médias
Par lalune le vendredi 30 janvier 2004, 13:24 - Continue homme... Est-ce passe-temps ? - Lien permanent
Hier soir, conférence organisée par Attac autour des médias. Conf' très intéressante et éclairante. Je m'étais toujours demandé pourquoi la télé nous bassinait de conneries aux 'infos'.
J'avais déjà trouvé une raison qui veut que pendant qu'on nous raconte ça on évite de nous parler d'autre chose, mais j'ai appris, enfin conscientisé, enfin verbalisé (enfin si ça m'est possible hein...), que pour des raisons de facilité journalistiques ainsi que de compréhension et de fidélisation des télécons, il fallait traiter de sujets récurrents, facilement compréhensibles par tous, qui ne prêtaient à une prise de position (pour, contre, bien au contraire) consécutive à l'annonce faite, et surtout ne nécessitant pas de poser de contexte préalable à ladite compréhension du "fait d'hiver" comme dit Heïdi, et ce afin de respecter un temps donné par sujet n'excédant guère une min trente à deux min, car au-delà de ce temps, il faudrait donner des détails nécessitant des recherches, enquêtes, investigations journalistiques - ce qui de plus ne permettrait forcément pas d'ouvrir son 20h dessus, alors que les copains sans déontologie le feront - et pourrait aussi permettre au télécon de se faire un avis - idée impensable, car si le télécon se met à réfléchir, il risque de ne plus regarder après, et ce sont des parts d'audience donc des sous qui s'évaporent.
Nota : pour ceux qui sont en début d'asphyxie, faire de grands signes aux collègues leur signifiant de composer le 15.
Quelques données chiffrées intéressantes ? En 2003, il y aurait eu selon Serge Halami (que je crois volontiers, sinon je découpe ce S.Halami en tranches) autant d'accident dûs à l'insécurité chère à Sarko que d'accidents du travail en France. Un recensement de l'exposition de ces faits dans la presse donnait un rapport de 1190 contre 2... je ne pense pas avoir à préciser dans quel sens.
Autre chose, il expliquait que télébéton, C+ et M6 étaient des chaînes gratuites pour lesquelles chaque individu versait tout de même 500 euros annuellement, du fait de sa consommation quotidienne, le prix des produits achetés chaque jour par nous tous comprenant cette part de financement.
Je me suis donc fait la réflexion que la télé de nos jours n'était ni plus ni moins que la messe pré-révolutionnaire. Ou quand la société avance...
Et pour les plus fous qui sont arrivés jusque-là, un bisou
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