Continue homme... Est-ce passe-temps ?

Fil des billets

jeudi 9 octobre 2003

Mourir une deuxième fois

Préambule : z'êtes vraiment pas obligés de lire ça, c'est trop long et inintéressant. C'est juste pour que je me souvienne plus tard, si je détruis pas ce blog comme j'ai fait avec le précédent...
J'ai donc passé ce début de soirée avec Elle. Ben oui, j'ai craqué. Après le week-end où Elle aurait dû être avec nous tous si on avait toujours été ensemble, je lui ai mis un petit mail pour lui raconter en très vague ce qu'on avait fait, etc, l'occasion était trop belle de renouer le contact. Elle m'a répondu, on a échangé quelques mails soit sympas soit durs, et je lui ai proposé qu'on se voie un moment ce soir, histoire de je sais pas quoi, p'tet juste de la serrer dans mes bras.
Elle a accepté, et j'ai pu avoir en effet le plaisir de la serrer dans mes bras en arrivant chez Elle. Elle en mourait d'envie aussi, et on est restés tous les deux comme ça dans le hall de son appartement, pendant dix bonnes minutes, sans un mot, sans bouger, juste un baiser par-ci par-là, en serrant chacun l'autre fort fort. Moment d'une rare magie, d'une insoupçonnable intensité aussi, qui te monte le palpitant en surchauffe, moment qui n'a pas de prix dans une vie. Le seul problème de ces moments là est que comme les autres, ils ont une fin.
Puis on a parlé de choses et d'autres et enfin de nous. Elle m'a redit tout le mal que j'avais pu lui faire dans telle ou telle circonstance, en ajoutant qu'Elle pouvait comprendre que ce n'était pas volontaire, mais qu'Elle avait toujours mal de ça.
Elle m'a donné encore des tas de raisons qui signifiaient que ça ne pourrait pas marcher, j'ai réussi à lui faire avouer qu'Elle ne serait jamais heureuse avec qui que ce soit, Elle m'a dit qu'Elle ne regrettait pas sa décision, et là je suis re-mort. Oh, je ne m'attendais pas à des miracles en allant la voir, cela va sans dire, mais j'y croyais encore. La preuve ? J'y crois toujours. Si c'est pas une preuve ça... C'est inutile, mais bon.
Je refuse toujours néanmoins de croire qu'Elle est en train de tourner la page, car je sais que ce n'est pas vrai. Elle sort sa carapace pour effrayer le monde, sauf que ça ne prend pas avec moi. Mais ça change quoi ? Je sais que c'est LA femme de ma vie, et après ça fait quoi si je ne suis pas l'homme de la sienne ?
Je lui ai expliqué aussi que j'étais parti quand je trouvais ça trop pesant, à un moment où en effet je n'avais pas les cartes que j'ai en mains maintenant - à savoir avec et sans Elle - et que j'avais rencontré celle dont j'avais le plus envie hors Elle. Mais que c'était naze - enfin quand je dis naze, elle n'y est pour rien la demoiselle, c'est une chouette fille qui a juste envie qu'on soit bien ensemble. Que donc, maintenant, plus grand-chose n'avait d'importance. Que celui qu'Elle connaissait avant était mort, que c'était normal qu'Elle ne reconnaisse plus mes propos. Mon premier amour d'enfance, j'ai mis près de 10 ans à l'oublier, Elle j'en mettrai le triple au moins, j'ai 30 ans, le calcul est rapide. Donc je vais rester avec la petite dernière, elle sera pas chiante, elle plaît beaucoup, et puis tricher et mentir ou m'oublier, je sais faire, c'est une seconde nature pour moi, voire une première. Avec Elle, j'essayais de ne pas, c'est p'tet pour ça que je m'en sortais pas.
Je l'ai raccompagnée jusqu'à l'endroit où Elle avait rendez-vous pour sa soirée, et Elle m'a quand même dit que c'était très dur aussi pour Elle, que je lui demandais la lune quand on était ensemble, etc. J'ai seulement pu dire que c'est Elle qui avait choisi que plus rien ne se passe, mais qu'entre le moment où j'étais parti et maintenant, j'avais compris des milliers de choses.
Je ne la reverrai peut-être jamais.

