une journée à Embazac
Par lalune le jeudi 6 janvier 2005, 18:15 - mes anes rient - Lien permanent
là où c'est que la vie elle est sympa...
Le matin, petit déjeuner solide, même pour moi qui suis incapable d'avaler quoi que ce soit le matin sitôt que je suis en ville..., parce qu'il y a école. Première mission, séparer les ânesses laitières de leur petit. Le jour est à peine levé, le soleil pointe son nez à l'horizon, le gel n'a pas été trop méchant, le coq fait son boulot de coq, et les nanous commencent à braire pour réclamer leur pitance.
Donner à manger aux ânes. Des céréales, puis du foin. Déjà là, ça cause moins. Nettoyer les box des grandes zoreilles. Ne pas oublier l'eau. Ne pas oublier non plus de nourrir les lapins ! Passer un bon coup de balai pour laisser l'écurie propre.
Aller en gratouiller un ou deux, quelques-uns, tous ! Susciter des jalousies. Concert de braiement... Se fendre la poire à chaque concert.
En fin de matinée, aller traire les laitières. Puis déjeuner peinard. (Mes hôtes sont des cordons bleus, et le rôti de porc aux petits légumes et lait d'ânesse, je vous dis que ça...) Buller un peu, discuter et en apprendre sur les ânes. Retourner traire puis faire de la chariotte et prendre des coups de soleil. (Même pas honte !) Ou construire une cage à oiseaux (sauf quand la cage à oiseau se transforme finalement en lampe...). Ou aller se faire une balade avec Lalou. Ou retourner les gratouiller. Ou accompagner des visiteurs et en apprendre un peu plus chaque fois sur la région ou les us et coutumes des ânes en écoutant parler Jean-François.
Deux petites heures avant le coucher du soleil, rendre les petits à leur mère (avec si besoin une petite traite avant). Sourire en voyant les petits se précipiter pour aller têter le bon lait de maman. Nourrir à nouveau les ânes. D'abord les céréales, puis le foin. Refaire le niveau de flotte.
S'asseoir sur le banc devant la maison, et profiter des derniers rayons du soleil. Regarder les sommets tout blancs des Pyrénées proches, qui se découpent sur les collines. Ecouter le silence. En profiter pleinement. S'en mettre plein les oreilles de ce vrai silence, à peine perturbé par un galop d'âne dans son enclos, un gazouillis d'oiseau ou un morceau de foin mâchouillé par un quadrupède. Finir encore la journée fourbu, assommé de vent et de soleil.
Se dire que pourtant on est en stage ; que tout ça, tout ce qui a été fait depuis le lever, c'est du travail. Balayer cette idée d'un revers de la main.
Se faire la remarque qu'excepté son étoile, on occulte la vie des autres jours, la citadine, celle où on se sent tout comprimé, avec une aisance rare. (Désolé les copains...)
Finir la journée en emballant du savon, avant ou après un bon dîner,en profitant d'un feu de cheminée. Se dire que demain sera un jour quasi identique, qu'il faudra juste se demander dans quel ordre mettre les phases d'amusement.
Commentaires
Le bonheur est dans le pré quoi... (on s'en doutait un peu)
T'as l'air si bien qu'on t'en veut pas d'occulter le reste ;-)
Oh la belle vie, et attraper des coups de soleil en janvier... c'est beau, ça !
Ha les beaux jours...
tu sais que t'es un sacré veinard toi !!!
sinon ...
tu pourrais m'esspliker pourquoi tu trais les anesses avant de leur rendre leur progéniture ?!?!
ben pour avoir une tournée de lait en plus pardi !!!
juste qu'il faut pas les traire complètement, pour que le petit ait quand même un peu à boire
Profites-en bien.
Je confirme que lalune est a son zenit et qu'elle eclaire notre petit monde de son regard rempli de bonheur!