dans les premières réflexions qui me viennent à l'esprit au moment de synthétiser mes idées pour ce billet, c'est qu'il y a dans ce pays deux gonz' qui le font trembler :
1 - le borgne parce qu'il est méchant et dangereux.
2 - Joe Dalton parce qu'il est dangereux et méchant.

Un candidat de droite traditionnelle (style Chirac - que l'on risque de regretter si Joe Dalton est élu) ne poserait pas tant de soucis que ça (faut pas oublier que la France est quand même traditionnellement un pays de droite), et un facho à 3% ne procurerait pas cet espèce de sentiment de honte diffus qui anime tout un chacun.

Seulement il y a ces deux-là. Le premier qui brasse de l'air à tout-va et ne cesse d'emmener la campagne (quel bien grand mot au vu de la gueule de celle-ci) là où bon lui semble, et le second qui se nourrit tel le parasite de base de tout ce que les autres ratent et laissent en route.
Le premier qui même en disant n'importe quoi se débrouille pour faire parler de lui et tente (avec succès) de transformer le scrutin en referendum pour ou contre sa personne, et le second qui joue l'épouvantail, tout en sachant pertinemment que le candidat en face de lui si le scénario de 2002 se reproduit, sera inévitablement déclaré vainqueur avec 80% des voix au minimum.
N'empêche qu'ils font chier. Alors quoi faire ?

D'abord regarder les programmes proposés. Mon programme de coeur, c'est celui de Bové ou de Voynet. J'aurais voulu un vrai candidat de la décroissance, mais il n'y en a pas, je pense que le pays n'est pas encore prêt à se séparer de son écran plat, de sa télécommande ou de sa voiture. Quand on prend connaissance des derniers rapports du GIEC, j'ai toujours autant de mal à comprendre comment les candidats peuvent encore oser parler de croissance, sachant que ladite croissance fout la vie de la moitié de la planète en danger dans des délais si courts qu'ils en donnent le vertige. Le souci étant que c'est chez nous et aux States qu'il se fera sentir le plus tardivement, quand le reste de la planète aura clamsé...

Maintenant les risques : Les sondages étant la plaie des élections, on peut les critiquer tant qu'on veut, ils sont pourtant bel et bien là, et influencent grandement les esprits.
Du genre 'Quel est l'intérêt de voter pour un candidat qui va faire 3% des voix, alors que ça va entraîner la chute du PS et l'élection de Joe Dalton ?'
Pourtant : 'Oui mais si c'est pas le 22 avril qu'on vote pour des gens qui essaient de faire taire la pensée unique, on le fera quand ? Quand on se sera faits piquer le peu de droits qu'il nous reste ?'


A suivre...
(ou pas)