lalune

le seul ânier à être également bassoniste pop-rock ?

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mercredi 30 juin 2004

quatre nez pour un ciné

 

demain soir, je vais voir shrek 2. Les gens avec qui j'y vais ont insisté pour bénéficier de la VO. Moi j'étais pas pour, mais renseignements pris, paraît que les doublages en français sont très mal faits... :p

perles du mercredi

 

Bonjour, c'est votre ostréiculteur préféré !

Il y a deux semaines, pas de récolte, et la semaine dernière, les perles étaient en bois. En voici donc des bien nacrées, pour égayer votre journée. Et c'est parti :

"Ma vie : un sax et des fresques (1). Une grosse piteuse folle de Bill (1). Bill avide de thunes (1). Bill, qui triche en enfonçant une Monica, touche plein de pubs avec son gros tas de bouquins (3). Mais la grosse piteuse à la langue bien pendue renoue avec les piges (1). Mais elle réserve ses piges à d'autres types et ses papiers pleins d'onction à d'autres mecs qu'elle pousse aussi à tricher (3). Selon des spécialistes de la Constitution, Giscard serait un pro (1). Ouï à la Gay Pride : les CD, ça mange pas de pain (1). Des attachées UMP, en quête de mobs pour l'Elysée, refusent d'enfourcher les mobs de ces zozos (2). Un hétéro : Mamère a arrosé plein de potes (1, ma préférée). Mégret : un rude cas (1). Le Pen, cafard, fustige les Bleus qui étouffent les tirs (2). Méfait des grecs (1). Le goût d'un Shrek (1) : ce Shrek adore les mangues mais aussi les pétales épicés (2). Ne fêtez plus ce Messier (1). Bernie fustige l'EDF et Sarko cherche à l'abuser (1).

En voici donc 24 !

mardi 29 juin 2004

acrostiche, et non pas atroce quiche...

 

Exister, jouer, rire, croquer la vie

Toujours penser à quérir son avis

Oublier mon cerveau tout en lacets ?

Il suffira de nos coeurs enlacés

Lumineuse alors sera son image

Et enfin je serai son ami, mage

mon étoile

Mon étoile.

Mon étoile, c'est l'être qui brille le plus sur cette terre. (Bien plus que le soleil ou Lalune par exemple). Mon étoile, je la vois scintiller, s'émerveiller, brûler, se consummer parfois, mais j'aime à passer du temps à la contempler, la scruter, la détailler, la regarder vivre, évoluer, bouger ; sans un geste, sans un mot, sans la déranger, juste être là. Mon étoile, je la regarde aussi danser. Mon étoile, c'est le complément parfait de mon autre bonne étoile, l'irréelle. Car j'ai besoin à égalité de ces deux étoiles. Mon étoile, c'est celle qui continuera de briller quand je ne serai plus.

Mon étoile...

*c'est fou ce que c'est maladroit encore ce truc. Tant pis, ça part quand même. Difficile de parler de son étoile...*

lundi 28 juin 2004

à la rue

Ah c'est une belle aventure Alter Echo. Encore faut-il tenir le cap...

Scores du jour : T 1 - N 1 - L 0

A la rue techniquement le gars Lalune par rapport aux deux autres ! Et y a sacrément du taf pour le combler ce putain de retard.

Bah, ça se fera... ou pas

A la pause par contre, je me défends pas mal...

vendredi 25 juin 2004

ballot

bon, décidément, que j'aille regarder du foot à l'extérieur ça donne vraiment rien... Ah ça, certes, tu picoles, mais pour ce qui est de gagner, nada !!!

Si j'avais su, je serais allé écouter du jazz comme il m'avait été proposé. J'aurais certainement pris plus de plaisir...

Bien fait pour ta gueule, Lalune !!!

PS pour Bidibul : t'en fais pas, ils seront pas fatigués pour le Mondial 2006 en Allemagne comme ça ;)

Requiem pour un con

Monsieur,

Bien que n'étant actuellement plus actif au sein de l'équipe secouriste de la délégation que vous présidez, j'y compte pourtant encore bon nombre d'amis ainsi que de la famille. Ce qui m'a permis de prendre connaissance de votre dernier courrier signalant le prochain remplacement de Monsieur "Le Chef" au poste de directeur local de l'urgence et du secourisme. Ceci constituant à ma connaissance un cas rare, permettez-moi de ne pas rester de marbre devant pareille décision.

