pestiféré
Par lalune le mercredi 5 avril 2006, 17:35 - une gueulante ? oui... - Lien permanent
je sais pas si vous avez déjà noté la propension qu'on a toutes et tous à passer de précieux collaborateur à verrue, sitôt qu'on annonce son départ...
parce qu'enfin, on me reproche quoi ?
Bon, déjà, on me reproche d'avoir donné ma dem' pour m'en aller voir par ailleurs si j'y suis. C'est un fait que je ne sais pas si j'y serai, mais ça sera déjà plus près de chez moi... C'est étrange, jeudi soir dernier, alors je je pariais gagnant contre ma directrice une pizza qui fut ma foi fort savoureuse, c'était la fête, wallou, cuicui les p'tits oiseaux, on se barre tous ! Et puis d'un coup, je me retrouve tout seul à partir, et je cristallise les frustrations des autres, ceux qui s'y voyaient déjà. Et poum, méchant lalune ! Et que je te raccroche à la gueule lundi soir parce que tu veux pas décommander tes rendez-vous pour cause de grève.
Alors il y en a sans doute que ça emmerde que je sois en grève, que ça leur plonge un peu le nez dans leur merde, travailleurs de l'insertion qu'ils sont, mais incapables de se mobiliser un minimum pour le public qu'ils accompagnent. Qui c'est qui hurlera au scandale après, qui beuglera dans son bureau que non-décidément-la-loi-elle-est-trop-méchante pour ces p'tits jeunes à qui on trouve du taf et qui le perdent aussitôt et s'enfoncent dans une précarité tant financière que morale ? Et après on vient me dire que ne pas décommander c'est manquer de respect !?! Déjà je ne pense pas avoir fait quelque prosélytisme que ce soit au boulot, alors qu'on ne m'empêche pas d'aller dépenser mes sous dans des manifs !
On me reproche de laisser les copains dans la merde. Euh, sur mon contrat de travail, il est bien écrit un mois de préavis non ?
On me reproche d'abandonner l'équipe, alors que celle qui me reproche ça aurait voulu faire la même annonce hier matin. Juste qu'elle a pas réussi à manoeuvrer comme elle le pensait.
On me reproche d'avoir insinué un sentiment de flouage au sein de l'équipe de direction, du genre coucou c'est moi, j'ai plein d'idées à proposer, et pis j'me casse. On me reproche de ne pas avoir assez communiqué sur les risques de mon départ, sur ma situation perso. Mais c'est mon employeur, c'est pas ma mère.
On me reproche de ne pas avoir dit ce que j'avais à dire lors de mon entretien d'éval, d'avoir été moralement très distant, de ne pas avoir demandé d'augmentation (elle est bonne celle-là non ?), alors que celle qui me reproche cela s'est retrouvé le nez dans le gazon dans les mêmes circonstances.
On me reproche de saboter le boulot, d'être méga à la bourre (pour des éléments équivalents, on trouve ça limite pour les autres, mais pas apocalyptique.)
Alors malgré mes négociations partiellement foirées - j'en conviens - de ce matin, malgré mes vingt jours de vacances dont j'espère bien profiter après Pâques (pour une fois que je prends des vacances depuis octobre 2003), je m'demande pourquoi je me sens pas trop à l'aise dans mes pompes tout de suite...
Commentaires
Et bé.
Est ce qu'au moins ça va mieux en le disant ici ?
ben curieusement, oui :)
J'ai le droit de casser l'ambiance ? Mieux vaut être pestiféré parce qu'on s'en va qu'invisible parce qu'on n'a pas de taf.
Mais moi j'dis ça, j'dis rien...
(il est chouette, le coup du reproche de pas avoir demandé d'augmentation... c'est assez proche de l'entretien d'embauche où on m'a dit que mon CV était trop bon...)
Et ben c'est déjà ça ! ;-)
Allez courage, pense aux fleurs, aux ânes, aux ptits savons qui sentent bons toussaaa
sans S à "bon" (je suis super trop généreuse moua...:p )