lalune

le seul ânier décroissant à être également bassoniste pop-rock ?

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jeudi 22 juillet 2004

enfance

 

Pour continuer de taper dans la liste de ce qui m'a été demandé, je vais donc maintenant vous parler de mon enfance, ça vous apprendra à traîner ici. Tranches de vie autour de quelques exemples.

Alors déjà, faut savoir un truc, c'est que je suis né très jeune. Et c'est hyper important comme notion. J'ai grandi dans une maison, n'ayant connu les joies de l'appartement que beaucoup plus tard, lors de mes années estudiantines.

Tout petit déjà, je faisais chier mes parents avec de la musique. Je refusais carrément de m'endormir sans que mon petit lion ne joue sa mélodie (assez chiante aux dires de mes chers parents). Sitôt que la ritournelle prenait fin, je me mettais à hurler, jusqu'à ce que l'un des deux se lève pour venir tirer sur la petite ficelle actionnant la jolie berceuse.

Puis je suis devenu un enfant sage, que même moi j'y crois pas. Je passais des heures assis sur la table de repassage de grand-maman, à transférer des haricots un par un d'une gamelle dans une autre, sans faire de bruit, tout sage quoi.

Je me souviens avec émotion de mon joli tracteur bleu à pédales, que je maniais tout fier, dans le couloir de la maison. Les vacances à la mer (Saint-Cyprien), à la montagne (Baïgorry), les week-end tout près de Sainte-Agathe (la chapelle, mais si souvenez-vous). La photo avec mon beau panier à la main a d'ailleurs été prise dans cette maison de campagne où je retourne régulièrement pour oublier le bruit et le mouvement.

Pourtant beaucoup poussé par mes parents, mes nombreuses tentatives de pratique sportive auront été vaincues par l'île aux enfants, le Capitaine Flam et les Cités d'or.

Le solfège quant à lui m'aura gonflé pendant des années (les dix premières en gros), jusqu'à ce que je me retrouve dans des niveaux assez balèzes où le fait de trouver un truc (dictée, rythme, accords, etc.) avant les autres prenait le pas sur la difficulté. C'est aussi là que j'ai passé une année assis à la même table qu'Audrey Tautou... (que j'ai malheureusement perdue de vue depuis, alors venez pas me demander son numéro de téléphone !!)

Petit, je mentais déjà, mais mal. Surtout que j'avais pas les moyens d'assumer mes mensonges. Combien de fois mon prof de saxophone m'a-t-il dit : Alors mon p'tit Pierre (car il m'a toujours appelé mon p'tit Pierre, même quand j'ai eu une bonne tête de plus que lui), t'as bien travaillé cette semaine ? Et moi de répondre invariablement : Oh oui ! Sauf qu'à la fin de la première gamme, il savait que mon sax avait pas bien pris la poussière depuis le dernier cours...

Tête en l'air moi ? Pfff ! C'est pas comme si un dimanche matin après la répétition d'orchestre, j'avais oublié mon saxophone sur le trottoir en montant de l'autre côté de la voiture. Panique à la maison en rentrant, retour en trombe au conservatoire pour le retrouver qui m'attendait calmement au pied d'une maison.

Puis un des pires jours de ma vie, celui où l'on m'a volé Félicie. Félicie, c'était mon saxophone que je m'étais acheté tout seul avec mes sous à moi que j'avais. Je lui avais donné un prénom féminin, car je passais beaucoup de temps en sa compagie alors je préférais. C'était un biniou que j'aimais beaucoup, et que j'ai eu le malheur de laisser dans le coffre un soir d'après concert que j'étais parti boire un pot avec les copains. Je ne l'ai jamais revue.

Durant tout le primaire, j'ai été deuxième. Jamais plus, jamais moins. Faut dire que Carine (la nana qui était constamment devant moi) a fini major de promo en spé et à la sortie des Z'Arts, donc je me suis aperçu après que je pouvais pas lutter.

