Les histrions, c’est un spectacle complètement déjanté, qu’on se demande si l’auteur pourrait pas nous refiler de sa came en prévision des élections à venir. Paske dans le genre je mélange tout mais je vais bien, y a pas mieux. Culs-bénis s’abstenir cependant, le spectacle est quand même assez blasphématoire…
En effet, s’apercevoir que Jésus serait en fait le diable et victime du complexe oedipien, ça fait beaucoup. Bon, moi ça m’a pas trop dérangé…

Les histrions, c’est une troupe d’une 16aine d’acteurs et quatre musiciens. Les loges, c’est la scène, et tout le monde tourne, vole, court et s’agite, c’est parfait.

Les histrions, c’est (entre autres) l’histoire de la génèse du monde, Darwin inclus. Tout part de la rencontre du soleil et de la lune, selon le bon vouloir du jardinier céleste. Et là, tout ce que l’on croyait savoir se révèle erroné ! Heureusement les histrions sont là pour nous éclairer. Tout se passe sous les yeux d’un enfant, qui pose trop de questions, et si l’on ajoute à ça les commentaires de la dame du premier rang (il y en a toujours une, mais là encore plus) on a devant nous un joyeux tintamarre, fait de tirades effrénées. La palme à l’homme pratique, pour le début de la pièce, durant lequel il présente (dans le désordre et de façon non-exhaustive : le roi et la reine de carton pâte, Andromaque, Pluton, la femme squelette, la femme-oiseau, Cassiopée, la femme sève, l’homme aux cheveux d’or, la femme née dans une mare d’absinthe, l’homme-sécateur la femme toute en jambes, le chasseur de blanche-Neige, l’homme en enfilade de ses enfants, la femme qui voit flou, le petit homme de Montagnol etc, etc, etc.).

Et ça joue, et ça chante et ça court, c’est vraiment un spectacle complètement barré mais excellent pour la bonne humeur.
Par contre, quel dommage d’avoir mis un entracte ! Sans entracte, on aurait pu se dire que la fin était moins bien. Là, on se dit qu’elle est tout simplement de trop.
Pas moyen de rerentrer dans l’ambiance, le texte est moins bon, les comédiens ont déjà tout donné (ça dure quand même trois heures, alors ils sont pardonnés tout à fait)

Si vous n’avez rien compris à ce billet, c’est que vous êtes prêts à aller voir le spectacle. Jusqu’à la pause, je vous garantis un moment très agréable. Après, c’est vous qui voyez (et si vous prenez un verre de rouge au bar à l’entracte, viendez pas vous plaindre !…)