lalune

le seul ânier décroissant à être également bassoniste pop-rock ?

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 30 avril 2004

envie de déprime ?

Au théâtre de la Ville est actuellement donné "Foi", de Sidi Larbi Cherkaoui. Pour ceux à qui ça ne dit absolument rien, c'est un spectacle de danse. J'y étais hier soir. Je n'ai pas compris grand-chose sur le moment, mais j'ai pourtant trouvé la représentation époustouflante. En surfant un peu ce matin en quête de commentaires et d'infos, je me suis assez retrouvé dans un propos disant que le spectacle représente une vision du monde actuel (en l'occurence celle du chorégraphe). Assez enjoué par moments en surface, mais plus l'on gratte et cherche, plus c'est noir... Voila le fil conducteur qui m'aura manqué hier.

Les danseuses et danseurs sont remarquables, en tous points. La musique est assez décalée par rapport à ce qui est joué en dessous - et dans l'esprit, et dans l'époque, mais cela reste extrêmement agréable.

La tension monte constamment, jusqu'à ne plus savoir où donner de la tête. Spectacle d'une tristesse quasi absolue tellement tout va de mal en pis. On finit englué dans une toile d'araignée que l'on a construite soi-même...

Ames sensibles s'abstenir, mais qu'est-ce que c'est beau.

[Après relecture, je me rends compte qu'il est encore bien naze et super pas descriptif ce post, mais j'arrive pas à faire mieux tant c'était étrange...]

lundi 19 avril 2004

En concert à Paris, Arianna Savall

Qui a rajouté 'de Grâce' ? Non mais là putain, vous êtes lourds hein ! Moi qui pour une fois voulais essayer de faire un post sérieux, ça part fort... Bon, vais essayer de rattraper le tir, mais on peut vraiment pas vous faire confiance.

Vendredi soir donc, j'avais deux invitations pour aller écouter cette jeune femme (je dis jeune car elle a mon âge...) au Cabaret Sauvage. Accompagné de la dame en noir à qui j'avais annoncé un concert renaissance-baroque, nous nous pointâmes là-bas, pour découvrir tout d'abord une salle charmante. Toute ronde, parquet au sol et aux murs (d'aucuns appellent ça du lambris mais bon, on va pas chipoter), toit en tenture rouge (je sais pas ce que ça donne quand il pleut), ambiance assez feutrée. Toutes les tables au centre et sur les bords déjà occupées, on est arrivés un peu tard (et celui qui rajoute 'du 14 juillet' prend ma main dans la gueule). Nous installant toutefois très correctement, nous attendons patiemment le début du concert. Je commence pourtant à m'inquiéter quelquepeu en voyant les instruments présents sur la scène. Une harpe bizarre dont j'ai du mal à évaluer l'origine, une contrebasse à cordes (là ça va mieux), une sorte de luth et quelques percussions.

Faut vous dire que je m'étais un peu renseigné avant le concert (mais mal). Arianna Savall en plus d'être la fille de Jordi Savall, grand baroqueux devant l'éternel, est harpiste et chanteuse. Mais si, harpiste, de harpe : les musiciens qui passent la moitié de leur temps à s'accorder et l'autre moitié à jouer faux... Vous y êtes ? Bien. Elle a enregistré récemment un disque de musique renaissance et baroque. Pour son premier disque perso, elle était donc en concert au Cabaret. J'ai cru que c'était de la même veine. Et bien patratas.

Dans la première partie du concert, elle a chanté des poèmes mis en musique par elle-même d'un poète catalan. Le style musical était très oriental, voire moyen (oriental). Des secondes augmentées toutes les phrases, très agréable, mais pas du tout de la musique que l'on attendait ! Cela ressemblait plutôt à de la musique traditionnelle. Puis est intervenu un chanteur pour un duo très bien interprété. Lui chantait comme un oriental, avec son nom danois. Il plaçait quelques-unes de ses notes d'une façon surprenante, sans tempérament. Pour mes petites oreilles d'occidental de base, cela paraissait faux dans l'absolu (car intervalles trop grands), alors que le style des compositions nécessitait pourtant cela. Arianna quant à elle a une voix très flutée, mélodieuse, elle chante extrèmement juste. Elle porte un peu ses notes, mais sinon c'est remarquable. Puis le style a dévié insidieusement. Le milieu du concert faisait penser à de la musique de relaxation, un délice, et la fin était de style catalan. Concert inattendu mais agréable.

Concernant la harpe sus-présentée, il s'agissait en fait d'une harpe renaissance, sans pédales, mais avec deux jeux de cordes. Vous vous en foutez, mais c'est pour la crédibilité de cette note.

(Et après y en a qui disent que je développe pas...)

vendredi 16 avril 2004

créatures

je vous parlerais bien de ce spectacle délirant mais vaut mieux aller le voir soi-même...