une gueulante ? oui...

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lundi 27 septembre 2004

train de sénateurs

Tchou, tchou !!! Le train en partance pour le Luxembourg va s'élancer (non, j'déconne), veuillez attacher vos cigarettes et éteindre vos ceintures...

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samedi 18 septembre 2004

les Voultes

 

Les Voultes... Depuis le temps que des amies m'en parlent de ce troquet, que je dois absolument y aller tellement c'est bien etc., j'ai fini par tomber dans un traquenard hier. M'en sortais plutôt bien, je n'y suis pas tombé seul. Mais quand même.

Alors déjà, dans le nom de ce... "truc" ?, ils ont pas mis les lettres dans le bon ordre. En fait, ils auraient dû appeler ça les Volutes. Moi qui suis pourtant fumeur, j'ai failli vomir tellement c'est enfumé dans c'te taule.

Et puis bon, venir s'entasser dans une cave bourrée de gens ras la gueule (ou pleine ras la gueule de gens bourrés au choix), se faire enfumer par les clops et par une pinte de Leffe à 9 euros, faut aimer.

"Oui mais tu verras, la musique est d'enfer". D'enfer, c'est le mot. J'avais pas compris qu'ils parlaient d'outre-urne. (Moi je suis contre l'inhumation, donc outre-urne). Je veux bien que le rock supporte la médiocrité, mais là quand même, c'est abusivement abusif. Et il y a un seuil où moi je ne la supporte plus.

Le "chanteur" (des fois je me dis que la langue française est un peu pauvre en fait), il braille juste, mais alors... juste hein. Voire trop bas. Voire beaucoup trop bas. Enfin c'est pas grave, vu comme le batteur cogne sur ses gamelles, ça fait un peu diversion. P'tet c'est parce qu'il sait que le chanteur chante faux, et donc c'est pour tenter de le couvrir. Ce qui ne fonctionne absolument pas.

"Oui, mais ce soir, le retour voix est cassé mais d'habitude il chante super bien !" Ben v'la qu'en plus, j'ai pas de chance. Décidément... Sans idée de mesquinerie aucune, je tiens à préciser que le retour seul n'était pas foireux. L'aller aussi !

Et là je suis super emmerdé pour finir mon post, parce que je m'aperçois après avoir bien cherché que je n'ai rien d'autre à en dire de ce pub.

*espère qu'il y a moins de bruit sur...*

jeudi 9 septembre 2004

rubrique nécrologique

 

A l'heure où je mets sous presse, Bidibul est peut-être en train d'errer étouffé dans la blogosphère. Je le déplore, mais on fait pas toujours ce qu'on veut.

Cette rubrique nécrologique, j'avais déjà commencé d'y penser il y a quelques temps, puis je l'ai verbalisée hier chez soparano. (Chuis trop feignant pour mettre les liens alors voila).

Constituée à mon grand regret, elle me permet néanmoins de ne pas oublier. C'est aussi un constat que plus d'une année de blog, c'est long. (Ben oui, bargoul a vu le jour en mai 2003). Voire trop long pour certain(e)s. Alors je rapporte dans cette liste (courte car j'en ai oublié qui vont me revenir - ou pas) les blogs dont la lecture était une friandise.

Mais il y a des petits nouveaux qui arrivent, c'est déjà ça.

 

privé de desserte

 

En raison de sa privatisation en cours, notre pigeonnier national (encore pour le moment) va devoir changer de slogan.

Après : Bougez avec la Poste, ça sera : Bougez jusqu'à la Poste...

mardi 7 septembre 2004

les chacals ne se mangent pas entre hyènes

 

J'avais aussi pensé comme titre à : "je sors couvert (par mon Raffounet joli)."

Et oui, aujourd'hui, crise d'urticaire again. Je voulais dédier ce post à Dominique A. (l'ex conseiller de Raffarien). Dominique A. qui après avoir embarqué une prostituée roumaine mineure dans sa bagnole (de fonction) un soir vers 3 heures du mat' cet été, a ensuite insulté copieusement la patrouille de flics qui a tenté de l'interpeler.

