je médite en silence, perturbé par l'absence, devant moi tant de murs, bien trop peu de fissures.

les pinsons ne chantent plus, les canons se sont tus, le chardon est partout, le charbon est dissous.

ce soleil qui m'empale, quand la lune me rend pâle, face aux tristes remparts, je fuis, je me rends, pars.

mais l'aurore qui éclot, un poussin sur son dos, me porte dans ses draps, j'en oublie mes tracas.

faisant face au cyclone, aux typhons, au grand Rhône, de mes peurs je me moque, et de taille et d'estoc.