Le samedi, il y avait un quintette anglais, le Gallimaufry Quintet, ensemble d'anciens élèves d'une école de Londres je crois. Ils ont joué un programme très frais, avec notamment la "Summer music" de Samuel Barber. Moi de Barber, je connaissais juste son célébrissime autant que chiantissime Adagio pour cordes, mais là je dois reconnaître que j'ai été bluffé. C'est magistral. Et on sent bien que cette pièce est écrite pour quintette à vent, car seul le quintette à vent peut proposer de telles sonorités, de telles lumières, de telles couleurs.
Etaient également données entre autres les "trois pièces brèves" de Jacques Ibert.
Le clarinettiste étaient le plus à son aise. Les souffleuses d'anches double ont fait très bonne figure, la flûtiste semblait un peu plus tendue et la corniste a croûté pas mal de trucs, mais le résultat était tout de même plein d'énergie et c'était très agréable. Salauds d'anglais...

Le lendemain, place aux furieux : l'ensemble Paris-Bastille, à côté duquel le Gallimaufry Quintet fait un peu ensemble de semi-pros...
Après un Mozart que je ratis quasi intégralement et un Hindemith fort peu accessible (là également, je pense que c'est de la musique écrite non pas pour le public mais pour la richesse que peut apporter le quintette à vents), nous eûmes droit à la "petite symphonie" de Gounod, pour une flûte, deux clarinettes, deux hautbois, deux cors et deux bassons.
Alors ça, c'est tout simplement du bonheur en tube. Une de mes pages préférées de l'Histoire de la musique. En plus, l'oeuvre était exécutée de manière fine, délicate, précise : du petit lait (d'ânesse...) !
Pour terminer le concert, les deux quintettes réunis pour les neuf pièces de Jean Françaix. Pareil, prestation remarquable, un vrai moment de bonheur live.