Côtoyant régulièrement Monsieur "Le Chef" et n'ayant pas eu connaissance par sa bouche de son désir de quitter ses fonctions, j'en conclus donc de façon aisée, que vous avez délibérément et unilatéralement décidé de vous séparer de ses services, sans que quiconque n'ait pu dans l'équipe secouriste, et malgré mes questionnements, me fournir de réponse fondée sur quelque argument que ce soit de votre part. Je formule donc l'hypothèse que vous n'en avez pas. Je compte cependant sur vous pour me renseigner directement, car il m'apparait plus que cavalier de se séparer de quelqu'un qui effectue tout à fait correctement son travail, sans pouvoir par ailleurs apporter le moindre argument contre lui. En outre, si l'on se sépare d'un directeur en qui vous avez apparemment dit à plusieurs membres de la délégation ne plus avoir confiance, que peut-on faire en face d'un président présentant la même caractéristique ?

Ayant été pendant plusieurs années, lorsque j'avais en charge le secteur de la formation, l'adjoint de Monsieur "Le Chef"  et par là même un collaborateur très proche, voire quotidien - nous n'avons en effet pas toujours été en total accord sur tous les sujets, ce qui ne m'a pourtant jamais donné, ne serait-ce que l'once d'un instant, l'envie de le voir remplacé. Mais peut-être connaissez-vous mal le travail de directeur local (en l'occurence celui effectué par "Le Chef") ou peut-être avez-vous mal été renseigné.

Pour diriger efficacement et faire évoluer une équipe secouriste telle que la vôtre, telle que la nôtre, il faut des compétences techniques de très haut niveau ainsi que beaucoup d'expérience de terrain, que peu de délégations peuvent s'enorgueillir de posséder. Il faut ensuite des qualités de diplomatie, de coordination, d'organisation et de rigueur. Enfin, il faut également et cela va de soi, un grand sens des relations humaines. Monsieur "Le Chef" possède tout cela, mais peut-être ne l'avez-vous malheureusement pas constaté. Où situez-vous l'impartialité d'un président, ne sachant apparemment pas, même après une décision certainement prise à la hâte je l'espère, écouter tous les bénévoles qui l'ont élu ?

Car vous n'êtes certainement pas sans constater la vive émotion qui a vu le jour depuis peu dans les rangs de l'équipe secouriste suite à l'annonce de cette non-reconduction. Quelle est votre motivation à réclamer la tête d'un directeur plébiscité par ses troupes ? Vous souhaiteriez mettre à terre l'équipe secouriste de votre délégation, vous n'auriez pas à vous y prendre différemment. Expérimentez-vous un transfert du principe de précaution (en vigueur en matière denvironnement et de santé) à notre Délégation locale ? Ne vous fait-il pas vouloir tuer tout un troupeau alors qu'une seule tête vous apparait potentiellement malade ? Ne vous trompez-vous pas de troupeau ?

Espérant un jour recueillir vos réponses à mes questions, veuillez prendre note de mes craintes les plus vives quant à l'avenir de la Délégation dans son ensemble.

Lalune.

*Et quand Lalune fâché, lui toujours faire ainsi...*

conteur sans compteur

"Raconter des histoires n'est rien, mais ce sont ces riens qui font rêver et le rêve, c'est le début d'un monde meilleur"

Pendant que tu apprends cette phrase, tu trouves un coin calme pour t'isoler. Puis tu te concentres fort et tu la récites à haute voix, en pensant aux mots que tu prononces. Et là, déjà, ta tête part dans les étoiles et tes pieds quittent le sol. Tu y es ? Tu vois, c'est facile.

Pour le décor, un cercle de terre, un grand arbre, deux musiciens, chantant et jouant balafon, kora ainsi que divers tambours africains, encadrant un drôle de petit bonhomme tantôt assis sur une caisse en bois, tantôt virevoltant devant toi. Son sourire est déjà le début du voyage ; c'est ton carton d'invitation.

Déjà, je te donne le mot de passe : quand il te dit "raconte", tu dois lui répondre "histoire". C'est ainsi que tout commence, à chaque fois...

