D'aucuns me diront que j'ai beaucoup de références animalières en ces temps, et je leur répondrai : oui. Déjà, ça leur fera plaisir, même si j'aurais pu leur répondre tout autre chose...
Pourtant, la vie parfois te fait cet effet-là. Impression que tout te glisse entre les doigts sans que tu puisses rien maîtriser, sans en avoir même ladite impression. L'envie de te détester dans ces moments-là, quand tu te fous de tels trucs dans ta tronche - et que tu es doté en ces instants des mêmes facultés de discernement que le poulpe - se fait si forte que tu y parviens sans peine.
Tu crois pourtant en avoir saisi plusieurs bouts chouettes de cette vie, mais non, faut que ça s'esquive, que ça dévie, que ça prenne des chemins que tu ne souhaiterais pas emprunter, que ça n'aille jamais complètement comme tu le voudrais. Pas assez pour te plaindre fort, mais pas assez bien pour dormir du sommeil du juste - même si ça fait un peu comparaison à deux balles dix-sept, vu que je dors pas, même si je fais super bien semblant.
Sans doute est-ce dû à cette maladie que j'ai et qui me fait ne jamais terminer les choses que j'entreprends. A partir du moment où ça tourne, ça ne m'intéresse plus, faut que je passe à autre chose. Donc pour poursuivre ce qui me plaît, sans doute faut-il que ça ne fonctionne pas exactement comme je le voudrais. En même temps, cela constitue indéniablement une raison de poursuivre. Donc pas de motif de se plaindre.
Et puis, chercher, c'est exister non ? (Je comprends de ce point de vue les scientifiques appelés chercheurs. S'ils trouvaient, on les appellerait trouveurs - ou troubadours selon les régions - mais personne ne les embaucherait, vu qu'on embauche des chercheurs.)
Et puis à certains moments aussi, à force de digressions dans tous les sens, tu es embêté pour terminer ton billet, alors ça se finit en queue de poisson.