perdre son Mimilap
Par lalune le lundi 6 octobre 2003, 15:12 - Continue homme... Est-ce passe-temps ? - Lien permanent
Perdre son Mimilap, c'est comme perdre l'équilibre. On se stabilisait dans sa tronche, dans son projet, dans sa vie. On voyait tout beau, tout bien, avec des brouilleries qui font se dire que l'on est vivant, pas un robot programmé pour glisser sur les rails d'un bonheur factice. Et puis le temps se brouille plus, on ne voit plus très bien où l'on va, on se dit que son Mimilap il ne nous aime p'tet pas tant que ça, et on s'écarte du chemin, vu qu'on n'a plus cette notion d'équilibre qui sert dans ces moments-là de boussole. Mais le Mimilap est lucide lui. Il se dit que qui part une fois peut partir d'autres fois, alors il décide de ne plus laisser de place au négligeant. Il se dit aussi après avoir bien réfléchi que la raison est bonne conseillère et que le cSur peut attendre. Alors après une bonne hésitation, il vous dit non et on se retrouve comme un con.
Perdre son Mimilap, c'est comme perdre la vue. Avant il vous éblouissait à longueur de journée, qu'il soit près de vous ou pas. Maintenant, on est aveuglé. Aveuglé par le chagrin, par la douleur, parce qu'on ne sait plus où aller, dans quel sens se diriger.
Perdre son Mimilap, c'est perdre le goût. On le croquait à pleines dents, maintenant tout est tellement amer, on ne sent plus que cela, l'amertume.
Perdre son Mimilap, c'est perdre l'ouïe (même si il ne s'appelle pas Louis&) Il avait toujours une remarque judicieuse à faire, un argument à opposer, un encouragement à délivrer. Depuis, j'ai l'impression d'être sourd. Sourd aux autres, sourd à moi-même. Seul mon cSur me dit des choses que je suis capable de comprendre. Et en plus, il me les crie si fort !!!
Si je pensais avoir la moindre chance de le retrouver, je pense que je serais prêt à faire à peu près n'importe quoi. Mais voilà, un Mimilap ne se retrouve pas. Quand il est perdu, il est perdu.
Tout est fichu.
*comme si Elle était partie sur&*