Depuis des semaines, des mois même, je n'avais plus remis les pieds là-bas. Ce matin, la réunion avait lieu dans les locaux que j'ai occupés pendant plus de deux ans.
Grand coup de blues en arrivant, en discutant avec ceux qui sont restés et qui regrettent mon départ. Il n'y a plus personne pour causer de politique, de rugby, de sport en général, d'actualité, de sorties, de tout, de rien.
Grand coup de blues aussi, en constatant à quel point je peux regretter d'être parti.
Alors errer un peu dans tous les bureaux, scruter ce qui a changé, ce qui n'a pas bougé, ouvrir des armoires, relire quelques dossiers sensibles, se dire qu'on aurait mieux fait de se casser une jambe plutôt que de postuler sur un plan qui s'est révélé archi-foireux.
Puis penser aux ânes et serrer les dents.