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jeudi 29 janvier 2004

Les Frères Jacques

Le premier janvier au soir, j'avais deux places pour Zazou, nous y sommes donc allés. J'étais tout content d'aller voir un spectacle parlant de ce mouvement auquel le gars Boris a tant contribué. Le problème des spectacles de Savary, ben c'est que ça varie... En ce moment, ça va surtout du moins bon au pas terrible.

Les chansons étaient pourtant bien choisies, l'orchestre swinguait comme dans les caves de Saint-Germain à la Libération (enfin même si je n'y étais pas, j'imagine que ça devait ressembler à ça), mais les chanteurs étaient appareillés - n'étant pas chanteurs au départ mais plutôt spécialistes de la danse acro. Moi qui suis pas accro de la danse, j'ai quand même trouvé ça très bien.

On oubliera par contre la mise en scène et l'histoire, sans plus d'intérêt que de réussite, ni plus de fond que de forme. En gros, pas besoin d'occuper les pixels pour ce truc, même si c'était agréable à l'oreille.

Pourtant, à un moment du spectacle, sont apparus les Frères Jacques. Cela m'a permis de reprêter attention à ce quatuor que je m'accuse d'avoir trop délaissé au profit de leurs dignes héritiers, Chanson Plus. L'accusation portée vaut toujours, mais je ne serai pas condamné (enfin pas cette fois-ci.) La mule m'a enfin proposé plusieurs albums de ces brillants amuseurs. J'avais déjà piqué une vidéo d'un de leurs spectacles à grand-maman il y a quelques années, et ma chère mère me chantait souvent la Saint-Médard pour m'aider à m'endormir quand j'étais p'tiot (non, pas le docteur, pffff). Bah vi, moi sans musique ou chanson, je refusais carrément de dormir...

Mais entendre à nouveau 'la truite', 'la pince à linge', 'la queue du chat', 'c'est ça l'rugby', et autre 'shah persan' fut un enchantement. Une bonne occasion de bien garder en tête ce qu'il est possible de réaliser avec quatre voix harmonisées et trois fois rien d'accompagnement. Une musique où l'électricité n'a sa place que pour les lumières lors d'un spectacle...

jeudi 15 janvier 2004

Oliver Tricks - Live in Paris (la vengeance)

Ouais, j'pourrais faire une critique sur l'concert d'hier soir,

Considérations techniques, feeling, accords d'guitare.

Pourtant je le f'rai pas, pas envie d'détailler,

Vous aviez qu'à être là, c'est bien fait pour vos pieds...

Bon, ok, j'vous en dis deux mots quand même, mais c'est parce que je suis sympa. C'était une soirée comme je les aime. Bistrot accueillant (plus que la bistrotière d'ailleurs mais bon...) chanteur engagé (pour la soirée :p), des amis, des bloggueurs, quelques binouzes, tout bien.

Après le limogeage de l'entraîneur de Marseille, euh non..., plutôt de l'ingénieur du son de la Flèche d'or - le mec de l'autre fois aux oreilles en plastique et aux mains palmées - l'artiste s'est démerdé pour régler le son tout comme pour lui. Incomparable.

Premier set, pause, deuxième set, et victoire en finale d'Oliver Tricks qui remporte le... (merde, v'la que je me prends pour Zitrone maintenant...) Bon, je disais quoi ? Ah vi, que c'était bien. J'ai pas envie d'en dire beaucoup plus, 'et c'est comme ça'. Ce que j'avais à dire a été transmis en direct à l'intéressé (ou pas). Il y a bien sûr encore quelques imperfections, des points à peaufiner, mais le style est bien là.

Pour ceux qui voudraient se racheter de leur absence coupable d'hier soir ('les absents ont toujours tort et c'est comme ça...'), Oliver Tricks jouera dans d'aut'ruches (j'espère qu'elle va être comprite celle-là..) prochainement, et allez-y, ça donne vraiment pas l'bourdon.

Private joke pour les derniers : l'orthographe c'est hémiole, pas émiole, pffff...

lundi 22 décembre 2003

Oliver Tricks - live in Paris

samedi soir, concert du sieur Oliver. Arrivé à la Flèche d'Or pour 18h, comme prévu. Et là, début des soucis. Si ça avait pas été pour lui, me serais cassé super rapido. On a eu droit à la balance d'un groupe de fuck métal, c'était royal. Deux plombes pour arriver à faire... rien. (Déjà, je comprends toujours pas comment il est possible de faire une balance avec chaque instrument au taquet. En plus sonoriser une batterie me sidèrera toujours. En plein air pourquoi pas, mais dans une salle.... Pour moi, un bon batteur, c'est un mec discret mais passons.)

