pour mes trente ans (arf, déjà ? merdeeeeeuuuuuhhh), j'ai eu
plein de conneries, un vrai cadeau et quelques bouquins dont un
roman de science-fiction du sieur Philip K. Dick en question.
Il s'agissait de "la vérité avant-dernière". Couverture noire
avec quelques points de lumière floue, titre écrit en vert bizarre
et que je n'ai toujours pas compris (sauf à considérer que ça lui a
été soufflé par Tarentino et que donc c'est tout dans le désordre),
bref, pas ouvert. Et puis moi la science-fiction...
Mais cet ami m'a déjà relancé par deux fois deux fois (je sais,
je le remets, c'est pour faire plus vrai). "Alors ce K. Dick ?"
"Euh, pas l'temps."
Et puis, je me suis dit que je pouvais bien essayer, vu que lui
est absolument fan de cet auteur et qu'il a oublié d'être con
(enfin les deux ont oublié, mais bref).
Je commence donc cet ouvrage un jour dans le train, rien pris
d'autre pour être sûr de m'accrocher, trois heures à passer dans
mon wagon tout seul sans personne à qui parler, ça devait le
faire.
Au bout de 200 pages et de mon courage, je ne comprenais
absolument rien à ce qu'il écrivait. Mais quand je dis rien, c'est
rien. Enfin les mots utilisés faisaient partie d'un vocabulaire que
je comprends, mais du fil de l'histoire, zobby.
Je prends mon plus beau téléphone (ok j'en ai qu'un mais c'est
celui que je préfère de ce qui se vendait sur le marché - 7110 de
chez Nokia), et j'appelle l'ami en question en lui demandant si :
il se foutait de ma gueule en m'offrant des trucs comme ça, si il
était obligé d'insister quand il m'offrait un navet, et autres
remarques bien senties sur le moment. Et lui, paisible, tout ce
qu'il trouve à me dire c'est : "normal, t'inquiète pas,
continue".
Autant dire que j'en étais bien infoutu. J'en ai donc profité
une fois de plus pour ruminer contre la Terre entière, contre moi,
contre tout (et en vers), vu qu'il restait du temps et que je
n'avais plus rien pour occuper ce paysage devant lequel défile mon
wagon depuis déjà plusieurs années.
Mais. Ne voulant pas rester sur cet échec que je considérais
tout de même comme cuisant quelque part, j'ai décidé de m'y
remettre. J'avais tout prévu cette foi par contre : des clops, à
boire, à manger, un hamac au soleil, convoqué les oiseaux, de
l'aspirine au cas où, etc. Et bien je sais pas si ce sont les
oiseaux ou les conditions ou quoi, mais j'ai réussi à finir ce
putain de book, et je dois reconnaître que c'est tout simplement
grand. Je l'écris en petit parce que je ne supporte pas de crier
dans le désert, mais tout de même c'est grand. Avoir une
imagination comme la sienne, cela me paraît insensé. (Et pourtant,
délirer, je sais faire, même si c'est rarement constructif ou
utilisable).
Bon, en effet, le titre je l'ai compris à deux pages de la fin,
mais tout est merveilleusement orchestré, mélangeantle passé, le
futur, avec un petit peu de présent quand même, sauf que de tout ce
qu'il dit, rien n'existait à son époque (robots, vidéophones,
etc.)
J'ai donc fait quoi après ça ? ben ui, j'ai couru en acheter un
autre, Blade Runner, que je vous conseille aussi. Il est plus
glauque encore, mais pas mal ficelé non plus.
Je voulais dire quoi au début de ce post ? que j'aime bien ce
qu'écrit ce mec...
*voit les gens s'endormir sous...*