con sultan

oui, je sais, je râle beaucoup en ce moment, mais c'est comme ça.

Un consultant, c'est un mec qui te demande 200 balles, te pique ta montre, et finit par te dire l'heure...
Phénomène à la mode (de Caen), nous avons subi, le terme me semble judicieux, une phase d'analyse en vue de définir une "démarche qualité".
Moi à la base, un audit, je trouve ça plutôt bien, sur le principe. Ca permet de mesurer ce que tu fais, la façon dont tu le fais, et surtout si tu as les moyens de le faire bien. Alors pourquoi pas.
Sauf quand tu te récupères une truffe de chez truffe, qui te balance un mois avant la phase d'entretiens un questionnaire à distribuer à 120 personnes, questionnaire au sujet duquel le public ciblé ne comprend rien. Alors nos p'tits jeunes, ils répondent souvent dans la case 'tout à fait' pour être sympas, mais ne savent pas trop ce qu'englobe la question.
Ensuite, le consultant vient te voir, te pose trois questions, constate des trucs que tu lui as dit, reproduit les résultats de ses questionnaires pourris, et te pond 50 pages de rapport, dénuées de toute notion de contexte, de recherche de raisons des situations qu'il a pu envisager, en faisant montre d'un dédain au-dessus de tout.
- Moi j'vous l'dis, vous devez faire comme ça ! Pis heureusement que je suis venu, sinon c'était foutu pour vous, je me demande même comment vous faisiez avant moi.
- Ah bon ? et t'y connais quoi à ce métier toi ?
Alors mes questions :
Fallait-il gâcher tant de papier pour tirer à la ligne à ce point ?
Comment faire évoluer la boutique à partir de constats faux, ou partiels, et en tout état de cause sans once d'analyse ?
Comment ce guignol a-t-il été choisi ?
Ne pourrait-on pas trouver un moyen pour payer certaines personnes pour qu'elles restent chez elles ?

Commentaires

1. Le mercredi 22 décembre 2004, 12:50 par Anne

Arf !!

Le pire, c'est que dans les boîtes où on ne se cause qu'entre gens de bonne famille, bien éduqués avec bac + 50, eh ben c'est PA-REIL ! Personne n'y comprend rien !

2. Le vendredi 31 décembre 2004, 16:04 par "Echantillon Public"

Hé, moi j'veux bien qu'on me paie pour rester chez moi !
A bouffer des truffes, si y faut !