pauv z'anglais
Par lalune le lundi 27 octobre 2003, 09:38 - une gueulante ? oui... - Lien permanent
ceux qui me connaissent vont être surpris de m'entendre dire cela, et pourtant...
Ecoutée ce matin sur Radio-gouvernement, cette nouvelle m'a au moins permis de me réveiller à grande vitesse.
Lors du match Angleterre-Samoa de dimanche matin, et alors que la bande à Woodward avait déjà plié le match, un centre du XV de la Rose se blesse dans les dernières secondes. Un changement est demandé, et Dan Luger (ailier de son état) entre sur la pelouse. Mais ce changement n'ayant pas été autorisé par l'arbitre, les anglais se retrouvent alors à 16 sur la pelouse pendant 34 secondes car Mike Tindall se fait soigner dans l'aire de jeu.
Et Luger de plaquer un joueur samoan... Cela ne change rien au score ni à la physionomie du match, vu qu'il reste à peine une minute à jouer. Cependant, l'Angleterre risque de se voir retirer les 5 points de la victoire (4 pour la victoire plus le point de bonus pour les 4 essais marqués - j'essaie de faire un peu de pédagogie en même temps), et ainsi de perdre au mieux la première place de son groupe ou au pire de rentrer dans sa chère Albion plus vite que prévu (j'ai pas fait tous les calculs encore et il reste des matchs indécis à jouer).
En rugby, l'anglais est l'ennemi héréditaire, certes. Mais moi je respecte profondément cet ennemi héréditaire.
Même si cela évitera peut-être aux français de prendre une branlée en demi-finale (ce qui n'est pas encore fait), ça me ferait de la peine de voir repartir prématurément cette belle équipe qui vient de produire deux superbes matchs. J'ose croire que dans ce jeu, ce sont les plus forts qui gagnent, et il m'apparaîtrait dommage que pour 34 pauvres secondes et aucune chance de renversement de situation, une équipe de cette valeur (ce serait également vrai pour une moins brillante mais tout autant valeureuse) patisse d'une décision qui devrait être prise dans les prochaines heures.
Dans ces moments-là, je suis content de ne pas avoir à trancher.
*espère que les décideurs seront éclairés par...*