Plainte déposée par les flics pour outrage, démission du conseiller suite au scandale (pauv' biquet). Lors de sa déposition, Dominique A. a déclaré avoir vu débouler la nana dans sa caisse par surprise et ne pas l'avoir foutue dehors par sens du devoir civique, la soustrayant ainsi à une bande de voyous qui lui voulaient du mal. Lors de sa déposition, la jeune femme a déclaré être cliente du monsieur, qu'il l'avait même déjà emmenée plusieurs fois dans un hôtel, et qu'il avait payé avec une carte bleue.

Moi je suis pas flic, j'y connais que dalle aux procédures d'enquêtes, mais même avec ma tête plein de trous, je me disais que ça allait être facile de voir qui disait vrai des deux, il suffisait de consulter les registres de l'hôtel.

Ben apparemment, les flics et moi n'avons vraiment pas les mêmes moyens d'enquête, car pas un n'a pensé (ou n'a eu l'autorisation) d'aller essayer de recouper les dires de la dame. P'tet parce qu'elle est étrangère et mineure ? Ou que la parole d'un conseiller de Matignon vaut plus que celle de quelqu'un d'autre ?

Donc le brave conseiller type chevalier bayard mais en 607, se trouve redevable d'une amende de 1500 euros. Je comprends d'ailleurs pas pourquoi, vu qu'il a sauvé une demoiselle d'une agression et que les propos qu'il a tenu à la patrouille n'ont pas été considérés comme insultants. (Il n'y a qu'à lire le Canard de la semaine suivante dans lequel les flics insultés avaient rapporté les propos tenus par le saint homme au journaliste venu les interroger, pour se rendre compte du bien-fondé de la politesse exemplaire du gonz.)

Et à côté de ça, un môme qui traite Sarko d'enculé dans une manif fait deux mois de trou...

dimanche 5 septembre 2004

petit rappel

 

Suite à diverses lectures, discussions, etc., je rappelle juste un article de loi, pris sur le site de l'assemblée nationale.

Loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Églises et de l'État

Titre V : police des cultes

ART. 28.- Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions.

Je comprends pas, ça me semblait clair pourtant. J'en arrive donc à me dire que si pour certain(e)s la loi républicaine semble trop rigoureuse, ils peuvent peut-être chercher un endroit plus accueillant...

Tout comme il est interdit de tuer son voisin, de violer la gardienne de l'immeuble, il est aussi demandé de payer son billet de train ou ses impôts. Ben ouais. Alors on peut toujours me rétorquer que ce qui est surtout interdit, c'est de se faire prendre. Soit.

Sauf que lorsque l'on enfreint la loi sciemment, ben le minimum c'est d'assumer plutôt que de hurler au scandale ou à l'atteinte aux libertés.

J'ai l'air con à rappeler ces quelques évidences moi...

mercredi 1 septembre 2004

cool, le chômage a baissé

 

En voila une nouvelle qu'elle est bonne !! Parce que oui madame, oui monsieur, le taux de chômage aurait baissé dans ce pays durant l'été. C'est étrange parce que modestement à mon niveau, j'ai pas eu une seule offre à proposer à qui que ce soit, sauf un peu de saisonnier depuis un bon moment, ça repart tout juste.

Mais bon, si le gouvernement le dit ça doit être vrai. Et pis les chiffres c'est fiable hein. En plus, ils les ont pas trafiqués depuis longtemps pour que ça reste sous la barre symbolique des 10%, donc c'est bon signe non ? Mais soyez rassuré(e)s, quelles que soient les conditions, le taux de chômage dans ce pays ne dépassera JAMAIS le seuil des 10% ! Et les gouvernements travaillent. Si ils arrivent pas à proposer de taf aux demandeurs, ils arriveront toujours à faire en sorte qu'il y en ait moins de 10% qui cherchent.

Bien. Donc plein de gens ont trouvé un nouveau travail. Cool ! Et en CDI forcément, puisque les 'chiffres' donnés (moi il me semblait que chiffre c'était de 0 à 9) ne concernent que les demandeurs d'emploi de catégorie 1, celles et ceux qui cherchent un emploi sous contrat à durée indéterminée. Les autres catégories (il y en a 8 au total) sont complètement occultées pour ne pas effrayer le monde.