  • pleure en regardant...*

mercredi 8 octobre 2003

week-end (suite)

je disais que j'avais passé un week-end avec des tas de gens :

En voici les preuves...

surprenant...

non ?

lundi 6 octobre 2003

perdre son Mimilap

Perdre son Mimilap, c'est comme perdre l'équilibre. On se stabilisait dans sa tronche, dans son projet, dans sa vie. On voyait tout beau, tout bien, avec des brouilleries qui font se dire que l'on est vivant, pas un robot programmé pour glisser sur les rails d'un bonheur factice. Et puis le temps se brouille plus, on ne voit plus très bien où l'on va, on se dit que son Mimilap il ne nous aime p'tet pas tant que ça, et on s'écarte du chemin, vu qu'on n'a plus cette notion d'équilibre qui sert dans ces moments-là de boussole. Mais le Mimilap est lucide lui. Il se dit que qui part une fois peut partir d'autres fois, alors il décide de ne plus laisser de place au négligeant. Il se dit aussi après avoir bien réfléchi que la raison est bonne conseillère et que le cSur peut attendre. Alors après une bonne hésitation, il vous dit non et on se retrouve comme un con.

Perdre son Mimilap, c'est comme perdre la vue. Avant il vous éblouissait à longueur de journée, qu'il soit près de vous ou pas. Maintenant, on est aveuglé. Aveuglé par le chagrin, par la douleur, parce qu'on ne sait plus où aller, dans quel sens se diriger.

Perdre son Mimilap, c'est perdre le goût. On le croquait à pleines dents, maintenant tout est tellement amer, on ne sent plus que cela, l'amertume.

Perdre son Mimilap, c'est perdre l'ouïe (même si il ne s'appelle pas Louis&) Il avait toujours une remarque judicieuse à faire, un argument à opposer, un encouragement à délivrer. Depuis, j'ai l'impression d'être sourd. Sourd aux autres, sourd à moi-même. Seul mon cSur me dit des choses que je suis capable de comprendre. Et en plus, il me les crie si fort !!!

Si je pensais avoir la moindre chance de le retrouver, je pense que je serais prêt à faire à peu près n'importe quoi. Mais voilà, un Mimilap ne se retrouve pas. Quand il est perdu, il est perdu.

Tout est fichu.

*comme si Elle était partie sur&*

dimanche 5 octobre 2003

oxygène

et un grand ballon pour lalune, un !! C'est rare de l'oxygène là-bas pourtant...

Et bien cela s'est cependant produit ce week-end. Grosse chouille avec des potes et potesses au camping des sapins bleus (ma maison de campagne). On a joué à un rallye injuste avec plusieurs équipes le samedi après-midi (je ne dirai pas ma place par pudeur, mais sachez que j'ai fait mieux que second :p), et samedi soir, grosse teuf avec potion magique incluse. J'ai pu à l'occasion de cette pause campagnarde : respirer de la bonne air comme on dit là-bas, marcher sous la pluie, sous la pas pluie, rire, raconter des conneries en grand nombre, etc. cela m'a fait beaucoup de bien. Cela ne m'était plus arrivé depuis trop longtemps.

Il ne manquait qu'Elle. Surtout qu'Elle était là l'an dernier pour le jeu (tout aussi injuste) également, même si à cette époque je ne l'avais pas encore remarquée. Etranges impressions quant aux couples présents depuis l'an passé. Un pote a divorcé et est venu seul, mon frère n'était pas non plus avec la même mais avec la bonne cette fois-ci (c'est ce qu'on pense tous et surtout eux deux), et j'y étais avec l'autre.

