l'élysée Montmartre, mais ne semblait pas trop dedans. On n'a pas eu droit à ses belles envolées entre les chansons, comme d'habitude. Il a enchaîné son programme, et basta. C'est vrai que la météo n'incitait guère à s'étaler (sauf dans la boue) et le timing était déjà bien à la bourre.

Quand on emmène des enfants dans ce genre d'endroits, faut bien faire du manège non ? L'avantage, c'est que les manèges sont couverts, donc c'est mieux pour s'abriter. Mais la pluie, à la fin c'est agaçant.

Si il y a des gens qui sont restés voir Youssou n'Dour, ils ont le droit de raconter.

J'ai voulu faire mon pirate et enregistrer le concert de sanseverino sur mon baladeur mp3, mais je devais être trop près : concert inaudible. Ca m'apprendra à faire le pirate du dimanche un samedi.

samedi, septembre 11 2004

fête des Lumas

Attendu qu'il pleut chaque année, moi j'appelle ça la fête des Lumas. Pour celles et ceux qui ne savant pas ce qu'est un Luma, c'est comme une cagouille ! C'est pourtant facile.

Hier donc en sortant du taf, direction La Courneuve. Retrouvage d'amis en route, et passage de toutes les embûches grâce à un moufflet de deux ans. Arrivage juste à temps pour s'apercevoir que Babylon Circus avait fini son tour de champ euh de chant...

Ensuite, il y eut les Motivés, associés à deux chorales de femmes. Concert très agréable, son réglé à merveille, programme musical ensoleillé, beau temps, mère calme (car fils paisible), tout bien. Puis ce fut Marcel et son orcheste. Sauf que je n'ai entendu ni Marcel ni son orchestre, juste les boum boum de la grosse caisse.

Alors je vois à ça plusieurs explications. L'ingénieur du son s'est barré ou s'est pris les pieds dans le fil à s'en retrouver ligoté par terre, le batteur avait sa maman présente dans l'assistance pour la première fois et voulait lui montrer comme il tape fort, ou alors chais pas, mais c'était insupportable.

Un des morceaux de Marcel hier, c'était le "pornographe" (du phonographe), reprise du grand Georges. J'ai beau connaître le texte par coeur, je n'ai jamais réussi à savoir où ils en étaient de la chanson, tellement il articulait bien le monsieur. Ca m'a rappelé une reprise célèbre mais encore pourtant par trop méconnue du "ne me quitte pas" de Brel par Lise Quel Air... (Bon, y en a pas beaucoup qui vont la comprendre celle-là, mais tant pis).

Après une escapade irlandaise, retour pour Tryo. Abandon à la deuxième reprise (enfin compote, non compo pardon, j'ai du mal ce matin).

Entre les spectacles, un présentateur harranguait les foules en balançant des slogans pour demander si les gens étaient prêts à faire changer le monde, entamer la revolucion tout ça, et le public de gueuler à qui meuh-meuh (non, mieux mieux). Alors bon, entamer la revolucion, faire bouger le bordel, ok, mais quand t'es déjà pas capable de ramasser ta barquette de frite et ta canette de bière vides, moi j'dis c'est mal barré...

Cet aprem, Sanseverino et Youssou n' Dour !

lundi, juillet 12 2004

F 9/11

Vu ça hier soir. Je n'avais jamais vu de films de M Moore, mais ça incite moyen à se pastiller les autres. Je me souviens pas d'avoir déjà pris tant d'images dans la tronche en si peu de temps, et ça déstabilise un peu... Pourtant je pense que je tenterai ma chance quand même, vu qu'apparemment les autres sont beaucoup mieux.

Juste que celui-ci, malgré des passages très bien sentis et analysés (le fond noir avec juste la bande son des crashs des avions sur les tours, ces images de W hébété ne sachant que faire dans la classe qu'il visite au moment des attentats, les liens entre les Ben laden et les Bush, l'autisme du gouvernement devant les rapports de la CIA et du FBI, l'incitation de Moore à envoyer les enfants des sénateurs soutenir l'effort de guerre, etc.), reste un film fait par un américain, pour des américains, contre un américain.

Lulu m'ayant lâchement abandonné pour les critiques de film, je suis obligé de faire dans le style 'phrases choc'.

vendredi, juin 25 2004

conteur sans compteur

"Raconter des histoires n'est rien, mais ce sont ces riens qui font rêver et le rêve, c'est le début d'un monde meilleur"

Pendant que tu apprends cette phrase, tu trouves un coin calme pour t'isoler. Puis tu te concentres fort et tu la récites à haute voix, en pensant aux mots que tu prononces. Et là, déjà, ta tête part dans les étoiles et tes pieds quittent le sol. Tu y es ? Tu vois, c'est facile.

