Tentative pour prendre un peu de recul tout en continuant d'avancer ?

 

Décidément, je suis de moins en moins sûr d'avoir eu raison de prendre ces deux semaines de vacances. Concernant le bol d'air pur de la campagne, il aura été salvateur, certes, je ne peux en effet pas le nier. Mais que c'est dur de s'y remettre après ! Pas grand-chose ne m'incite à faire des efforts pour ce travail qui me plaît encore pourtant. Surtout que mes projets qui commencent à pointer le bout de leur nez ne m'aident guère à assumer le quotidien. J'ai même assez honte là, au moment où j'écris ces lignes d'avoir dit à un jeune que je n'avais pas le temps pour sa lettre de motivation, alors que c'est à moi qu'elle manque. (Bon, d'un autre côté, sa lettre, elle pouvait attendre). Et c'est pas les dernières tendances ressenties face aux instances dirigeantes qui vont me pousser plus.

Comme m'a dit mon papa par mail récemment : "tant que mon employeur fait comme si je gagne beaucoup, je fais comme si je travaille beaucoup&". je ne me croyais pas comme ça. Serais-je fait pour être un mauvais fonctionnaire ? Mais si, ceux qui tirent au flanc... Oh il sont pas nombreux, mais... enfin bref, je m'éloigne.

Mes projets sont dévoreurs d'énergie et de temps. Je voudrais leur en consacrer plus, beaucoup plus, énormément plus, et cela est bien évidemment impossible, alors il me faut patienter, gérer, attendre, calculer, réfléchir. Mais quoi ? Seront-ils plus beaux dans mon esprit après ? En serai-je plus fier ? La fierté n'est ni un moteur ni une fin pour moi, elle n'est pas quelque chose qui m'étouffe ou m'empêche de dormir, je m'en tape, donc argument refusé.

Pis j'ai plein d'idées bizarres sous mes ch'veux jaunes, des préparatifs d'anniversaire me préoccupent, et ça non plus, ça fait pas le travail à ma place. Mais tout cela finira bien par se stabiliser, se tasser. Garder confiance et voir venir. Ne pas oublier d'appliquer la devise d'une petite ville près de chez moi : "J'avisons su place"

*voudrait un moral moins irrégulier que la surface de&*

Celle-ci, merci de ne pas commenter, ça me soule de taper les codes de Stéphane