et on dit merci qui ?
Par lalune le vendredi 6 février 2004, 09:43 - une gueulante ? oui... - Lien permanent
Ce que je viens de lire dans le 'canard' ce matin m'effraie tellement que je ne sais comment aborder cette note. Le petit Nicolas vient encore d'avoir une idée. Elle concerne les éducateurs de rue prioritairement. Mais si, vous savez, ces gens qui vont dans les quartiers pour tenter d'entrer en contact avec des jeunes déscolarisés, désocialisés, etc. Hormis les atteintes graves aux personnes dont ils peuvent avoir connaissance et que comme tout citoyen ils se doivent de signaler, le fait de passer sous silence quelques broutilles (laissées à leur appréciation) est nécessaire pour obtenir la confiance des jeunes.
Il en va de même pour ceux que je reçois. Il m'arrive d'exposer des situations (non nominatives évidemment) à des amis pour essayer de leur expliquer au mieux le travail que j'effectue, mais il est certaines situations que je passe sous silence à tout le monde, collègues et responsables y compris. Et j'assume. La technique en plus est classique de la part des jeunes. Ils te testent en te balançant un petit truc, pour voir si ça sort. Et seulement après quand ils ont vu que tu savais enir ta langue, la confiance peut s'installer, et le travail débute.
Et bien tout ceci risque de se terminer prochainement. Le petit Nicolas (dont les flics pensent très certainement que nous sommes complices de ces mouflets) vient d'avoir une idée lumineuse : après le devoir de réserve, dont j'use en tentant toutefois de ne pas en abuser, risque d'apparaître le devoir de signalement...
Toi qui es comme moi travailleur social, professeur, éducateur, ou médecin social par exemple, tu devras peut-être prochainement signaler tout ce que tu sauras au commissariat du quartier. Et ce sera un devoir. Chronique d'une mort annoncée.
Et si tu caftes pas ? ben ça pourrait être sanglant...
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