Enfin si on considère les données autrement, il y a moins de gens qui cherchent des emplois en CDI. Je n'ose me demander si cela pourrait être parce que les DALE (Directeurs d'Agences Locales pour l'Emploi en jargon ANPE) ont reçu des consignes pour passer en revue tous les listings et radier à gogo.

Bah vi, quand t'es radié, t'es plus demandeur d'emploi, donc le taux de chômage baisse. Trop facile à résorber le chômage en fait !

Et bonjour chez vous.

ben voyons...

 

Piquée dans le Canard, cette réflexion de notre bon sinistre de l'agriculture (et des animaux ?) :

"A titre personnel, ma position sur les loups, c'est de tous les tuer."

Con-nard !!!!

mardi 31 août 2004

toujours à vendre...

 

bon, y a vraiment personne qui veut acheter une belle rover 25 turbo D quasi neuve ?

paske le garagiste se fout de ma gueule, et j'aimerais bien me débarasser de cette voiture, avec ou sans ses services.

merci.

jeudi 26 août 2004

comprends pas

 

Ce matin dans mon RER quotidien, je lisais Métro ou 20 minutes, je sais plus, peu importe. Quand je tombe sur un entrefilet (de toutes façons y a que ça dans ces canards) qui causait de la télé, de stats notamment.

Et là, j'ai pu apprendre avec stupeur quelque chose dont je me fous mais qui ne me désole pas moins pour autant : les téléspectateurs ont passé en moyenne 3h01 devant leur boite à conneries par jour durant le mois de juillet !!! Et ceci n'étant bien évidemment qu'une moyenne, il y en a donc inévitablement qui sont scotchés devant toute la journée. En plus, ils argumentaient avec le fait que le mois avait été pourri niveau météo, etc.

Bon, je me doutais bien qu'il y avait des gens qui passaient leur journée devant un tube cathodique (que même que c'était très catholique ce mois d'août...), mais je n'avais pas d'ordre d'idée de la moyenne. Et là, même en me donnant toutes les raisons du monde, je comprends pas comment on peut passer trois heures par jour devant sa télé...

vendredi 20 août 2004

lien mort (ou à faire mourir)

 

Tant qu'à faire ma journée dans le gerbatif, voici ce petit (tout petit) lien, piqué sur le blog de Torpedo.

Moi je dis, ça sent bon le rat crevé là d'dans...

à lire plutôt avant d'aller déjeuner.

[edit de 13h45] : je viens de me faire la réflexion que même liberte, que je porte pourtant guère dans mon coeur, est au-dessus de ça...

navritude

 

Hier soir tandis que j'attendais le bus pour regagner mes pénates, 4 loulous blacks d'une vingtaine d'année habitant la cité taillaient le bout de gras à côté de moi. J'essayais de pas écouter, mais ils parlaient très fort, alors voila. Morceaux choisis :

- Ouais, moi ma femme, elle sera voilée, y a pas moyen. Inch' Allah !

- Ouais, c'est bien, toi t'as compris que la religion, ça évite à l'enfant de dévier dans l'homosexualité. Inch' Allah !

- Ouais, y a des mères, elles respectent même pas leurs enfants, elles se promènent en mini-jupe chez elles. Inch' Allah !

- Ouais, moi y a pas moyen hein, ma femme, si elle veut pas porter le voile, elle ira dix ans en Afghanistan, et en revenant, elle le portera. Inch' Allah !

- Ouais, moi, ma femme, faut qu'elle soit vierge, c'est mieux pour elle, pour ses repères... Inch' Allah !

Bon, j'arrête là, j'ai oublié le reste, mais c'est pas très grave si j'ai oublié hein...

mercredi 18 août 2004

dîner de cons

 

Y aurait pas moyen d'organiser un dîner de cons avec les ceusses de mon espèce qui ont encore un blog plus ?

Pis on inviterait 2LM en guest star. Ou pas.

