Demain matin entre 8h et11h, je passe l'épreuve pratique de mon CQP de technicien boucher.
Et je suis pas prêt du tout.

Bon, je relativise, c'est juste un examen comme les autres, c'est pas le premier que je passe (loin de là), je me connais, mais quand même. C'est comme si tu faisais jamais de footing, et qu'on te dise : demain mon gars, c'est marathon. Tu as trois heures pour finir...

Au mois de mars, je pensais vraiment que cet exam serait une pauvre formalité. Puis mon connard de patron m'a sorti de mon rôle d'apprenant. J'ai du faire comme si j'étais compétent et prendre la place du boucher de l'après-midi. Donc finis les apprentissages, fini le désossage. Depuis mars, j'ai quasi rien touché. Et va falloir que je sois aussi compétitif que certaines bêtes de courses sur-entraînées de la promo...
D'un autre côté, j'ai pris de l'assurance dans d'autres domaines, mais rien ne me servira demain matin.
Alors, je sais que je vais mettre tout ce que j'ai, que la transe de l'examen (ce sentiment que j'adore) va m'aider, mais je ne suis pas dans ma zone de confort. Ma zone de confort, c'est de me présenter à un exam ou un concours (de musique par exemple), en sachant que je sais que je sais. Dans ces conditions, j'ai l'entraînement nécessaire pour faire abstraction de tout et me dire qu'il s'agit juste de reproduire, je suis performant. Là, je sais que je ne sais pas tout, et que je vais devoir compenser. Et j'aime pas ça.
Les quelques indiscrétions glanées ça et là sous-entendent que pour le boeuf, ce sera une épaule, juste le truc que je maîtrise le moins...

Mais bon, ma bonne étoile est là. Elle ne me laissera pas tomber !


See you soon...