"Vous avez peut-être entendu parler du projet de création d’un « pôle national de la statistique publique » à Metz.

Je souhaite vous alerter sur ses dangers.

Décidé en compensation des fortes pertes d’emploi induites par la modification de la carte militaire, ce projet consistant à « regrouper sur un site les fonctions études et statistiques de l’Etat » a été annoncé au début du mois de septembre par un communiqué de presse de la Présidence de la République. La « création » consiste en fait à transférer un grand nombre d’agents du service de la statistique publique - qui se compose de l’INSEE, y compris ses directions régionales, et des services statistiques implantés dans les ministères, par exemple la Dares ou la Drees - à Metz ; cette opération devra être réalisée entre l’année prochaine et la fin de l’année 2011.

Les personnels s'opposent fermement à ce projet gouvernemental qui ne pourrait se réaliser sans impliquer une déstructuration du service public de la statistique dans son ensemble, semblable à celle qu’a connu l’institut de statistique britannique, déplacé de Londres au Pays de Galles. De plus, les coûts, aussi bien humains que financiers, seraient très élevés, sans grands effets avérés pour l’économie Mosellane.

Ceux qui connaissent mal la façon dont les statistiques sont produites peuvent ne pas comprendre les conséquences d’un tel transfert. Il serait dangereux pour la pertinence et la qualité des statistiques produites. Les deux tiers des effectifs de la statistique publique sont ainsi déjà implantés en région et les mobilités géographiques sont fréquentes ; parce que pour certaines fonctions et pour certaines productions, la proximité du terrain et des acteurs publics locaux est un atout. Si les autres sont à Paris, c’est, là encore, parce que la proximité est essentielle avec les principaux utilisateurs, fournisseurs de données et partenaires pour la conception des enquêtes, pour la plupart implantés à Paris.

Le système statistique public a pour mission d’éclairer en toute indépendance les grands débats de la société en produisant des chiffres fiables et des études économiques et sociales objectives. Sa désorganisation ne pourrait que dégrader la quantité et la qualité de l’information nécessaire au débat démocratique.

En tant qu’agent du service de la statistique publique, je vous invite à vous associer à notre action en signant la pétition « Sauvons la statistique publique », et à relayer cette information.

MB

Département Marché du Travail DARES"







Ben ouais quoi. Les statistiques font rien qu'à faire chier, vu que c'est tout le temps des chiffres de merde qui tombent. je sais pas si vous avez remarqué, mais quand le chômage est en forte "baisse" (statistiquement parlant), c'est le président qui annonce. Si c'est bien-mais-pas-top, c'est le premier ministre. Si c'est à peine correct, c'est la ministre de l'économie, et quand c'est la grosse cata (ben alors, on arrive plus à trafiquer les chiffres à l'Agence ??), c'est le sous-secrétaire d'état à rien qui s'y colle. Enfin tout ça, d't'façons, c'est la faute à la crise...

Alors pour faire un peu taire les chiffres, il est possible soit de faire en sorte qu'ils soient meilleurs, soit de faire un peu taire les statisticiens. Facile non ?

Metz est une belle ville, je l'aime beaucoup. Mais comment croire le premier ministre qui dans sa lettre de mission demande à ce que bon nombre de services statistiques publics soient délocalisés à Metz, afin d'être plus près de Bruxelles et d'Eurostat ? ils ont coupé les boîtes mail et le téléphone ? Il se fout de notre gueule ? Moi j'ai un peu ma réponse.

Et en plus, avec la nouvelle loi sur la mobilité des fonctionnaires votée récemment, celles et ceux qui ne voudront pas ou ne pourront pas (emploi du conjoint par exemple, un truc aussi bête que cela) déménager, auront le luxe de se faire radier de l'administration, et viendront gonfler les chiffres de ces salauds de chômistes.

Alors déconnez pas, et signez s'il vous plaît. En plus, je sais même pas s'il y a une ferme pour mes ânes à Metz...