Embazac, c'est la maison du bonheur, version auberge espagnole (le concept). Une grande baraque dans le Gers, avec des champs à perte de vue. Elle et ses cinq enfants, lui et les deux siens, 4 chats, 5 chiens, 2 oies, 2 pintades, des lapins, quelques poules, et... 30 ânes ! Premier voisin : à un kilomètre environ à vol d'oiseau. Mais si, là, de l'autre côté de la colline !!

La vie s'organise avec le soleil. Nourriture des animaux, traite des ânesses, balades avec les ânes, savon, calinous pour les nanous, jusqu'au dîner des ânes au coucher du soleil. Vie simple au grand air, tout le temps. Repas sans chichis, jamais le même nombre de convives à table dans la grande cuisine carrelée, des amis qui passent, des visiteurs curieux, des hôtes charmants et accueillants.

Ces trois jours sont passés comme l'éclair, à peine si j'ai l'impression d'y être allé. Enormément appris, mais encore tant à découvrir. Besoin d'un courage fou et d'un moral d'acier que je ne suis pas sûr d'avoir tous les jours seul, alors qu'il le faudra pourtant. Elaboration de stratégies, de plans de bataille voire de guerre (contre l'administration notamment).

Pour cette vie simple et belle, pour le vent, les oiseaux du matin, les calinous avec ces si gentilles bestioles, etc. il faudra sauter le pas, et vite, sinon tout ceci ne restera à jamais qu'un doux rêve.  Le temps humide et grisailleux de mon arrondissement parisien m'aide en fait.

Je veux une vie semblable à la leur, il me faudra trouver les clés.

Je les trouverai. (enfin j'espère)

*se dit que pendant trois jours, n'a pas vu...*