Tout le monde me dit que c'est long, je vais donc essayer de patienter, mais la boule au creux de mon ventre a eu vite fait de regrossir sitôt après avoir quitté la campagne et que l'on roulait sur l'autoroute. Depuis, elle est là, je la sens bien...

*impossible depuis la fenêtre de voir...*

jeudi 2 octobre 2003

bientôt fini ?

mais quand est-ce que ça va s'arrêter tout ce bordel ?

pas moyen de débloquer, rien à faire, ma tronche refuse de se remettre à l'endroit, sans oublier que je refuse qu'elle se remette aussi, ça aide pas. Donc, je bloque. Chaque fois que mon téléphone sonne, je crois que c'est Elle, chaque fois que mon petit drapeau s'agite au taf pour signifier que j'ai un mail qui vient d'arriver, je me dis que c'est Elle... Mais pourtant je sais qu'Elle n'écrira, ni ne téléphonera plus !!! Et c'est bien le mieux. Ce que j'avais à récupérer, c'est arrivé par un moyen détourné, c'est pas un signe ça ? Bon, y avait un p'tit mot, mais c'était le dernier, c'est évident ! Chuis vraiment trop con comme mec à pas vouloir voir les choses non ? Et si quand bien même un mail ou un coup de fil arrivait, je ferais quoi ? pleurer au téléphone, supplier, taper des pieds ? C'est pas mon style, et c'est inutile, tout comme ce post d'ailleurs, mais z'avez déjà été prévenus, alors on se tait et on dit pas : 'tiens, il en remet une couche'.

Puisque c'est ça comme je vous ai entendu le dire, rompez !

*se dit que ce ne serait même pas encore assez loin sur...*

dimanche 28 septembre 2003

Chassez le naturel...

 

Quand j'ai créé ce blog, en remplacement du précédent, j'ai voulu le construire autrement. Dans l'apparence d'abord, puis dans la présentation écrite. Dans le précédent, je parlais exclusivement à mon blog, et j'ai voulu ouvrir un peu tout ceci, m'exprimer devant des gens. Mais mon style revient (ne vous inquiétez pas pour mes chevilles, j'ai des bandes Velpeau...) Enfin par style, je n'entends pas une qualité unanimement reconnue, mais plus une façon d'écrire qui est propre. (voila, je peux les laisser respirer de nouveaux mes chevilles.) Est-ce du fait de ma grande morosité actuelle ? Après un ou deux posts un peu chargés en vitriol, mon optimisme quasi-légendaire (faut croire que tout a une fin) me semblait avoir repris le dessus ou du moins commencer à, il faut croire qu'il n'en est rien.

Pourtant, avec mon précédent blog, je croyais avoir lié une grande relation de confiance. Je lui parlais de quasi tout, il fermait sa gueule sagement, tout bien quoi. Et puis, au premier coup de grisou, v'la que je le laisse en plan, juste un au revoir léger, voire très léger, et hop, parti sous d'autres cieux le gars mézigue. Tout juste pour qu'Elle ne lise plus.

Les américains ont eu leur 11 septembre, moi j'ai eu mon 15. Chacun sa merde. Quelquechose en moi est mort ce soir-là. Tout a commencé de finir avec son : "le problème, etc.". Ces deux mots furent les premiers prononcés dès l'entrée dans le vif du sujet. A partir de là, je savais. La messe était dite. Fermez le ban, profitez-en pour rentrer les chaises, le temps se couvre.

Je repense et repenserai longtemps à la nuit que nous avons passée ce soir-là. Le matin, alors que je savais qu'en fermant la porte je ne reverrai plus jamais cet appart, qu'en fermant cette porte j'en fermais beaucoup d'autres - même s'il n'y avait d'autre alternative, j'étais partagé entre deux sentiments : lui crier que je voulais qu'Elle me dise qu'Elle m'aimait - mais ça Elle ne l'avait jamais dit, ou partir en silence. J'ai pris la deuxième option, ne voulant pas me ridiculiser plus sur le départ, même si au point où j'en étais...

