Ce week-end, il y avait la foire à la Ferté. Je dis pas laquelle, comme ça y a pas offense. Ou moins.
Déjà, ça partait bien : pluie toute la nuit et le matin, une fois arrivé sur place y avait pas mon barnum, etc. Au bout d'un moment, la pluie s'arrête juste quand mon barnum arrive. Ca va winner !
Ou pas...

Dès l'arrivée des premiers visiteurs, je me dis que la journée va être longue. Ils ont en effet l'air d'être tous un peu bas de plafond. C'est pas bien de l'écrire en gros sur une banderole dans un stade de foot, mais je me dis qu'il y a quand même une des inscriptions qui pourrait coller. Oui, je sais, c'est mal. N'empêche que j'ai rien dit alors bon...
A ma gauche, y a un petit maréchal-ferrand, sympa, qui met des tas de trucs dans son four, et qui s'amuse à cogner dessus après. Je lui demande une quatre fromages, et il me répond qu'il n'y arrive pas, qu'elles sortent toujours trop cuites. Soit.
A ma droite, une asso, qui fait ferme pédagogique. Ils sont super sympa là-dedans,mais je pense qu'ils étaient au moins 8 à se relayer pour le stand ! Vu la fréquentation de la foire, deux possibilités : ils savaient pas et on vu trop grand, ou alors ils savaient, et se disaient que ça serait moins lourdeau à plein. Ils savaient...
En face, ma nouvelle meilleure amie. Une grosse praline qui en vend des plus petites. Tu vois ta poissonnière ? Ben là c'est pire... Elle a passé sa journée à scander (pis fort en plus) les mêmes slogans. J'ai cru que j'allais en rêver la nuit. Pis en fait, non. "Pralines, ach'tez mes pralines, y a pas d'mal à s'faire du bien hein ! N'est-ce pas m'sieurs dames !". Sinon, elle avait une variante : "La praline, c'est d'la vitamine, ça donne bonne mine et ça fait bronzer !" Deux ou trois fois ça passe, mais la journée...
Là où on se marrait, c'est quand le maréchal ferrait. Forcément, quand tu poses un truc rouge vif sur le sabot d'un bourrin, ça a tendance à sentir le cochon grillé et surtout à fumer sévère. Et le vent allait tout juste dans la direction de Pralinette. C'est pas d'chance hein ?
Je me suis pas forcément trop ennuyé, il y avait une troupe de médiévaleux, habillés et coiffés (en vrai les coiffures et barbes) comme à l'époque, ils avaient un espèce de petit village, faisaient chauffer de l'eau (j'ai toujours pas compris pourquoi), et semblaient ravis quand les vieux tracteurs des années 50 à côté d'eux étaient mis en route les uns après les autres.
Enfin bon, entre les gens qui me demandaient si c'étaient des produits pour les ânes (j'ai jamais dit oui !), ceux qui me disaient qu'ils avaient pas de sous ou ceux qui avaient peur de s'approcher, j'ai choisi de pas réitérer le lendemain.
Je pense que cette partie du département n'est pas encore prête...