Jusque-là, j'ai quasi toujours switché assez facilement. Je quittais une nana pour en trouver une autre (sans avoir systématiquement de plan établi avant la séparation), et cela me permettait de ne pas trop me poser de questions. Ce qui peut passer assez naïvement et à première vue pour un avantage ou une facilité fait qu'un jour pourtant, il faut bien régler ses dettes. Et là ma dette, je suis en plein dedans. Pas envie de repartir sur autre chose, pas la tête ni le coeur, pas l'énergie. Et de toutes façons, il me faut d'abord régler la dette. Le premier qui dit que j'ai mal à la dette, je lui en colle une.
Après de longs jours sans nouvelles à penser à ça, à penser à rien, à penser à autre chose, mais quand même à penser à ça, en essayant grâce aux divers soutiens reçus de positiver autant que faire se peut (mais j'ai peu pu), un mail dans ma BAL ce matin.
Accablé d'un séjour aussi agréable que dépaysant et surtout d'une lundinite aigue, hostile le retour !
Surtout quand des sous-entendus pas très agréables se font jour.
Mais quoi ? Vaut-il mieux des nouvelles ou pas de nouvelles du tout ?
En fait, je ne sais pas.
Déjà sans nouvelles, le manque est là, insidieux et forcené, culpabilisant révélateur de mon incapacité à dénouer une situation pourtant potentiellement inextricable. Mais que je pensais pouvoir dénouer pourtant. Après ses quelques mots, je m'aperçois que je n'ai pas encore avancé d'un millimètre. Même si c'est normal et que je m'y attendais. Juste que maintenant je sais.
Ce que je crois le plus, c'est que ce n'est pas de nouvelles dont j'ai envie, que le problème ne se situe prioritairement pas là.
Alors la dette se réglera (ou pas), mais ce sera dans la douleur et dans la durée. C'est ma seule certitude actuelle...