euthanasie ?

j'ai beaucoup pensé toute cette journée à cette brave mère qui avait décidé sur l'insistance pressante de son fils de mettre fin à ses jours (à lui, pas à elle). Je le vois dès le début, je n'arrive malheureusement pas à m'exprimer avec aisance sur ce sujet...

voila le fameux débat de nouveau au goût du jour, et sans malheureusement de réponse satisfaisante pour le moment. Qu'en penser ? Se dire que cette femme a commis un meurtre ? que c'est également une forme de contrat comme au bon vieux temps où l'on s'entretuait pour un oui ou pour un non ? (sauf que là le contrat ne serait que moral, vu qu'elle n'y gagne pas d'argent et qu'elle s'est dénoncée elle-même très rapidement). Son fils n'est pas encore mort, mais qu'il le soit ou non ne change rien au débat.

je me pose donc cette question que je vais formuler comme cela vu que je ne peux visiblement pas faire mieux : Peut-on, lorsque dans certaines situations désespérées comme celles-ci, alors que le condamné (médicalement s'entend) est conscient de ses paroles et en pleine possession de ses facultés intellectuelles - les seules qui lui restent en l'occurence au malheureux - accéder à une requête qui lui permettrait de finir dignement ses jours sans avoir à attendre une agonie de l'esprit ? agonie inéluctable à mon sens, qui ne peut qu'entraîner irrémédiablement vers le dégoût de soi le mourant qui se sait condamné à attendre non pas des jours meilleurs mais des jours suivants.

j'ai une idée là-dessus. ma réponse tient dans un vocable de trois lettres. il y a un 'o' dedans. ce 'o' ne se trouve pas au milieu dudit vocable...

*pense que certains voudraient pouvoir rêver en regardant...*

Commentaires

1. Le jeudi 25 septembre 2003, 20:40 par gilles
je reste divise sur ce sujet ... Mais la conscience elle que nous dit elle ? Elle nous dit que la religion (peu importe laquelle) nous a appris a ne pas tuer, mais elle nous dit aussi qu' il faut aider nos proches. Alors peut on faire du bien a quelqu'un tout en lui faisant du mal ? Ne va t on pas d'aller bruler en enfer le jour du vrai jugement ? Si il y a bien un sujet sur lequel je ne peut avoir un avis bien tranché c'est celui ci ...
2. Le jeudi 25 septembre 2003, 21:02 par fantomette
euh... désolée Gilles mais pour moi tu détournes un peu le sujet tout de même... ce n'est pas le fait de savoir si tu iras bruler en enfer non ? Et puis pour moi il n'y a pas d'enfer, pas de paradis, rien après la mort. Alors n'allons pas faire d'amalgame ! N'est-ce pas aussi cette religion qui est contre l'avortement, contre le préservatif, n'est-ce pas elle qui les personnes qui se suicident... et j'en passe ! Désolée mais pour moi elle n'a pas à venir dicter nos choix. L'euthanasie est un sujet difficile à aborder... sujet tabou dans notre société... pourquoi l'homme devrait-il finir ses jours dans d'horribles souffrances physiques et morales ? Pourquoi n'aurait il pas le droit de choisir de mourir ? C'est difficile d'y répondre... mais je suis de l'avis de Lalune... "il y a un 'o' dedans. ce 'o' ne se trouve pas au milieu dudit vocable"
3. Le mercredi 7 janvier 2004, 11:46 par polo
JE PENSE QUE AIDER QU ELQU UN A MOURIR N EST PAS LEGAL
4. Le samedi 31 janvier 2004, 09:05 par
Trop de gens parlent de se qu'ils ne connaissent pas .Il faut avoir vécu ce drame pour savoir ce que c'est, et comprendre combien il est douloureux de retirer le peu de vie qui reste à un être qui vous est cher. Il y a l'action du moment qui consiste à appuyer sur un bouton, ou débrancher un tuyau pour que la vie se retire. Mais c'est après que vient le plus dur.combien de jour combien de nuit , on ne cesse de penser à ce geste .On a beau se dire qu'il fallait le faire , et que c'est mieux comme ça, il n'empêche que l'acte est là au fond de notre coeur. Qu'est-ce que la justice,et encore moins les autres peuvent savoir combien vous souffrez. Votre souffrance est en vous , au plus prond de sois même .Elle ne s'etale pas, et c'est ça que notre société ne peut pas comprendre.