Bien que tout ne soit pas encore terminé, ça sent quand même un peu le repliage de banderolles. Contre l'avis du reste du monde (dont pourtant l'Amérique se tamponne élégamment, mais on peut pas trop leur en vouloir quand même, vu que c'est leur pays et pas le nôtre), l'Amérique a décidé de voter massivement pour W.
W le va-t-en-guerre, W qui sans Ben Laden et ses gros navions n'aurait certainement jamais su quoi faire des trois années de mandat qu'il lui restait à accomplir, W qui préfère son ranch à quoi que ce soit d'autre, W qui soutient Sharon, etc.
W a réussi à instaurer la peur dans les esprits, et à ne l'en faire sortir. Les Américains semblent penser que W est plus armé que l'autre pour défendre la patrie. Soit, nous verrons bien. En espérant que cela ne se reproduise tout de même pas. (Même si je m'étais fait la réflexion à l'époque que 3000 gus fondus ou écrasés dans deux tours, ça valait pas un bon Rwanda, mais c'est un autre sujet.)
L'Amérique reste pourtant fidèle à elle-même : elle se fout de la gueule du monde...

Et en attendant la Comtesse, je me disais hier soir, mesdames, que vous préfériez sans doute un Kerry qui ne sente pas trop le Bush (1).