lalune

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jeudi, avril 12 2007

c'est génétique !

Docteur, il faut que je vous parle

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mercredi, février 14 2007

tite chanson

sur un air connu

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mardi, décembre 14 2004

désert

de la vie en grains

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mardi, mai 18 2004

des mêlées

 

Prendre un appel au secours pour une volée de bois vert Avoir le moral pour deux Souvent Avoir le moral en deux Parfois Croire que tout est possible Construction lente Construction fragile Construction belle Se demander comment vivre sans Se demander s'il est possible de vivre avec Ne pas lire dans les yeux ce que l'on aimerait y voir Désirer lui apporter du bonheur Y parvenir trop peu Paroles maladroites pour un oiseau blessé La pensée qui boite Je ne serai jamais parfait Manquer d'énergie Pleurer en silence Fuir toute sa vie Refuser l'errance

j'ai rêvé d'un bourreau

 

J'ai rêvé d'un bourreau, qui me coupait la tête, pour regarder dedans, pour y boire tout mon sang.

J'ai rêvé d'un bourreau, pas trop une amusette, avec sa hache agile, son regard immobile.

J'ai rêvé d'un bourreau, je sais c'est un peu bête, en haut de l'échafaud, sans pitié ni repos.

J'ai rêvé d'un bourreau, je crois je vous embête, sauf qu'à la fin je tombe, au fond des catacombes.

J'ai rêvé d'un bourreau...

jeudi, janvier 22 2004

lettre à mon psy (3)

 

(post pathétique, mais presque) :

Le ciseau frappe sec, et mon coeur et ma peau, de mes peurs intrinsèques, je porte le fardeau.

Sous l'océan de rouille, débordé par les cîmes, un vent glacé me fouille, dans son flanc je m'abîme.

Si je dois défaillir, que triste soit ma fin, qu'importe de souffrir, si l'on me tend la main.

Cargo d'acier fragile, aux multiples éclats, coquille d'huître futile, pour qui sonne le glas.

Dans cette eau qui grésille, écornant ses ferrures, mes douleurs je maquille, le bourreau me rassure.

Que chavirent la race, la mémoire et le son, que sombrent nos cuirasses, jusqu'à l'expiration.

mercredi, janvier 21 2004

lettre à mon psy (2)

 

je médite en silence, perturbé par l'absence, devant moi tant de murs, bien trop peu de fissures.

les pinsons ne chantent plus, les canons se sont tus, le chardon est partout, le charbon est dissous.

ce soleil qui m'empale, quand la lune me rend pâle, face aux tristes remparts, je fuis, je me rends, pars.

mais l'aurore qui éclot, un poussin sur son dos, me porte dans ses draps, j'en oublie mes tracas.

faisant face au cyclone, aux typhons, au grand Rhône, de mes peurs je me moque, et de taille et d'estoc.

mardi, janvier 20 2004

lettre à mon psy

 

courir à perdre haleine, mourir à perte de vue, oublier la gangrène, parler aux inconnus.

noircir des pixels, hurler aux étoiles, trouver la vie belle, déchirer les voiles.

marcher dans le vent, visage lacéré, laisser faire le temps, ne pas s'arrêter.

crier son amour, voler dans les blés, manger des vautours, éteindre la télé.

partir sur Pluton, chanter dans l'eau vive, prendre aussi des gnons, bosser son esquive.

plonger sous la mer, rire comme un pendu, retourner la terre, pêcher des merlus.

briller quand on pleure, ruiner ses ennemis, maîtriser la peur, dévorer l'esprit.

souffrir le martyr, picorer les mots, briser l'elixir, voguer en chameau.

rouler telle une boule, arracher l'écorce, claquer des ampoules, obtenir la force.

 

les sécateurs sont proches, mais la faucheuse m'aura pas.