Pour le décor, un cercle de terre, un grand arbre, deux musiciens, chantant et jouant balafon, kora ainsi que divers tambours africains, encadrant un drôle de petit bonhomme tantôt assis sur une caisse en bois, tantôt virevoltant devant toi. Son sourire est déjà le début du voyage ; c'est ton carton d'invitation.

Déjà, je te donne le mot de passe : quand il te dit "raconte", tu dois lui répondre "histoire". C'est ainsi que tout commence, à chaque fois...

Car en effet hier soir au Théâtre Artistic Athévains, Clovis Fontano contait des histoires. Contes africains pour la plupart. Il nous a tout d'abord narré cet arbre qui voulait quitter ses frères pour aller s'installer dans la plaine. Il nous a ensuite expliqué comment la création du monde était advenue des suites d'adultères entre un dieu et une déesse, comment son pays avait été peuplé par l'insoumission d'une femme. Il nous a raconté l'histoire de cette petite fille qui voulait être noire, que le vent a pris dans ses bras pour l'emmener jusque sur le soleil pour y cueillir des rayons ; comment il fallait savoir payer de sa personne en toute circonstance, mais ne toujours garder son dernier souffle que pour son aimée ; comment la petite Zaza avait pu accéder à son rêve de bal malgré toutes les embûches...

Allégorie dans chaque histoire, morales dans chaque voyage, délivrées par ce "conteur pas menteur" (car il existe des conteurs menteurs...)

Pendant que certain(e)s étaient sur la planète foot, nous avons pour notre part passé deux petites heures d'évasion, ...sur la planète rêve.

vendredi, avril 30 2004

envie de déprime ?

Au théâtre de la Ville est actuellement donné "Foi", de Sidi Larbi Cherkaoui. Pour ceux à qui ça ne dit absolument rien, c'est un spectacle de danse. J'y étais hier soir. Je n'ai pas compris grand-chose sur le moment, mais j'ai pourtant trouvé la représentation époustouflante. En surfant un peu ce matin en quête de commentaires et d'infos, je me suis assez retrouvé dans un propos disant que le spectacle représente une vision du monde actuel (en l'occurence celle du chorégraphe). Assez enjoué par moments en surface, mais plus l'on gratte et cherche, plus c'est noir... Voila le fil conducteur qui m'aura manqué hier.

Les danseuses et danseurs sont remarquables, en tous points. La musique est assez décalée par rapport à ce qui est joué en dessous - et dans l'esprit, et dans l'époque, mais cela reste extrêmement agréable.

La tension monte constamment, jusqu'à ne plus savoir où donner de la tête. Spectacle d'une tristesse quasi absolue tellement tout va de mal en pis. On finit englué dans une toile d'araignée que l'on a construite soi-même...

Ames sensibles s'abstenir, mais qu'est-ce que c'est beau.

[Après relecture, je me rends compte qu'il est encore bien naze et super pas descriptif ce post, mais j'arrive pas à faire mieux tant c'était étrange...]

lundi, avril 19 2004

En concert à Paris, Arianna Savall

Qui a rajouté 'de Grâce' ? Non mais là putain, vous êtes lourds hein ! Moi qui pour une fois voulais essayer de faire un post sérieux, ça part fort... Bon, vais essayer de rattraper le tir, mais on peut vraiment pas vous faire confiance.

Vendredi soir donc, j'avais deux invitations pour aller écouter cette jeune femme (je dis jeune car elle a mon âge...) au Cabaret Sauvage. Accompagné de la dame en noir à qui j'avais annoncé un concert renaissance-baroque, nous nous pointâmes là-bas, pour découvrir tout d'abord une salle charmante. Toute ronde, parquet au sol et aux murs (d'aucuns appellent ça du lambris mais bon, on va pas chipoter), toit en tenture rouge (je sais pas ce que ça donne quand il pleut), ambiance assez feutrée. Toutes les tables au centre et sur les bords déjà occupées, on est arrivés un peu tard (et celui qui rajoute 'du 14 juillet' prend ma main dans la gueule). Nous installant toutefois très correctement, nous attendons patiemment le début du concert. Je commence pourtant à m'inquiéter quelquepeu en voyant les instruments présents sur la scène. Une harpe bizarre dont j'ai du mal à évaluer l'origine, une contrebasse à cordes (là ça va mieux), une sorte de luth et quelques percussions.

