lalune

le seul ânier décroissant à être également bassoniste pop-rock ?

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dimanche 29 février 2004

Messager

"Va chemine, va trottine, va petit âne, va deci-delà cahin-caha le picotin te récompensera..."

Extrait de "Véronique", opérette d'André Messager datant de la fin du 19ème. Pourquoi j'ai choisi ce passage ? sais pas...

Très belle expo vue cet après-midi au musée d'où est natif (comme moi) ce cher homme. L'exposition est présentée pour les 150 ans de sa naissance. On y découvre Messager enfant, déjà fou de musique. Puis c'est le retour à Paris suite à la faillite boursière de ses parents. Messager fait alors la connaissance de Saint-Saëns et de Fauré - qui restera son ami pour la vie.

Vie parisienne trépidante pour ce dandy très en vogue fin 19ème, qui était organiste à Saint-Sulpice le jour et chef de l'orchestre des Folies Bergères la nuit. Coureur devant l'éternel, compositeur de talent, l'opérette connaîtra quelques-unes de ses plus belles pages sous sa main entre 1893 (Mme Chrysanthème) et 1928 (Coups de roulis). Il sera également directeur de l'Opéra National, puis académicien des beaux-arts, tout en exerçant ses métiers de compositeur et de chef d'orchestre.

Vous écouterez également avec délices "les deux Pigeons" ou "l'Amour masqué". Les textes sont savoureux (le livret de l'Amour masqué est de Sacha Guitry himself), et la musique tellement légère...

Dans l'Amour masqué, cet air célèbre appelé "l'air des deux amants" qui dit ceci : "Mon dieu, que c'est bête un homme, alors, vous pensez... deux !!"...

vendredi 27 février 2004

Lise Quel air... de rien

Hier soir au Malone's, près de l'école militaire, concert de Lise 'Quel air'. On peut appeler ça concert dans le sens où il y avait une scène avec des gens dessus et en face d'autres gens qui applaudissaient... Oui parce qu'il y a deux sortes de gens des fois... Mais oublions cela et revenons à nos agneaux. La demoiselle (en parlant d'agneau...) est accompagnée d'un monsieur, et tout de suite on se dit : tiens, c'est p'tet l'âne à Lise. Ben pas du tout, c'est son guitariste, et il est plutôt bon. Moi j'y connais que dalle en gratte, mais ce qu'il fait est très propre, solide, et il accompagne bien la souffleuse - je n'ose pas dire chanteuse, ce serait mentir, et je pense que je vous dois au moins la vérité si je veux garder quelque public dans ce salon. Dans sa reprise du 'Ne me quitte pas' de Brel, on se demande très vite : mais où elle va Lise ? Enfin passons. Oh bien sûr, elle pourrait chanter juste et avoir des textes intéressants, mais de ce côté c'est plutôt la cata Lise. Je lui suppose aisément - même sans savoir - plus de qualités buccales que vocales. Il faut dire qu'elle a plus une bouche à faire des bulles ou des ronds, que des rondes. Mais ça, je l'ai pas dit à Lise. En tous cas, elle secoue bien la tête. P'tet pour montrer qu'elle a compris et qu'elle y croit. Bref, on va pas insister sur les morts.

Comment je me suis retrouvé là ? Ben à cause de lui, qui était invité par le guitariste sus-cité à venir faire le boeuf avec quelques autres. Lui a qui je dis souvent : en concert, fais des versions live nom de dieu, t'es pas en studio ! Bah je sais pas si c'est moi ou l'absence de pression importante hier (hormis quelques carlsberg), mais je l'ai trouvé au meilleur de sa forme. En plus cette petite cave sonne merveilleusement bien. Ca commence vraiment à ressembler à des concerts ce qu'il fait. Sa technique tend à devenir un outil au service de son inspiration vocale ou instrumentale du moment. Et puis c'est un gentil garçon, il chante tout ce qu'on lui demande !

Il y avait aussi celui qui croque tous les instants de la vie. Non content de ça, il peut également interpréter deux - trois standards de jazz, dont un agréable summertime très bien phrasé, avec chorus inclus, s'il vous plaît.

Ce fut donc une bien bonne soirée.

vendredi 20 février 2004

Oliver Tricks - la vengeance

non parce qu'il faut savoir qu'il y a deux sortes de gens : il y a les musiciens, et les autres. Pourtant, il faut savoir qu'il y a deux sortes de gens qui sont musiciens : les musiciens guitaristes et les musiciens non-guitaristes. Bien se souvenir également qu'il y a deux sortes de gens musiciens guitaristes : ceux que j'aime et ceux que j'aime moins (ou pas). (Ok, j'arrête). Et ben Oliver Tricks rentre pile dans la bonne catégorie.

Bon, il fallait faire abstraction de la gargotière (qui ne sourit que lorsque tu règles ta note - quand Oliver règle les siennes ça compte pas hein, faut bien suivre sinon c'est foutu), du cadre autour (assez moche faut bien le dire), et de l'autre cadre derrière lui (de travers, mais personne n'a réussi à le redresser convenablement...)

Et puis ces concerts, cela permet de rencontrer des gens comme lui (putain qu'il est grand - en plus il lance des défis à la con) ou lui (qui a beaucoup plus d'humour que de cheveux - et avec qui on aime à raconter plein de conneries).

Concert intimiste, aisance grandissante, nouvelles chansons savoureuses (ce qui peut permetre d'apporter l'once d'un soupçon de pardon aux égarements de l'autruche), soirée comme au coin du feu, set final à la carte (composé en grande partie par msc et ma pomme), une dernière binouze et dodo.

Tout bien.