une tite chanson

Pour le mariage de mon grand Pote David, je me devais de lui écrire une chanson retraçant notre relation, qui dure depuis un jour de début octobre 1992. Putain, déjà !
Je le revois avec sa bouille de premier communiant (j'étais guère mieux), au deuxième étage de la fac, s'apprêtant à jouer son morceau pour saxophone ténor et chambre d'écho écrit par un pote à lui.
Depuis, bien du temps a passé, bien des aventures nous avons vécues ensemble, et c'est la java des bombes atomiques (une de mes chansons fétiches) de mon si cher gars Boris qui m'a servi de support. (Il me fallait une chanson phare pour un ami qui n'est pas bateau...)
Je demande pardon au sieur Vian d'avoir utilisé sa musique et ses rimes de fin, mais je pense qu'il aurait quand même accepté.
Cette petite chanson, je me la chante souvent, parce que je crois que je l'aime bien.
Le seul souci, c'est qu'il faut articuler beaucoup. Et qu'en fin de repas de mariage, même si t'as été témoin et couru partout...
Enfin bref, je m'en sortis tout de même, et voici ce que ça donnait :

David faisait pendant des heures,
Pour plus être amateur,
Des gammes chromatiques,
Au saxophone et au piano,
Il me rendra bientôt,
Mon clavier numérique,
A la belote il savait jouer,
Il sifflait les cafés,
Il était même en transe,
On f'sait des concours par chez nous,
On tenait la cadence,
Et on gagnait partout...

Des cours de sax il enquilla,
Avec mon prof à moi,
L'allait montrer ses cartes,
Le vin d'Châteaumeillant malheur !
Quels souv'nirs, quelle horreur !
La foire ben ça détartre.
A St Désiré quat' potaches,
QSJ qui s'arrache,
on y croyait pour trente,
Paquito jouait un o'gnon,
Parker un baryton,
Brûlots, ch'minée, détente.
Y a quequ'chose qui cloche là-d'dans,
Si un jour j'devenais grand...



Satory pendant 300 jours,
Avec les ch'veux bien courts,
Il a pas battu d' l'aile.
L'a tondu en râlant un coup,
Putain de chef relou,
C'est Vaudin qu'il s'appelle.
Les évo c'était pas la noce,
Coco il était rosse,
Il fallait savoir lire,
La coup' du monde cette année-là,
C'était pas pour de rire,
J' l'ai fêtée avec toi.

Au CAPES t'as joué comme un dieu,
C'te hold-up, qui dit mieux ?
Te v'la prof, c'est dimanche !
Tu débutes en collège à Meaux,
C'est pas top rigolo,
Mais faut bien qu'ça s'enclenche.
Dans le centr' te voilà muté,
C'est le moment d'prouver,
Qu'avec un sax tu bombes.
Le cnesme s'est pas rendu compte,
Qu'en te laissant pour compte,
Il creuserait sa tombe.
Y a quequ'chose qui cloche là-d'dans,
Si un jour j'devenais grand...



A MVB tu débutas,
'vec un sax grand comm' toi,
Fallait apprendr' bien vite.
Le mi les sol les do les fa,
Bémol et coetera,
Pas craindr' la méningite.
Puis tu as enfin dirigé,
Après toutes ces années,
Place réservée aux sages.
De l'expérience tu as gagné,
T'aimes toujours pas l'fromage,
Mais tu sais déconner.

Preuve, le pénich'team on créa,
Sur une idée comm' ça,
Juste pour faire la chouille.
Seb' de Franc', Didi, et JC,
Le Nio, Bibett', Dédé,
Sophie et Pascalouille.
Pour un prétext' toujours foireux,
On t'attendait un peu,
C'était chouette ces vacances.
Le Père Noël oui on l'a vu,
L'apéro on a bu,
Pour tenir la distance.


On a attendu des mois,
Jamais y s'décid'ra,
C'peut pas rester comme ça.

Après t'être fait prier longtemps,
Tu as choisi résolument,
Bibette, jusqu'à 1000 ans !!!