Faut vous dire que je m'étais un peu renseigné avant le concert (mais mal). Arianna Savall en plus d'être la fille de Jordi Savall, grand baroqueux devant l'éternel, est harpiste et chanteuse. Mais si, harpiste, de harpe : les musiciens qui passent la moitié de leur temps à s'accorder et l'autre moitié à jouer faux... Vous y êtes ? Bien. Elle a enregistré récemment un disque de musique renaissance et baroque. Pour son premier disque perso, elle était donc en concert au Cabaret. J'ai cru que c'était de la même veine. Et bien patratas.

Dans la première partie du concert, elle a chanté des poèmes mis en musique par elle-même d'un poète catalan. Le style musical était très oriental, voire moyen (oriental). Des secondes augmentées toutes les phrases, très agréable, mais pas du tout de la musique que l'on attendait ! Cela ressemblait plutôt à de la musique traditionnelle. Puis est intervenu un chanteur pour un duo très bien interprété. Lui chantait comme un oriental, avec son nom danois. Il plaçait quelques-unes de ses notes d'une façon surprenante, sans tempérament. Pour mes petites oreilles d'occidental de base, cela paraissait faux dans l'absolu (car intervalles trop grands), alors que le style des compositions nécessitait pourtant cela. Arianna quant à elle a une voix très flutée, mélodieuse, elle chante extrèmement juste. Elle porte un peu ses notes, mais sinon c'est remarquable. Puis le style a dévié insidieusement. Le milieu du concert faisait penser à de la musique de relaxation, un délice, et la fin était de style catalan. Concert inattendu mais agréable.

Concernant la harpe sus-présentée, il s'agissait en fait d'une harpe renaissance, sans pédales, mais avec deux jeux de cordes. Vous vous en foutez, mais c'est pour la crédibilité de cette note.

(Et après y en a qui disent que je développe pas...)

vendredi, avril 16 2004

créatures

je vous parlerais bien de ce spectacle délirant mais vaut mieux aller le voir soi-même...

mercredi, mars 10 2004

open range

C'est beau un cow-boy. Pis c'est fort aussi. Et solitaire. Et ça apprend des trucs très tard. Ca a de l'honneur. C'est rustique surtout, très rustique. Alors deux...

Un bon vieux western comme on les aime quoi.

jeudi, mars 4 2004

Oliver Tricks - Présence

Voila, on y vient. Hier soir, concert à l'Orient Express. Que d'évolution depuis son dernier passage ici !! (pas si vieux pourtant). Oliver apprend à gérer petit à petit tous les paramètres de la scène, et commence à bien dominer son sujet. Contrairement à son précédent concert là - qui était propre mais sans vraiment de touche personnelle du point de vue présence sur scène (c'est quand même sa musique et ses textes), il a hier soir fait un bon vrai concert live. Et oui, c'est pas facile de jouer et chanter seul. Bon, c'est plus pratique pour fixer les répétitions, mais après sur scène, l'apprentissage est long. Enfin il apprend vite.

Le son était moins 'propre' que d'autres fois - notamment les deux dernières, moins lisse, mais bien plus vivant. La guitare qui se met parfois à zinguer quand il joue fort, des nuances plus poussées - dans les forte comme dans les piano - des modifications mélodiques (certaines prévues et d'autres pas), plus de passages mi-parlés mi-chantés, des envies à la guitare - certaines réussies d'autres moins mais on s'en fout - on sentait qu'il était 'dedans'.

J'en dirai pas plus ici, je lui ai dit après le concert ce que je voulais partager avec lui de mon ressenti d'hier de toutes façons. Et puis z'avez qu'à y aller plutôt que d'attendre mes impressions en vous disant à chaque fois : "putain, ça a l'air bien, faut que j'y aille un de ces jours !" Et aussi dépêchez-vous, parce que bientôt il sera inabordable !!!

dimanche, février 29 2004

Messager

"Va chemine, va trottine, va petit âne, va deci-delà cahin-caha le picotin te récompensera..."

Extrait de "Véronique", opérette d'André Messager datant de la fin du 19ème. Pourquoi j'ai choisi ce passage ? sais pas...

Très belle expo vue cet après-midi au musée d'où est natif (comme moi) ce cher homme. L'exposition est présentée pour les 150 ans de sa naissance. On y découvre Messager enfant, déjà fou de musique. Puis c'est le retour à Paris suite à la faillite boursière de ses parents. Messager fait alors la connaissance de Saint-Saëns et de Fauré - qui restera son ami pour la vie.

