du lointain
Par lalune le jeudi 7 octobre 2004, 15:18 - Continue homme... Est-ce passe-temps ? - Lien permanent
pour faire mon grand méchant parasite de base, je reprends l'idée du jour de Chiboum. J'avais entamé une réponse, et puis je développe un peu ici plutôt.
L'idée était de se souvenir d'odeurs de l'enfance.
je ne me rappelle pas d'odeurs de ville, même en cherchant, mais plutôt d'odeurs de campagne.
Tout d'abord celle du lait, des vaches que j'allais traire tout minot à la ferme d'en dessous, lait que je remontais à la maison dans un pot tout esqueprès, sauf que j'en avais bu la moitié durant les 300 mètres qui constituaient le chemin, et qui me valait à tout coup quelque remontrance. Pas grave disais-je, je retourne en chercher !
Je me souviens également de l'odeur de la colle à rustine, qu'utilisait grand-papa pour réparer les éternelles crevaisons, à force de rouler sur le bord des chemins dans les épines. L'équilibre dans mes premiers temps de vélocycliste étant encore une notion par trop peu maîtrisée, ce qui entraînait moults zigzag. Je m'étonnais à chaque fois de le voir attendre cinq minutes - après avoir déposé la colle sur la chambre à air et l'avoir étalée autour du trou avec son doigt - avant de poser la rustine. Je me disais que ça ne pouvait pas fonctionner comme ça.
je rajouterai en plus une atmosphère particulière, que je n'ai jamais plus retrouvée, c'est celle de la forge du village. Forge alimentée et maintenue en activité par un parent de la famille jusqu'à son décès, forge qui est partie à l'abandon ensuite. Cette forge qui n'était que chaleur, bruit, odeurs, ferraillement de tous les instants, où tout était énorme pour moi. L'enclume, les marteaux, le soufflet, les autres outils dont j'ai oublié les noms, etc.
Toutes ces pensées qui remontent me donnent l'envie de retourner à mes six ans, dans mon Allier natal.
Et de ne plus grandir, et de n'en plus bouger.
Commentaires
L'odeur de la forge pour moi aussi... Celle d'un copain de mon Papy, celui qui vendait l'Huma le jour du marché sur la place du village. On allait boire un coup dans son "arrière-forge", il y avait des odeurs d'acier, de vieux instruments, une odeur un peu rouillée, puis celle du vin blanc que ces hommes buvaient et j'entens l'écho de leurs rires francs.
Et moi, j'étais une petite gamine là au milieu, furetant parmi les planches et les outils, dans les odeurs de copeaux de bois.
Merci Lalune, de m'avoir fait retrouver ces odeurs rangées dans un tiroir de ma mémoire... parfois, il arrive que le tiroir s'ouvre et tout réapparaît.
Ah les odeurs de bois, de foin, de forges... ça me rappelle les promenades avec mon Papy...
C'est marrant paske l'odeur du lait de vache qu'on vient juste de traire m'écoeurait affreusement quand j'étais petite et ça n'a pas changé (l'écoeurement pas le fait que je sois petite ! hé ho !)
Et pi mon grand père était forgeron; mais il était déjà retraité quand je suis née alors j'ai pas connu les odeurs de feraille. Par contre, celle des copeaux de bois dans la menuiserie de mon autre grand père...humm... quel bonheur !
Voilà, ça y est j'ai fini de raconter ma vie sur ton bloug lalune :p
C'est surtout maintenant, l'odeur de pieds, de clope froide et toutcequeladécenceminterditdementionnercommeodeurs... enfin bref, je comprends que tu souhaites revenir en arrière.