Est arrivé ensuite un duo qui faisait l'entame de la soirée. Ils ont été encore plus mauvais pour la balance, mais aussi longs. Pas fichus de régler deux guitares et deux micros. Ils ont fait un truc naze, elle ne chante pas mais souffle, pas en place et faux. Elle a tenté un chorus de lépreux à la guitare un moment, du meilleur effet... Bref, enterrement de première classe.

Ensuite, s'est pointé sur scène Oliver. Et là, début de ses soucis. Je sais pas qui c'est le régisseur de cette salle, mais je me demande si il a pas des oreilles en plastique ce gonz. Pas être fichu de régler une guitare et un micro, c'est un peu étrange. Donc pas compris les paroles, guitare avec un son bizarre, chanteur qui doutait beaucoup n'entendant rien du tout dans son retour mal réglé, grosse déception. Pour lui, pour moi, pour ceux qui connaissaient son répertoire, bref. Concert à oublier. Ce qu'il ne faut par contre surtout pas oublier, c'est d'être à l'Orient Express, car je suis persuadé que dans de bonnes conditions le spectacle peut être très agréable.

Donc je.

mardi 16 décembre 2003

c'était grand !!!

Hier soir au Casino de Paris, c'était la fête à Chanson Plus. Nous en étions avec le gars Bastouille.

Et forcément, ce matin, ben j'ai pu de voix, normal. Chanté avec eux pendant quasi trois heures, et je n'ai plus trop l'habitude. Ils nous ont ressorti plein de vieilleries de leur premier album de 90, plein de chansons aussi du dernier CD, et un concert assez différent de celui de mars contrairement à ce que je redoutais. Encore que ça aurait été le même, ce n'était guère gênant. Un concert unique laissait penser que le public serait connaisseur, et il l'était. Il leur a donc souvent fallu changer les lancements de chansons, en fonction de cela. Sylvain en a encore mis un peu à côté au piano, Michel a échappé son médiateur à force de faire l'andouille, rien de neuf là-dedans, et quant à Xavier, il est constamment mort de rire. Donc forcément, il y a quelques trous dans les paroles, ils se trompent de couplet, mais c'est plutôt drôle et au moins on ne les sent pas blasés.

Romain Didier est passé faire un tour, avec démo de changements de styles au piano incluse. On a aussi vu une tite chanteuse avec une belle voix de tête, mais une voix de poitrine moins bien (p'tet parce qu'elle n'en a pas... de poitrine). Ils avaient aussi invité un guitariste inconnu, mais avec un style intéressant, des idées et pas trop tape-à-l'oeil, et un groupe de minettes composé de deux saxs, un souba, une trompette et une percu.

Débuté par le public sur scène après le dernier rappel, le traitionnel "Ipo Y Taï Taï Yé" a conclu ce concert, sauf que là c'était sur la rue de Clichy, Sylvain Richardot ayant décidé d'entraîner la farandole sur le trottoir.

Comme disait Bastouille après, c'est le genre de concert où il fallait être.

vendredi 21 novembre 2003

les virtuoses

vu ce film hier. C'est comme The Full Montys, mais avec un scénario plus étoffé. Pauvritude en Angleterre, mecs qui cherchent à faire un truc pour s'en sortir. Là c'est des mineurs qui font de la musique, du Brass Band, comme il est de tradition là-bas. La tradition se perpétue d'ailleurs de nos jours, ces Brass Bands constituant la base de la musique militaire anglaise (anniversaires de la Reine, festivals, etc.) Autant la base de Full Montys m'avait parue vide, autant là l'histoire m'a parue bien menée. Et moi le cinéma, ça m'connaît !!! (private joke...)

Mais pourquoi appeler le film 'Les Virtuoses ?' C'est pas ça un virtuose !! Se faire traiter de virtuose lorsque l'on est musicien relève quasiment de l'insulte !! Un virtuose est un mec (ou une nana évidemment) qui est capable de jouer à peu près n'importe quoi, à n'importe quelle vitesse. Manque juste un truc dans son jeu, oh pas grand-chose, hein : l'émotion. La musique quoi. Alors ok, il est difficile de faire passer beaucoup d'émotion dans la Marche Florentine, même si elle fait pourtant partie des moins moches. Mais je serais curieux de connaître le titre original, parce que la traduction laisse tout de même à désirer.

*se demande si quelqu'un a déjà cherché des mines sur...*

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