 

mercredi 4 août 2004

salauds d'éleveurs

 

Et voila-t-il pas que les éleveurs ovins ont de nouveau les dents qui poussent et veulent ressortir les fourches... Ca faisait longtemps que les médias en avaient pas parlé, tiens ! Sous prétexte que trois pauvres loups leur croquent quelques moutons chaque été, il nous est proposé de les voir revenir à la charge pour l'éradication de la bêêêêêêêêêêteeee.

Mais ils nous prennent pour des truites ou quoi ? Ils ont pas une prime quand leur mouton se fait engloutir ? Ils se foutraient pas un peu d'notre gueule par hasard eux aussi ?!

Pasque bon, sur une population de 55 loups en France, ils veulent quand même en faire tuer 4 ! (et les éleveurs les plus modérés, car les durs pensent que ce n'est pas encore assez). Ce qui nous fait un taux de disparition aux alentours de 7 % non ? Et 7% de quoi ? de bestioles qui croquent des trucs de manière abusive. Alors soit.

Alors je propose, dans un souci d'équité (non pas d'équidé, ça c'est les chevaux et là je te cause de moutons), que l'on éradique par la même occasion (et par décret comme pour les loups), 7% des éleveurs de moutons qui nous font chier et croquent eux-aussi des trucs de manière abusive, plus communément appelés subventions !! Et on verra bien si le pourcentage leur paraît exabusé. (ou pas)

Quoi ? C'est pas possible ? L'homme est une espèce protégée ? Et le loup alors, c'en est pas une d'espèce protégée ? Merci. Et merde. Aussi.

 

Pierre *qui aime bien les loups*

lundi 2 août 2004

questions

 

Sont-ce seulement mes ordinateurs pro et perso qui déconnent ou la page d'accueil d'u-merde a pris un coup d'chaud depuis hier midi ?

Le foutage de gueule d'avant que je parte en vacances atteint-il son apogée ? Est-ce le chant du cygne ? Quelqu'un a marché sur le fil ? L'assistance respiratoire de 2LM a été débranchée ? Est-ce l'hallali ? Lalala ?

Lunar, reviens vite que je déménage !!!

Paske si ça continue comme ça, je vais changer mon slogan. Ca sera :

"lalune, vous ne viendrez plus chez moi par hasard..."

jeudi 22 juillet 2004

chronique d'une incinération annoncée.

ben oui quoi, faut bien essayer de se démerder autrement.

Grâce aux talents de mon geek préféré, il devrait tout bientôt être possible de transférer facilement toute sa base de posts u-blog, vers d'autres supports utilisant dotclear.

voici donc le maître en train de coder, compiler, tester, etc. afin que cela fonctionne. J'ai déjà eu l'heur de voir ma page revisitée ce soir, c'est top bien. Le sachant fana de tout ce qui est libre sur la toile, je ne pense guère m'avancer en disant que tous les outils seront dispos. Comme ça, les newbee du code tels que je suis moi-même, pourront aller s'amuser avec un truc simple aussi, mais ailleurs.

mardi 6 juillet 2004

Ah !!! des ions !!! (oui mais négatifs)

 

Exit Lalune, dehors !!! T'es un trop grand perturbateur, on veut pas de toi !!! Du moins pas dans notre belle association humanitaire !!! T'as trop une grande gueule, on prend que des gens qui font pas trop de bruit ici, et surtout qui diront oui à tout !!!

Vous vous êtes déjà vus refuser une adhésion dans une assoc' vous ?

Ben moi si...

lundi 5 juillet 2004

pas le choix

 

A certains moments de ta vie, tu fais des choix. Charge ensuite à toi de les assumer. Mais des fois aussi, même lorsque tu as décidé de ne pas en faire parce que tu penses que c'est pas utile et que tu n'en as pas envie, tu peux te retrouver quand même avec des trucs qui te tombent sur la gueule, et tu te dis que tu paies un peu plus que ce qui pourrait constituer ta part, et que les dégâts collatéraux, ils ont bon dos...

