enfance

 

Pour continuer de taper dans la liste de ce qui m'a été demandé, je vais donc maintenant vous parler de mon enfance, ça vous apprendra à traîner ici. Tranches de vie autour de quelques exemples.

Alors déjà, faut savoir un truc, c'est que je suis né très jeune. Et c'est hyper important comme notion. J'ai grandi dans une maison, n'ayant connu les joies de l'appartement que beaucoup plus tard, lors de mes années estudiantines.

Tout petit déjà, je faisais chier mes parents avec de la musique. Je refusais carrément de m'endormir sans que mon petit lion ne joue sa mélodie (assez chiante aux dires de mes chers parents). Sitôt que la ritournelle prenait fin, je me mettais à hurler, jusqu'à ce que l'un des deux se lève pour venir tirer sur la petite ficelle actionnant la jolie berceuse.

Puis je suis devenu un enfant sage, que même moi j'y crois pas. Je passais des heures assis sur la table de repassage de grand-maman, à transférer des haricots un par un d'une gamelle dans une autre, sans faire de bruit, tout sage quoi.

Je me souviens avec émotion de mon joli tracteur bleu à pédales, que je maniais tout fier, dans le couloir de la maison. Les vacances à la mer (Saint-Cyprien), à la montagne (Baïgorry), les week-end tout près de Sainte-Agathe (la chapelle, mais si souvenez-vous). La photo avec mon beau panier à la main a d'ailleurs été prise dans cette maison de campagne où je retourne régulièrement pour oublier le bruit et le mouvement.

Pourtant beaucoup poussé par mes parents, mes nombreuses tentatives de pratique sportive auront été vaincues par l'île aux enfants, le Capitaine Flam et les Cités d'or.

Le solfège quant à lui m'aura gonflé pendant des années (les dix premières en gros), jusqu'à ce que je me retrouve dans des niveaux assez balèzes où le fait de trouver un truc (dictée, rythme, accords, etc.) avant les autres prenait le pas sur la difficulté. C'est aussi là que j'ai passé une année assis à la même table qu'Audrey Tautou... (que j'ai malheureusement perdue de vue depuis, alors venez pas me demander son numéro de téléphone !!)

Petit, je mentais déjà, mais mal. Surtout que j'avais pas les moyens d'assumer mes mensonges. Combien de fois mon prof de saxophone m'a-t-il dit : Alors mon p'tit Pierre (car il m'a toujours appelé mon p'tit Pierre, même quand j'ai eu une bonne tête de plus que lui), t'as bien travaillé cette semaine ? Et moi de répondre invariablement : Oh oui ! Sauf qu'à la fin de la première gamme, il savait que mon sax avait pas bien pris la poussière depuis le dernier cours...

Tête en l'air moi ? Pfff ! C'est pas comme si un dimanche matin après la répétition d'orchestre, j'avais oublié mon saxophone sur le trottoir en montant de l'autre côté de la voiture. Panique à la maison en rentrant, retour en trombe au conservatoire pour le retrouver qui m'attendait calmement au pied d'une maison.

Puis un des pires jours de ma vie, celui où l'on m'a volé Félicie. Félicie, c'était mon saxophone que je m'étais acheté tout seul avec mes sous à moi que j'avais. Je lui avais donné un prénom féminin, car je passais beaucoup de temps en sa compagie alors je préférais. C'était un biniou que j'aimais beaucoup, et que j'ai eu le malheur de laisser dans le coffre un soir d'après concert que j'étais parti boire un pot avec les copains. Je ne l'ai jamais revue.

Durant tout le primaire, j'ai été deuxième. Jamais plus, jamais moins. Faut dire que Carine (la nana qui était constamment devant moi) a fini major de promo en spé et à la sortie des Z'Arts, donc je me suis aperçu après que je pouvais pas lutter.

Et c'est là que j'ai commencé à boire...

Commentaires

1. Le mercredi 21 juillet 2004, 11:15 par boblebidibul
J'adore te lire dans ces moments là, tendresse, drôleries, c'est vraiment bien mais toujours trop court. Continue, allez stp plait, continue ! (et file moi le n° d'Audrey, euh c'est pour un copain... en privé bien sûr, j'ai bien compris le message)
2. Le mercredi 21 juillet 2004, 13:27 par msc
plus c'est long, plus c'est bon. (pour audrey, je demande rien, mais prem's quand même, au cas où.)