bon, si je veux pas perdre le peu de lecteurs que j'ai et afin
d'éviter de me faire délinker de partout avec mes posts à deux
balles, vais essayer de faire un peu plus léger là... enfin, léger,
c'est une expression
Hier soir, apéro à la maison avec mon frangin qui passait par-là
et le gars Bastouille que lui c'était
prévu qu'il passe. On voulait se faire une toile, et puis en fait
on a eu faim d'un coup. Après avoir cherché à se garer un peu
partout dans le 12ème, on a fini par atterrir (oui, même en voiture
:p) au Compteur, petit restau français sympa du boulevard de
Reuilly.
J'y étais déjà allé une fois pour déjeuner, mais apparemment mon
tit frère fréquente les lieux de manière assidue, car il est allé
saluer le patron direct. On était partis sur une idée de côte de
boeuf qui nous semblait ma foi fort agréable, alors quelle ne fut
pas notre déception quand le patron nous apprit que le restau avait
été réservé par un groupe, et que ce soir ils ne proposaient que
deux plats. En entrée des moules, et après navarin d'agneau ou
blanquette.
Bon, moi les moules, je les préfère vivantes et à l'unité, c'est
mon choix, et je le partage. Eux deux, ça leur disait trop rien non
plus pour des raisons que je ne connais pas, on a donc dealé avec
le cuistot pour avoir les deux plats à la place de l'entrée et du
plat.
Le cuistot, faut pas se formaliser : il ressemble d'abord et
surtout à un SDF alcoolique, avec ses cheveux gris longs qui volent
dans tous les sens, ses petites lunettes et sa vue basse, mais faut
pas s'y fier !!! On a cru comprendre après qu'il avait accepté le
deal ne pensant pas avoir à fournir, tant pis pour lui, fallait pas
jouer avec nous...
Il s'est en effet pointé à notre table avec un plat de
blanquette qui faisait un kilo. Ah bon ? nous on a cru qu'il
faisait moins que ça son plat... Blanquette accompagnée d'un petit
saladier de riz plein ras la gueule, alors bon, a a tout
nettoyé.
Il est repassé un peu plus tard, et j'ai cru qu'il allait nous
taper son malaise devant la table, quand il a vu que le plat était
vide, et quand je dis vide, c'est avec plus une goutte de sauce au
fond. Il s'est donc cru obligé d'aller nous en chercher un autre,
de navarin cette fois, comme promis. Il pesait combien l'autre ?
bah je pense à peu près pareil, mais avec petits légumes ce
coup-ci, et tagliatelles. Forcément, on a tout nettoyé aussi. Je te
vous dis que ça.
Vraiment, t'as des endroits qui paient pas de mine, mais que
t'es content que ça soit pas trop loin de chez toi.
*à ce rythme va devenir plus rond que...*