Déjà hier soir, j'avais trouvé très étrange qu'Orane soit trempée de sueur quand j'étais allé les voir. J'ai tout de suite cru à une déshydratation, mais les tests pratiqués m'avaient démontré le contraire. Etrange quand même.

Ce soir, alors que je leur portais de l'eau, je trouve pas moins de six mioches (entre 12 et 18 ans à la louche) dans le pré ! Un sur la barrière, un sur chaque ânesse et les autres qui les faisaient avancer avec des petites baguettes ! Je les ai surpris un peu, ils ont commencé de se barrer en courant, et tandis que j'entrais en ébulition foudroyante, j'ai eu le temps et la présence d'esprit de me dire qu'il valait mieux pas que je les course, parce que si j'en chopais un, il allait manger plus chaud que ce que ça ne le méritait...
Une fois l'approvisionnement en eau terminé, je suis quand même reparti en vadrouille dans le village, et je les ai retrouvés. Vu que j'étais un peu calmé, je me suis décidé à les poursuivre, histoire de leur foutre un peu les jetons, mais ils avaient trop d'avance et je les ai perdus.
Hasard du destin, je les ai retrouvés à nouveau en rentrant à la maison. Il en restait quatre. Trois qui se sont barrés, et un qui est resté là, mais lui je l'avais pas vu dans l'affaire.
Je suis donc allé le voir, en lui disant de prévenir ses potes que d'une c'était dangereux de jouer bêtement avec ces bestioles, et que de deux j'allais me fâcher très très fort si j'en chopais un une nouvelle fois dans le pré. Je lui ai précisé que j'habitais là, et que je voulais qu'ils viennent me voir ce soir pour qu'on cause.
En sortant de chez les voisins vers qui j'étais allé à la pêche aux infos, ils étaient devant notre maison. Mon petit discours avait dû prendre, car ils se sont excusés, ils savaient pas, etc. (en même temps ça doit pas être allumé dans toutes les pièces quand même là-haut). Je leur ai expliqué assez fermement mais poliment qu'ils pouvaient aller les voir, mais que je ne voulais plus jamais les revoir dans le pré.
Je leur ai serré la main à chacun, bien fort, en les regardant bien droit dans les yeux.
On verra.
Mais elles mettent tellement de temps à sécher ces pauvres ânesses, que je saurai forcément si ils sont retournés les agacer. Et là par contre, ça pourrait se passer beaucoup moins diplomatiquement...
Je comprends mieux la rage qui peut habiter des parents dont on agace les enfants. Je l'imaginais, mais là, c'est ressenti...

Et moi qui me disais que j'avais du mal à les approcher parfois mes bestioles, je comprends mieux...