Vie parisienne trépidante pour ce dandy très en vogue fin 19ème, qui était organiste à Saint-Sulpice le jour et chef de l'orchestre des Folies Bergères la nuit. Coureur devant l'éternel, compositeur de talent, l'opérette connaîtra quelques-unes de ses plus belles pages sous sa main entre 1893 (Mme Chrysanthème) et 1928 (Coups de roulis). Il sera également directeur de l'Opéra National, puis académicien des beaux-arts, tout en exerçant ses métiers de compositeur et de chef d'orchestre.

Vous écouterez également avec délices "les deux Pigeons" ou "l'Amour masqué". Les textes sont savoureux (le livret de l'Amour masqué est de Sacha Guitry himself), et la musique tellement légère...

Dans l'Amour masqué, cet air célèbre appelé "l'air des deux amants" qui dit ceci : "Mon dieu, que c'est bête un homme, alors, vous pensez... deux !!"...

vendredi, février 27 2004

Lise Quel air... de rien

Hier soir au Malone's, près de l'école militaire, concert de Lise 'Quel air'. On peut appeler ça concert dans le sens où il y avait une scène avec des gens dessus et en face d'autres gens qui applaudissaient... Oui parce qu'il y a deux sortes de gens des fois... Mais oublions cela et revenons à nos agneaux. La demoiselle (en parlant d'agneau...) est accompagnée d'un monsieur, et tout de suite on se dit : tiens, c'est p'tet l'âne à Lise. Ben pas du tout, c'est son guitariste, et il est plutôt bon. Moi j'y connais que dalle en gratte, mais ce qu'il fait est très propre, solide, et il accompagne bien la souffleuse - je n'ose pas dire chanteuse, ce serait mentir, et je pense que je vous dois au moins la vérité si je veux garder quelque public dans ce salon. Dans sa reprise du 'Ne me quitte pas' de Brel, on se demande très vite : mais où elle va Lise ? Enfin passons. Oh bien sûr, elle pourrait chanter juste et avoir des textes intéressants, mais de ce côté c'est plutôt la cata Lise. Je lui suppose aisément - même sans savoir - plus de qualités buccales que vocales. Il faut dire qu'elle a plus une bouche à faire des bulles ou des ronds, que des rondes. Mais ça, je l'ai pas dit à Lise. En tous cas, elle secoue bien la tête. P'tet pour montrer qu'elle a compris et qu'elle y croit. Bref, on va pas insister sur les morts.

Comment je me suis retrouvé là ? Ben à cause de lui, qui était invité par le guitariste sus-cité à venir faire le boeuf avec quelques autres. Lui a qui je dis souvent : en concert, fais des versions live nom de dieu, t'es pas en studio ! Bah je sais pas si c'est moi ou l'absence de pression importante hier (hormis quelques carlsberg), mais je l'ai trouvé au meilleur de sa forme. En plus cette petite cave sonne merveilleusement bien. Ca commence vraiment à ressembler à des concerts ce qu'il fait. Sa technique tend à devenir un outil au service de son inspiration vocale ou instrumentale du moment. Et puis c'est un gentil garçon, il chante tout ce qu'on lui demande !

Il y avait aussi celui qui croque tous les instants de la vie. Non content de ça, il peut également interpréter deux - trois standards de jazz, dont un agréable summertime très bien phrasé, avec chorus inclus, s'il vous plaît.

Ce fut donc une bien bonne soirée.

vendredi, février 20 2004

Oliver Tricks - la vengeance

non parce qu'il faut savoir qu'il y a deux sortes de gens : il y a les musiciens, et les autres. Pourtant, il faut savoir qu'il y a deux sortes de gens qui sont musiciens : les musiciens guitaristes et les musiciens non-guitaristes. Bien se souvenir également qu'il y a deux sortes de gens musiciens guitaristes : ceux que j'aime et ceux que j'aime moins (ou pas). (Ok, j'arrête). Et ben Oliver Tricks rentre pile dans la bonne catégorie.

Bon, il fallait faire abstraction de la gargotière (qui ne sourit que lorsque tu règles ta note - quand Oliver règle les siennes ça compte pas hein, faut bien suivre sinon c'est foutu), du cadre autour (assez moche faut bien le dire), et de l'autre cadre derrière lui (de travers, mais personne n'a réussi à le redresser convenablement...)

Et puis ces concerts, cela permet de rencontrer des gens comme lui (putain qu'il est grand - en plus il lance des défis à la con) ou lui (qui a beaucoup plus d'humour que de cheveux - et avec qui on aime à raconter plein de conneries).

Concert intimiste, aisance grandissante, nouvelles chansons savoureuses (ce qui peut permetre d'apporter l'once d'un soupçon de pardon aux égarements de l'autruche), soirée comme au coin du feu, set final à la carte (composé en grande partie par msc et ma pomme), une dernière binouze et dodo.

Tout bien.

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