Une journée en Auvergne
Par lalune le dimanche 29 février 2004, 14:54 - Continue homme... Est-ce passe-temps ? - Lien permanent
12h30. arrivée à la gare de Clermont-Ferrand. Pour qu'y foutre ? Pfff, ingrat va ! L'ASM reçoit le SU Agen enTop 16 et l'heure est déjà assez grave pour que tu ne te sentes pas obligé d'en rajouter une couche alors mollo hein ! Donc, quoi faire à 12h30 quand le match est à 15h ? Ben vi, aller croquer un truc. Et là, on se dit que l'Auvergne est prospère, dynamique, qu'elle a pas besoin de thunes (pour mémoire, une thune vaut 5 francs d'avant). Au bout du quatrième restau, je trouve enfin quelquechose d'ouvert autour de la gare... Fort non ?
Et là quand même, tu te dis : c'est la vie. Une assiette auvergnate, une entrecôte avec des patates maison, une assiette de fromages de pays, un pichet de rouge, le rêve. (oui, je sais, je suis un mec basique). Mais pour pousser en mêlée, c'est toujours mieux qu'un croque-madame à l'arrache non ? Puis vient le stade, avec son vent et sa neige. Vu que tu as réservé ton billet par le net, le supplément de prix comprend tout ça.
Première mi-temps hésitante, jaunes et bleus pas trop inspirés, maladroits, avec le vent dans la gueule. Ils mènent nez en moins (à cause du vent) 14-12 à la pause. Ensuite, c'est la furia montferrandaise ! En quinze minutes, le match est plié. Trois essais coup sur coup (dont deux en contre) et voila l'ASM propulsée (au féminin car on dit l'Association Sportive Montferrandaise) vers une victoire tant indispensable que méritée. Salauds d'agenais (soit dit en passant). Je sais, il m'arrive d'être de parti pris, mais c'est quand même rare...
Et puis re-train pour chez moi, parce que concert de l'Orchestre d'Auvergne au théâtre le soir. Leur dernière prestation ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable, un pu comme une chanteuse récemment, mais en beaucoup moins pire quand même... Et bien je dois avouer que ça joue de la mort qui tue cet orchestre. (Je suis en vacances, mais je pense quand même parfois à mes p'tits jeunes). Et puis Marielle Nordmann, c'estquand même quelquequ'un. Et il s'agissait bien de THE Marielle Nordmann, grande harpiste s'il en est. Ses Debussy et Ravel étaient magnifiques. Quant au reste de ce programme entièrement français, il était interprété avec aisance, maestria et bon goût. Le dernier mouvement de la symphonie de Jean Françaix est de trop, mais le tout est parfait, notamment l'air de "l'amour masqué" d'André Messager, interprété par une charmante altiste, qui elle sait ce que signifie chanter.
Bon, je m'arrête là parce que les cuisses de grenouilles de ce midi me font bidibuler comme un gros sac alors tite sieste.
See you soon (ou pas).
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