Pour les ceusses qui vont dire que ce post est encore à classer dans la rubrique "Et pis non", ils auront pas faux. M'en fous. Sa clarté est inversement proportionnelle à ma déception.

La personne intéressée aura compris.

vendredi 25 juin 2004

Requiem pour un con

Monsieur,

Bien que n'étant actuellement plus actif au sein de l'équipe secouriste de la délégation que vous présidez, j'y compte pourtant encore bon nombre d'amis ainsi que de la famille. Ce qui m'a permis de prendre connaissance de votre dernier courrier signalant le prochain remplacement de Monsieur "Le Chef" au poste de directeur local de l'urgence et du secourisme. Ceci constituant à ma connaissance un cas rare, permettez-moi de ne pas rester de marbre devant pareille décision.

Côtoyant régulièrement Monsieur "Le Chef" et n'ayant pas eu connaissance par sa bouche de son désir de quitter ses fonctions, j'en conclus donc de façon aisée, que vous avez délibérément et unilatéralement décidé de vous séparer de ses services, sans que quiconque n'ait pu dans l'équipe secouriste, et malgré mes questionnements, me fournir de réponse fondée sur quelque argument que ce soit de votre part. Je formule donc l'hypothèse que vous n'en avez pas. Je compte cependant sur vous pour me renseigner directement, car il m'apparait plus que cavalier de se séparer de quelqu'un qui effectue tout à fait correctement son travail, sans pouvoir par ailleurs apporter le moindre argument contre lui. En outre, si l'on se sépare d'un directeur en qui vous avez apparemment dit à plusieurs membres de la délégation ne plus avoir confiance, que peut-on faire en face d'un président présentant la même caractéristique ?

Ayant été pendant plusieurs années, lorsque j'avais en charge le secteur de la formation, l'adjoint de Monsieur "Le Chef"  et par là même un collaborateur très proche, voire quotidien - nous n'avons en effet pas toujours été en total accord sur tous les sujets, ce qui ne m'a pourtant jamais donné, ne serait-ce que l'once d'un instant, l'envie de le voir remplacé. Mais peut-être connaissez-vous mal le travail de directeur local (en l'occurence celui effectué par "Le Chef") ou peut-être avez-vous mal été renseigné.

Pour diriger efficacement et faire évoluer une équipe secouriste telle que la vôtre, telle que la nôtre, il faut des compétences techniques de très haut niveau ainsi que beaucoup d'expérience de terrain, que peu de délégations peuvent s'enorgueillir de posséder. Il faut ensuite des qualités de diplomatie, de coordination, d'organisation et de rigueur. Enfin, il faut également et cela va de soi, un grand sens des relations humaines. Monsieur "Le Chef" possède tout cela, mais peut-être ne l'avez-vous malheureusement pas constaté. Où situez-vous l'impartialité d'un président, ne sachant apparemment pas, même après une décision certainement prise à la hâte je l'espère, écouter tous les bénévoles qui l'ont élu ?

Car vous n'êtes certainement pas sans constater la vive émotion qui a vu le jour depuis peu dans les rangs de l'équipe secouriste suite à l'annonce de cette non-reconduction. Quelle est votre motivation à réclamer la tête d'un directeur plébiscité par ses troupes ? Vous souhaiteriez mettre à terre l'équipe secouriste de votre délégation, vous n'auriez pas à vous y prendre différemment. Expérimentez-vous un transfert du principe de précaution (en vigueur en matière denvironnement et de santé) à notre Délégation locale ? Ne vous fait-il pas vouloir tuer tout un troupeau alors qu'une seule tête vous apparait potentiellement malade ? Ne vous trompez-vous pas de troupeau ?

Espérant un jour recueillir vos réponses à mes questions, veuillez prendre note de mes craintes les plus vives quant à l'avenir de la Délégation dans son ensemble.

Lalune.

*Et quand Lalune fâché, lui toujours faire ainsi...*

lundi 14 juin 2004

scénario catastrophe, mais plausible...

 

Le texte qui suit est une invention de magistrats. Sauf que cela pourrait se réaliser sans trop de difficultés...

