Cosi, c'est six voix : 3 soprani, deux tenors et une basse. Hier soir, j'ai trouvé le Mahler Chamber Orchestra très inspiré, avec à sa tête un petit anglais qui va bien. Il faisait un temps superbe à Aix, et la représentation fut très agréable.
Mais l'histoire...
Deux jeunes et fiers soldats vantent à qui veut les entendre la fidélité de leurs promises respectives. Un de leurs vieux amis fait un pari avec eux : vos aimées ne sont que des femmes, qui succomberont aux charmes du premier séducteur venu !
Aha disent-ils, parions donc mon bon ami !
Le vieux monsieur qui en a vu d'autres leur propose alors une mise en scène. Pour cause de guerre, ils doivent embarquer in petto pour un champ de bataille aussi improbable que lointain, laissant sur l'heure leurs belles. Après de courts adieux qui confortent les deux jeunes hommes dans la foi qu'ils ont en leur amie respective, ils se déguisent (toujours sur les ordres de leur vieil ami) en des sortes de sultan comprenant turban et vêtements du désert colorés, avec pour mission de séduire la belle de l'autre.
Je passe sur le soit-disant arsenic avalé à plein flacon, et dont les effets s'évaporent avec le premier aimant venu utilisé par la femme de chambre des jeunes femmes (déguisée en médecin pour la circonstance), et autres.
Toujours est-il qu'en très peu de temps, voila le vieil homme qui a gagné son pari.

En fait, d'un point de vue qui n'est plus musical, je me dis que je ne sais trop quoi en penser de cette histoire. Car je ne crois pas que la nature humaine ait tellement changé depuis le 18ème siècle...