courage, fuyons...

Raffounet a apparemment décidé de ne pas ouvrir le débat sur l'euthanasie, en disant qu' "on ne peut pas légiférer sur des situations si spécifiques".

Mais tu sers à quoi alors dugland ? T'es vraiment qu'un bon à rien tu sais...

*lui proposerait bien un aller simple sur...*

Commentaires

1. Le lundi 29 septembre 2003, 12:14 par kalinka
nan il le sait pas, c'est bien ça le probleme :S
2. Le lundi 29 septembre 2003, 13:43 par evander
La déclaration de Raffarin est pourtant assez juste, pour une fois. Ce que refuse Raffarin, c'est 2 choses: légiférer dans l'émotion et dans l'urgence; accepter l'idée que la souffrance des malades (que nous avons tous connu, chez nous-mêmes, ou chez des proches, ou bien les deux) peut être réglée au moyen d'une loi qui autoriserait l'interruption de vie. En prenant position personnellement, Raffarin fait preuve d'un certain courage politique, assez louable étant donnée, par ailleurs, sa position dans les sondages. Il est tout aussi démagogioque de penser qu'une loi autorisant l'euthanasie mettrait fin au problème de la souffrance des malades, que de penser qu'une loi réinstaurant la peine de mort mettrait fin au problème posé par l'existence de crimes particulièrement atroces. Quand une petite fille est violée et mise à mort par un malade, beaucoup réclament à cors et à cris la réinstauration de la peine capitale. C'est le rôle des politiques d'affirmer alors certains principes et de rappeler que l'on ne légifère pas sous le coup de l'émotion. Pourquoi le cas serait-il différent aujourd'hui? Vous avez une tête, réfléchissez un peu. l'hypocrisie, c'est de voir dans une loi sur l'euthanasie quelque chose qui pourrait soulager nos consciences.
3. Le lundi 29 septembre 2003, 16:39 par Brain Trust
Mais bon dieu...stop la marmelade...c qui ce réac de première..Evander...j'arrêtes pas de lire ces réactions sur plein de blogs...et merde ça transpire le bien pensant et le moralisateur...comment peut il nous exhorter lui à réfléchir...alors qu'il est le symbole même de ..la pensée servile...!!! attention la mort cérébrale te guettes... Pour l'euthanasie..faudrai simplement une déclaration.. du style "Non, ne vous acharnez pas thérapeutiquement sur moi...", parce que la grande hypocrisie des pseudos solutions que ce débat a faiblement soulevé.. c que le malade devrait alors enoncer son désir d'en finir en tant qu'homme rationnel et responsable avec la vie...le problème c que ce malade, il peut décarocher grave de la tête..et, oui...par exemple quand on vieillit...il n'y a pas seulement les jambes qui ne portent plus...les douleurs au reins...les cancers de la prostate... Ya aussi Alzeihmer...et là croyez moi...difficile de trouver du rationnel... Voilà..pensez aux vieux...
4. Le lundi 29 septembre 2003, 19:11 par lalune
euh, evander, c'est le prénom du fils de Raffounet ? il ne s'agit pas de légiférer ni dans l'émotion ni dans l'urgence !!! L'émotion est pour moi toujours identique, que cette putain de société hypramédiatisée (j'aime bien les superlatifs, ça fait jeune...) parle de ça ou non. Parce que quand la télé parle pas d'un truc t'es pas ému toi peut-être ? moi si. je pense à Toulouse et les pas indemnisés, les sans-âpiers qui crèvent la dalle ou vivent dans des conditions pires que les animaux, etc. Pas besoin de la télé moi. La preuve ? j'en ai pas chez moi. sinon, le rapport avec la peine de mort, je le vois pas. Entre décider de tuer quelqu'un contre son gré, et accepter la requête d'un condamné qui le sait, je ne vois pas le rapport. Et si la peine de mort n'a jamais, mais alors jamais eu, et ce dans aucune société le moindre effet dissuasif, ce qui reste pourtant la dernière bêtise que l'on peut utiliser pour justifier une telle niaiserie lorsque l'on en est un fervent défenseur, je ne suis pas sûr qu'une légalisation de l'euthanasie - dans des circonstances bien strictes évidemment - aurait l'effet boule de neige que tu sembles prévoir. légaliser ce truc ne soulagera pas ma conscience, mais peut-être plutôt celle de tous ces malheureux. à te lire bientôt.