"Vous aimez votre femme et votre femme vous aime. Vous avez eu ensemble trois enfants que vous adorez : Julie, julien et Juliette. Julien vient d'avoir 16 ans. C'est un garçon rieur, heureux de vivre, un peu turbulent  au lycée, mais que les professeurs trouvent sympathique. Parmi ses nombreux amis, deux sont pour lui comme des frères : Arnaud et Arthur. Ils forment à eux trois une inséparable bande de joyeux drilles, connue dans tout le lycée. Vous ignorez seulement que, le mois dernier, Julien a connu une  grave déconvenue : le professeur de biologie, Monsieur Bubard, lui a attribué un 2/20 pour "copie trop sale".
Votre fils l'a ressenti comme une profonde injustice, ainsi qu'Arnaud et Arthur. Ensemble, après avoir longuement réfléchi, ils ont trouvé le moyen de venger Julien : Monsieur Bubard se rend chaque jour au lycée en bicyclette. Il range son vélo dans  un local non fermé mais surveillé depuis la grille d'entrée par Paul, gardien depuis vingt ans, dont les siestes sont légendaires. Une semaine après la fameuse copie, notre trio passe à l'action : Arthur fait le guet pendant que Julien et Arnaud s'emparent du vélo. Ils escaladent ensuite la  grille pour le cacher dans le jardin de Roselyne Lajoue, retraitée. L'exploit fait grand bruit.
Julien et ses acolytes, galvanisés, décident de  ne pas en rester là, le local regorgeant d'objets de convoitise: deux jours plus tard, ils réitèrent avec la trottinette électrique du professeur de mathématique et la bicyclette rose de Madame le Proviseur. Celle-ci, furieuse, mène alors l'enquête, en toute discrétion. Ses soupçons se dirigent rapidement vers votre fils et ses amis.
Une plainte est déposée pour vol. Vol en bande organisée, précise la police : la loi Perben II peut s'appliquer.
Trois jours plus tard, un jeune homme souriant aborde votre fils à la sortie du lycée. Il lui montre une camionnette spécialement aménagée et lui propose, en cas de besoin, de transporter gratuitement tout engin à deux-roues. Julien est étonné. Le jeune homme le rassure, l'invite à prendre un café et lui offre finalement un téléphone portable: "appelle-moi!".
Cet homme est un policier, habilité par Perben II (nouvel article 706-81 du Code de procédure pénale) à se faire passer pour complice ou receleur des infractions. Il n'a pas droit d'inciter au délit. Mais il peut mettre à la disposition des personnes suspectées tous les moyens dont elles rêvent (juridiques, financiers, transport, hébergement, télécommunication : nouvel article 706-82).
Votre fils, très excité,  appelle de son téléphone tout neuf ses camarades. Le lendemain, décision est prise de profiter de l'aubaine : on demande au jeune homme de déposer le butin près du stade de foot, histoire de prolonger le plaisir.
Le lundi suivant, à 18 heures, Julien n'est pas rentré à la maison. Votre femme s'inquiète, Julie et Juliette le cherchent. 18h30 : le téléphone sonne. C'est la police. Julien est au commissariat en garde à vue.
Comment ? Qu'a-t-il fait? Vous ne dormez pas de la nuit, vous espérez à chaque heure que votre fils va être relâché, vous voulez comprendre. Le lendemain, un avocat de permanence vous apprend que Julien va bien, mais il ne peut vous en dire plus.
Une première journée passe, puis une deuxième nuit. C'est un cauchemar. On se réveillera. Mais mercredi matin, l'avocat vous avoue que, depuis la loi Perben II, la garde à vue peut durer 96 heures, même pour les mineurs (nouvel article 706-88 du Code de procédure pénale). Vous imaginez votre Julien au commissariat pendant quatre jours et quatre nuits, interrogé le jour et réveillé la nuit.
Mercredi, l'attente devient infernale. A 20 heures, quatre hommes sonnent à votre porte. Ce sont des agents EDF qui viennent relever les compteurs. En un clin d'oeil, les voilà dispersés dans tout l'appartement, l'un d'entre eux restant en votre compagnie pour vous occuper. Ils repartent cinq minutes plus tard, sans vous avoir fait signer le moindre bon.. Vous êtes étonné, mais vous avez d'autres préoccupations en ce moment. Pourtant, ces hommes viennent d'installer chez vous suffisamment de micros et decaméras pour tout connaître de votre vie de couple et des discussions entre Julie et Juliette.
Ils en ont le droit depuis Perben II (nouvel article 706-97 du Code de procédure pénal).
De toutes façons, vous étiez déjà sur écoute (nouvel article 706-96). Les journées de jeudi et de vendredi sont les plus atroces de  votre vie. Julie et Juliette ne sortent pas de leurs lits. L'école appelle, vous lui raccrochez au nez. Votre femme  passe de l'hystérie à l'hébétement.
Vendredi 17h15 : Julien sort enfin de garde à vue mais il est, dans la foulée, déféré devant le juge d'instruction qui met Julien en examen, les faits étant avérés. Il demande à son collègue le juge des libertés et de la détention de placer votre fils en détention provisoire. Le magistrat accepte : il entend, lui aussi, lutter efficacement contre l'insécurité en ville.

