Bon, le PS a répondu à mon missile ma missive.
Je crois que j'aurais préféré qu'ils ne répondent pas, pour entretenir un minimum l'illusion...
Voici donc comme promis le texte manuscrit envoyé par ces crétins braves gens (rédigé par je sais pas qui sur une espèce de carton qui sert d'habitude à inviter des gens à une manifestation quelconque), que je vous reproduis intégralement. C'est pas trop long, voire limite indécent, ça devrait pas vous fatiguer les yeux...
"Cher Monsieur,
Le vote des français nous oblige à travailler à un projet politique pour l'Europe. La crise me paraît sérieuse. Et les britanniques sont prêts à en finir avec l'idée même de constitution. Alors faisons en sorte de nous retrouver avec la gauche européenne sur l'essentiel. Et avec la gauche française sur l'alternance autour d'un contrat avec le pays.
Bien à vous,
grabouillis."

Si vous me le permettez, je voudrais revenir sur quelques éléments (sans doute sur tous d'ailleurs) de ce courrier (écrit peut-être par vous, ce que je n'espère pas, ou l'un de vos sbires)...
"Cher Monsieur, (bon, jusque-là, ça va)
Le vote des français nous oblige à travailler à un projet politique pour l'Europe. (Ah bon, vous n'aviez pas commencé ? J'étais persuadé que vous l'aviez dit pourtant. Si vous aviez précisé que vous deviez travailler sur un autre ou un nouveau projet pour l'Europe, j'aurais sans doute mieux compris mais là... Et excusez-nous de vous avoir dérangé dans votre sommeil en étant allés voter !)
La crise me paraît sérieuse. (La crise du pays ou la crise interne ? Sans doute en étranglant les voix qui dérangent pensez-vous mieux dormir en rêvant de vous installer dans le fauteuil de Nicolas Jacques...)
Et les britanniques sont prêts à en finir avec l'idée même de constitution. (Possible. Mais quel est le rapport avec mon courrier ?)
Alors faisons en sorte de nous retrouver avec la gauche européenne sur l'essentiel. (Parce que vous retrouver avec votre électorat vous semble déjà acquis au point de passer directement à l'étape suivante ?)
Et avec la gauche française sur l'alternance autour d'un contrat avec le pays. (De nouveau, ce n'était pas le message de mon courrier ; ma lettre n'avait aucune vision clientéliste à portée franco-française comme l'est indéniablement la vôtre.)
Bien à vous, (Oui oui, bien à moi, comme mon bulletin de vote d'ailleurs...)
grabouillis. (Vous auriez tout de même pu mettre un nom à la fin de ce truc griffonné à la hâte...)"

Et voila comment on perd un client fidèle (ou presque).
Putain, les taux se resserent comme ils disent à la BCE !

Comme si j'avais que ça à faire de m'énerver en ce moment moi...