lettre à mon psy (3)

 

(post pathétique, mais presque) :

Le ciseau frappe sec, et mon coeur et ma peau, de mes peurs intrinsèques, je porte le fardeau.

Sous l'océan de rouille, débordé par les cîmes, un vent glacé me fouille, dans son flanc je m'abîme.

Si je dois défaillir, que triste soit ma fin, qu'importe de souffrir, si l'on me tend la main.

Cargo d'acier fragile, aux multiples éclats, coquille d'huître futile, pour qui sonne le glas.

Dans cette eau qui grésille, écornant ses ferrures, mes douleurs je maquille, le bourreau me rassure.

Que chavirent la race, la mémoire et le son, que sombrent nos cuirasses, jusqu'à l'expiration.

Commentaires

1. Le jeudi 22 janvier 2004, 13:50 par boblebidibul
(ouf on est pas mercredi)
2. Le jeudi 22 janvier 2004, 14:00 par Tyshâ
S'agirait pas d'y prendre gout, hein ;)
3. Le jeudi 22 janvier 2004, 15:31 par lalune
je vais essayer d'en faire un bien sanglant la prochaine fois... désolé tyshâ ;-)
4. Le jeudi 22 janvier 2004, 19:28 par shannonriver
En attendant le (4)
5. Le jeudi 22 janvier 2004, 20:25 par Hepao
Voilà...
6. Le mardi 17 août 2004, 22:19 par @urore
excellent poème , que de la rime et de la bonne !