Julien est en prison, pour plusieurs mois peut-être. Vos filles s'enferment dans un profond mutisme. Mardi, trois heures du matin. Voilà une semaine  que vous ne vivez plus. Vous êtes endormi sur le canapé, une bouteille de blanc à la main.
Une sonnerie stridente vous réveille soudain : vous vous traînez jusqu'à la porte d'entrée que vous ouvrez. Cinq policiers s'engouffrent chez vous. Pendant deux heures, ils retournent l'appartement, crèvent les coussins, vident les tiroirs. Cette perquisition en pleine nuit  (nouvel article 706-91) a du bon : elle permet enfin à la famille de se retrouver, vos filles et votre femme s'étant blotties autour de vous dans  le canapé. C'est ainsi entouré que vous finissez la bouteille de blanc.
Le lendemain, décision est prise d'envoyer Julie et Juliette, pour les protéger, chez leur grand-mère maternelle. Ce sera mieux pour tout le monde. Votre belle-mère, ravie d'être utile, vient les chercher chez vous.
Elle se permet une première remarque sur l'état de l'appartement. Vous réussissez à vous contenir. Elle jacasse ensuite un quart d'heure sur le problème de la délinquance. Vous sentez que vous allez sortir de vos gonds. Pour finir, elle vous lance une remarque acerbe sur l'éducation de Julien. C'en est trop : vous la giflez.
Or vous étiez filmé. Lorsque votre beau-père vient porter plainte, les policiers sont déjà au courant. A votre tour, vous êtes convoqué au commissariat, placé en garde à vue, puis mis en examen pour violences sur personne vulnérable. Vous encourez trois ans d'emprisonnement. C'est le procureur qui vous convoque à la fin de la garde à vue. Il est indigné par ce que vous avez fait et ne s'étonne pas que votre fils ait mal tourné. Il vous demande si vous reconnaissez votre culpabilité, une cassette vidéo à la main. Vous répondez oui. Il vous propose alors de prononcer lui-même votre  condamnation puisque vous ne contestez pas les faits. C'est nouveau (Perben II, article 61), mais c'est efficace.
Si vous refusez, vous serez jugé par le tribunal, dans longtemps et avec les aléas qu'on connaît. Un avocat, penaud, vous conseille d'accepter. Le procureur vous condamne à 4 mois d'emprisonnement, non sans préciser que c'est une peine bien indulgente au vu des faits odieux que vous avez commis.
Durant le trajet vers la prison, menotté dans la fourgonnette, vous vous interdisez de penser à votre femme, à Julie, à Juliette.. Vous vous demandez simplement si vous apercevrez de votre cellule celle de Julien. Si vous pourrez lui faire coucou.
Et, tout à coup, vous vous souvenez d'un entrefilet dans le journal, en plein hiver 2004, sur des avocats qui s'inquiétaient de l'entrée en vigueur de la loi Perben II.
Vous n'aviez, à l'époque, pas compris pourquoi. "

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