Ce matin, juste après le bib du crapaud (7h15, grrrr) j'ai filé au pré, voir de quoi il retournait. Comme c'était éventuellement prévu, je trouvai un nouvel arrivant dans le pré. Retour maison illico, avec dans la tête une liste de trucs à faire qui s'allongeait, s'allongeait, s'allongeait.

Dans l'ordre, une fois que j'eus les idées claires :
- Préparer du grain qui est à la cave pour retaper la maman.
- Séparer la grande soeur de la petite nouvelle et la foutre dans une autre parcelle, paske la grande soeur s'était remise à têter et bouchait le passage de la p'tiote.
- Mettre toutes les autres ânesses dans une parcelle fermée pour pas qu'elles fassent chier le temps de la remontée héroïque.
- Préparer la barrière en palettes pour enfermer la mère et la p'tiote.
- Mettre de l'eau dans le réservoir à l'intérieur de l'abri pour la mère.
- Choper la mère et la ramener avec sa petite dans l'abri.
- Donner les céréales.
- Souffler.

Ah oui, mais j'ai un fils de 15 mois, on est mercredi, et la nounou le garde pas ce matin... Et meeeeeeeerde !
- Réfléchir. Et trouver une solution. Vite.

7h45 retour maison. Esteban s'est pas rendormi (re-grrrrrr)

Tant pis mon coco, de toutes façons, tu viens avec moi. Bon, j'en, fais quoi ? Où est-ce que mon étoile a rangé le porte-bébé qu'elle a acheté en début de semaine ? Paske la poussette, vu que j'en ai pour une bonne heure, il va passer soin temps à hurler, ça va pas le faire.

Trouvage du porte-bébé. Envisageage de comment ça se met déjà... On verra sur place. Zou, direction le pré.

Et là, il a bien fallu installer le crapaud, confortablement en plus, et il a été cool. Paske ça a pas été de tout repos !

La première galère a été pour choper la grande soeur. Elle sentait bien qu'il y avait un truc de pas normal à côté de sa mère, et elle ressemblait assez à une tornade. Chopée limite au lasso. Changement de parcelle homérique. Essayez de faire avancer un ânon, et on en recause.

Les parties techniques se sont déroulées sans souci, dans l'ordre, et le clou du spectacle résidait dans la remontée vers l'abri... Une mère licolée dans la main gauche, et qui me fonce dessus sans arrêt pour que j'arrête d'emmerder sa progéniture (d'un autre point de vue, c'est une bonne mère), de l'autre côté, un ânon qui a à peine deux heures de vie et à qui je demande de faire plus de 100 mètres en la poussant au cul, c'était hard ! J'ai fini par lâcher la mère, et choper la p'tiote dans les bras pour les derniers mètres, j'en pouvais plus.

Et après, j'ai pu faire des photos. Même que sur celle-ci, on est tous les trois. Juste le crapaud dans mon dos qu'on voit pas.
Et voici Végane
végane