Et c'est là que j'ai commencé à boire...

mercredi 21 juillet 2004

enfin !!!

le sous-titre pourrait être "salauds d'anglais"

1er mars 2003 : retour d'une semaine de vacances au ski. Une de mes meilleures semaines de vacances soit dit en passant. Sur l'A6 alors que l'on remonte sur Paname, tite pause à cause de la fatigue et de la pluie sur une aire de l'autoroute. Et là, c'est le drame (enfin quand même pas). Un gros anglais dans son gros Land Rover effectue une superbe marche arrière sur la portière droite de ma voiture ! S'excuse platement en disant que gnagnagna il m'a pas vu tout ça, signe le constat et se barre. Nous aussi. Franchise, portière à changer, etc. Bilan des courses : 205 euros pour lalune.

Quelques mois plus tard (car avec les assureurs ça se compte toujours en mois), je reçois un courrier me disant que l'angliche conteste la version des faits, et que je dois refaire tout l'historique du bordel avec dessins à l'appui... Me revoici donc parti à réécrire une histoire vielle de trois siècles en faisant des dessins que si ça se trouve ça a changé depuis, tout en me disant que mister Land Rover m'attend au tournant. (Et si ça se trouve pour me flinguer l'autre portière.)

Forcément, re des mois passent. Un petit coup de fil récent m'apprend que rien n'a évolué. Jusqu'à ce soir.

Car dans ma boîte aux lettres, ô joie, ô stupeur, ô anglais ennemis, un tit chèque de 205 euros me remboursant ma franchise m'est adressé. Comme quoi tout arrive !!

Moralité : un bon anglais est plus que jamais un anglais mort.

mardi 20 juillet 2004

fées

 

Pour répondre à la commande de Bidibul, une histoire de fées.

Je vous ai déjà parlé de la Fée méchante. Mais si, c'est pas vieux pourtant ! Je pourrais être sympa et vous mettre un lien. Et pis non... Bon, je me crois tout de même un peu tenu de vous expliquer pourquoi : quand les envies de câlin se font pressantes, tu ne la trouves pas, jamais, cette maudite fée. Elle n'est pas là, trop occupée sans doute à d'autres tâches, enfin en deux mots, pas disponible. Et pourquoi ? Car a bosse, évidemment !! (bon, ça, c'est fait...)

Mais là n'était pas mon propos. je voulais parler de l'autre fée, la gentille. Que celui qui n'apprécie pas cette pratique me jette la première pierre, ou plutôt, aille solliciter la dame de son choix (mais seulement si elle est d'accord) pour bien se rendre exactement compte de ce à côté de quoi il passe. Car je pense bien n'être point le seul à goûter avec autant de félicité à pareilles délices (qui comme amours et orgues blablabla).

Préliminaire délectable ou plaisir parfois considéré, quoiqu'à tort, comme purement égoïste. Une dame choyée et aimée sachant par ailleurs le contentement que peut procurer son pendant (si je puis dire) chez elle, pour l'instigateur de la situation inverse. Ravissement dont l'idée à elle seule constitue un petit bonheur en soi (en soie aussi).

Réalisable dans bon nombre de situations tendres ou cocasses, elle est encore plus plaisante lorsqu'imprévue - l'envie et l'imagination de la dame quant au moment et au lieu se révélant un émerveillement à chaque fois renouvelé.

Totalement galvaudée dans tous ces films dont l'histoire ne présente pas réellement le plus grand intérêt même au dire des adeptes, elle n'en demeure pas moins, dans des conditions plus privées, un accès direct pour ce ciel si prisé, lorsque l'envol (parfait, n'en déplaise à certaine chanson) a lieu à l'abri de l'air (et du temps)...

vendredi 9 juillet 2004

pensée

 

A cette heure-ci, ma danseuse est toilée...

mercredi 7 juillet 2004

léger

 

Envie de poster un truc, mais rien envie de raconter. (Je sais, les esprits chagrins diront que c'est pas nouveau). Impressions vraiment persos, persos pour deux. Pas bloggables, ou plutôt pas envie de les pixelliser. Le présent titre reflète pourtant assez bien mon état actuel. Et je le pense suffisant. (le titre - ou le reflet, comme vous voulez).