Vieux,

vu que ça devient trop bisounours ici, vais en repousser une petite, histoire de pas trop laisser tomber la pression...

Ecoute, je vais pas t'en faire une chanson, le gars Boris et son pote Renaud s'en sont déjà chargés mieux que je le ferais.
N'empêche que :
- demain, j'en serai déjà à mon troisième jour de grève, et même si je suis pas payé très cher, ça commence à me lourder ces conneries. Pis j'ai des d'jeun's (laisse, c'est un concept) qui m'attendent.
- demain j'en serai à ma quatrième manif contre tes projets à la con, et si tu crois que ça m'amuse de promener mes bottes dans des défilés où on prend quasi immanquablement la flotte sur la tronche, tu te goures...
- si tu arrives à te regarder dans la glace après ton petit numéro de ce week-end, c'est que t'as pas que des problèmes d'audition. Honnêtement, promulguer un torche-cul pareil et dire dans le même discours qu'il ne faut pas l'appliquer, fallait oser. Comment tu disais déjà ? Trop de loi tue la loi ?
- à vouloir trop pousser mémé dans les orties, elle se pique. Je comprends bien que t'as besoin de ton grand poète pour l'avenir, mais c'est pas forcément une raison pour le laisser faire n'importe quoi : violer la loi, jouer au cow-boy, etc.
- Je te rappelle quand même que, tube de vaseline à la main, j'ai voté pour toi il y a pas si longtemps. Je sais que t'en as rien à cirer, mais je voulais juste te redire que j'ai participé malgré moi à ton score soviétique. Même ton "meilleur d'entre nous" s'était déchaussé pour moins que ça. Juste que lui savait au moins ce que signifie le fait d'être élu.
- si tous tes potes qui cadenassent le pays depuis trois ans n'ont rien réussi à proposer pour que la population aille mieux, c'est soit que vos schémas sont pas les bons, soit que vous vous foutez de la population. Mais j'dis ça, j'dis rien...
Et en plus, tu fous ton argentier dans la merde en faisant ça. Bah, je suppose que tu paieras son amende...

Ne voulant pas trop te prendre de ton temps, je terminerai sur ceci (dont tu te tapes royalement mais qu'il me plaît de te rappeler néanmoins) : au printemps prochain, j'aurai sur moi une arme minuscule, infime, infinitésimale certes ; je sais pas encore à qui je la donnerai (mais ça c'est mes emmerdes). Juste que ça sera pas à tes potes.

Commentaires

1. Le mardi 4 avril 2006, 05:10 par Tant-Bourrin

Ough, tu remues des souvenirs douloureux en me rappelant que moi aussi j'ai, comme dans un mauvais rêve, déposé dans l'urne un bulletin au nom de qui on sait en 2002... Et on ne m'y reprendra pas deux fois !

2. Le mardi 4 avril 2006, 18:33 par :-)

Tu dois être content aujourdh'ui... il fait beau :-p