Parfois, j'ai envie de lui balancer cette url juste comme ça, sans mot d'accompagnement, Elle saura illico de qui il s'agit, même si Elle ne tombe pas sur un post tel que celui-ci. Mais pourquoi lui faire du mal ? Je sais qu'Elle ne construira jamais quoi que ce soit avec personne, sa carapace étant suffisamment solide pour résister à toute tentative future. En plus, personne ne l'aimera autant que moi, et Elle le sait. (et non, je ressors pas la bande Velpeau, pas la peine...)

Tout ça pour dire que ce blog va certainement redevenir un lieu où je poste uniquement pour moi, et va donc de nouveau devenir sans intérêt. Voila, vous pourrez pas dire que vous saviez pas...

*trouve plus d'eau dans ses yeux que sur...*

vendredi 26 septembre 2003

Eh, dis !! euh non, rien...

 

Ce soir Eddy est à l'Olympia, avec son nouveau spectacle, chaussé non plus de ses santiags mais de mocassins (j'ai lu ça dans une critique de son spectacle. il dit qu'il remettra ses tiags quand Bush ne sera plus président en ajoutant malicieusement qu' "on a les révolutions qu'on peut").

Enfin bon, il y a encore quelques jours, j'avais une place en poche pour le monument de ce soir, plus une que je lui avais offerte. Places achetées en début d'année, quand il était encore possible de se procurer ces précieux sésames.

Pourtant je n'irai pas. Je n'imagine même pas y aller sans elle, mais encore moins avec elle. Alors je sais pas trop encore ce que je vais faire de ma soirée, mais il serait temps que je me trouve un truc.

Faut en tenir une couche à plusieurs épaisseurs non ? j'en rêve depuis des mois, je l'ai déjà raté à Bercy en 2001 pour de sombres raisons professionnelles, mais voila, j'irai pas et puis c'est tout. De toutes façons, j'ai refilé ma place à ma coloc qui a un voisin pas trop agréable en ce moment, je lui devais bien ça.

*est con comme...*

mercredi 17 septembre 2003

question

l'homme est-il fait pour vivre seul ?

j'entends par là sans partager sa vie avec qqun d'autre (du même sexe ou pas d'ailleurs, peu importe, suis pas regardant pour ce que je considère comme un détail)

lalune ?

pourquoi ?

et bien pour deux raisons :

d'une un petit rapport avec mon prénom dans la vraie vie, celle où on n'a que des emmerdes ou des désillusions

de deux, M'dame la comtesse dirait que c'est long comme lacune...

mardi 16 septembre 2003

gâchis

et bien voici, une fin entraîne ce commencement. Je ne veux plus qu'elle le lise, je ne veux plus qu'elle me lise, je ne veux plus la savoir exister près de moi, ou pas loin. Je veux l'oublier, tout oublier, tout détruire, tout brûler, tout jeter, tout effacer, vu qu'elle ne veut pas de moi, qu'elle n'a pas confiance en moi, qu'elle n'arrive pas à croire que notre histoire soit possible, qu'elle ne parvient pas à se projeter.

J'ai tout essayé, je crois, pour briser sa carapace, mais je me suis cassé les dents sur bien plus fort que moi.

Soi-disant que je m'oubliais. Peut-être, mais le peu dont j'avais envie pour moi, c'était d'être avec elle, malgré les moments durs et les souffrances que cela risquait de nous occasionner. Pourtant, pour une fille comme elle, qui ne serait pas prêt à souffrir ? Soi-disant que nos défauts respectifs étaient incompatibles. Quelle connerie !!!

Alors je me retrouve comme un gland, avec plus l'air d'un con que d'un char à voiles. Leibniz, aide-moi... Fais moi transposer ceci en positif, que je puisse un jour prochain sortir la tête de l'eau.

Trop de choses à dire, tant de souvenirs en tête, mais une impression surtout, un gâchis immense.

page 14 de 14 -