Well, well, well...
Si tout se passe bien, les bourriques seront là samedi soir. D'ici là, y avait forcément plein de trucs à faire. Acheter du matériel déjà : une débroussailleuse, des bottes, des gants, des isolateurs en queue de cochon (saloperie que cette invention même si c'est pratique), du fer à béton (pour servir de piquets de clôture) etc.
En trois jours, j'ai dépensé plein de sous que j'ai pas. On verra plus tard. Parce que tout doit être prêt pour ces dames.
Mardi, commençage de débroussaillage. Le proprio du pré m'avait dit que j'aurai à entretenir les abords de la clôture, il m'avait pas dit qu'il fallait aussi la réhabiliter... Va donc falloir qu'on cause lui et moi...
Mercredi, plantage des piquets pour fractionner le pré, et installation de ces chiures d'isolateurs en queue de cochon. Ca fait 12mm de diamètre, et je dois installer ça sur du rond de 12. Alors forcément, faut écarter beaucoup l'isolateur pour que monsieur daigne bien rentrer sur le piquet... Me suis explosé les doigts, mais le rang du bas était fini quand je suis rentré à la maison. Il faisait déjà grand nuit.
Ce soir, mise en place du ruban du bas de la clôture, et pose des isolateurs du haut. Forcément, vu que j'avais pas prévu assez d'isolateurs, j'ai dû retourner chez le marchand. Et forcément, y en avait plus des comme je voulais. Je me suis donc rabattu sur des isolateurs, en marguerite justement, dont je suis très agréablement surpris. C'est bien plus facile à installer, ça semble aussi solide et efficace, juste qu'on peut pas mettre de ruban, seulement du fil. Ces dames auront donc une clôture design-style made in lalune, avec un rang de ruban en bas, et un fil en haut. J'espère qu'elles ne se vexeront pas.
Demain avant de partir à Dijon et aller les voir, je dois encore poser le deuxième rang de clôture et caler cette merderie de baignoire-abreuvoir qui fait que bouger, et dont je suis sûr qu'elle sera retournée à la fin de la première journée.
A part ça, ça court. Etonnant non ?
De toutes façons, je suis trop heureux pour me laisser polluer la vie par quoi que ce soit en ce moment.
Etrange quand même de se dire que c'est si rigolo de bosser en plein champ sous la pluie. Je sens la terre qui commence à recoller fortement à mes bottes, et j'aime ça...
Au bout de quelques temps que je les aurai, je devrai me replonger dans mon projet sur le volet commercial, pas oublier mon étoile en route, mais ça sera pour la suite.
Chaque chose en son temps...