Le premier janvier au soir, j'avais deux places pour Zazou, nous y sommes donc allés. J'étais tout content d'aller voir un spectacle parlant de ce mouvement auquel le gars Boris a tant contribué. Le problème des spectacles de Savary, ben c'est que ça varie... En ce moment, ça va surtout du moins bon au pas terrible.
Les chansons étaient pourtant bien choisies, l'orchestre swinguait comme dans les caves de Saint-Germain à la Libération (enfin même si je n'y étais pas, j'imagine que ça devait ressembler à ça), mais les chanteurs étaient appareillés - n'étant pas chanteurs au départ mais plutôt spécialistes de la danse acro. Moi qui suis pas accro de la danse, j'ai quand même trouvé ça très bien.
On oubliera par contre la mise en scène et l'histoire, sans plus d'intérêt que de réussite, ni plus de fond que de forme. En gros, pas besoin d'occuper les pixels pour ce truc, même si c'était agréable à l'oreille.
Pourtant, à un moment du spectacle, sont apparus les Frères Jacques. Cela m'a permis de reprêter attention à ce quatuor que je m'accuse d'avoir trop délaissé au profit de leurs dignes héritiers, Chanson Plus. L'accusation portée vaut toujours, mais je ne serai pas condamné (enfin pas cette fois-ci.) La mule m'a enfin proposé plusieurs albums de ces brillants amuseurs. J'avais déjà piqué une vidéo d'un de leurs spectacles à grand-maman il y a quelques années, et ma chère mère me chantait souvent la Saint-Médard pour m'aider à m'endormir quand j'étais p'tiot (non, pas le docteur, pffff). Bah vi, moi sans musique ou chanson, je refusais carrément de dormir...
Mais entendre à nouveau 'la truite', 'la pince à linge', 'la queue du chat', 'c'est ça l'rugby', et autre 'shah persan' fut un enchantement. Une bonne occasion de bien garder en tête ce qu'il est possible de réaliser avec quatre voix harmonisées et trois fois rien d'accompagnement. Une musique où l'électricité n'a sa place que pour les lumières lors d'un spectacle...