Car en effet hier soir au Théâtre Artistic Athévains, Clovis Fontano contait des histoires. Contes africains pour la plupart. Il nous a tout d'abord narré cet arbre qui voulait quitter ses frères pour aller s'installer dans la plaine. Il nous a ensuite expliqué comment la création du monde était advenue des suites d'adultères entre un dieu et une déesse, comment son pays avait été peuplé par l'insoumission d'une femme. Il nous a raconté l'histoire de cette petite fille qui voulait être noire, que le vent a pris dans ses bras pour l'emmener jusque sur le soleil pour y cueillir des rayons ; comment il fallait savoir payer de sa personne en toute circonstance, mais ne toujours garder son dernier souffle que pour son aimée ; comment la petite Zaza avait pu accéder à son rêve de bal malgré toutes les embûches...

Allégorie dans chaque histoire, morales dans chaque voyage, délivrées par ce "conteur pas menteur" (car il existe des conteurs menteurs...)

Pendant que certain(e)s étaient sur la planète foot, nous avons pour notre part passé deux petites heures d'évasion, ...sur la planète rêve.

mardi 22 juin 2004

Alter Echo et puis Basta !

Non, ceci n'est pas une crise égocentrique. Juste qu'hier soir se produisaient (entre autres) Alter Echo et puis Basta...

Pour les premiers, conditions difficiles. Beaucoup de bruit, du vent, un basson inégalement amplifié, un son général assez fouillis, des paroles apparemment trop peu compréhensibles ; pas sûr que ce soit une option à reconduire, les productions en extérieur. A titre perso, ce concert représente néanmoins ma meilleure prestation en public.

Pour les seconds, conditions difficiles également. Moins de bruit, autant de vent, et quelques gouttes qui te font penser à chaque morceau que c'est le dernier. Musiciens d'inégal niveau selon moi. Concernant les voix, les timbres de la chanteuse et du chanteur dans les pièces à faible accompagnement étaient délicieux. Dans les morceaux avec la section de cuivre, on n'entendait plus rien.

Sentiment d'un manque de finition dans les deux cas. A réécouter dans de meilleures conditions pour les seconds. A rejouer dans de meilleures conditions pour les premiers

Ces émotions ayant donné soif, retrouvage d'une petite bande à la Pompe à bière. Festival de croquis. Pas pressés de rentrer se coucher. Ben vi quoi, y avait pas l'feu ! Si ? A côté ? ah oui, c'est vrai...

dimanche 20 juin 2004

bon, ça, c'est fait...

Hop, fin de la grande Agitation. J'ai joué au petit témoin modèle toute la semaine, et je pense que je ne m'en suis pas trop mal sorti. Les trois autres témoins ont été très bien également. Comme je l'avais envisagé, j'ai tout géré ce qui me revenait en dernière minute (style écrire une chanson 3h avant la cérémonie...)

Si tout ce qui touche au mariage depuis ce début d'année a été pénible, je pense que la plupart des invités se sont amusés et étaient contents d'être là. Je me dis aussi que j'ai fait de mon mieux pour que cette journée reste comme réussie dans la tête des mariés, et je considère donc ma mission comme accomplie.

L'avenir nous dira maintenant la suite à donner aux événements en fonction de la tournure de la suite du bordel.

jeudi 17 juin 2004

faites de la zic

 

vu que je pense pas avoir le temps de blogger d'ici lundi, je vais vous causer de la fête de la musique (et surtout d'un truc en particulier...).

Lundi à 19h30, Echographie en plein air (sisi), au 65 avenue des gobelins, Paris 13. (Pour les soiffards, c'est quasi en face de la Pompe à bière). Alter echo se produira donc au grand complet (ou pas du tout) pour une heure de programme.

Arrivez à l'heure car il faut être tout près pour bien entendre (le bassonniste n'ayant pas encore trouvé les moyens d'amplifier son bel objet...)

A bon entendeur (si près), salut

*ça veut encore rien dire ce post...*

la pêche c'est un peu fatigant

 

Pour m'extirper de la grande Agitation, je me suis accordé une partie de pêche ce matin...

Le résultat a été super positif : quatre poissons-chat (c'est pas énorme), deux goujons, une superbe tanche (comme si y en avait pas assez en ce moment...), une carpotte, et une quarantaine de gardons.

Par contre, quand les poissons arrêtent pas de vouloir gober de l'asticot, t'es sans arrêt dérangé... Mais ça laisse quand même du temps pour penser.

mercredi 16 juin 2004

private joke

 

non rien, juste que je me faisais la rélexion que mon nouveau masque, c'était comme du silicone à avaler...

mardi 15 juin 2004

concert en photos

pour les gens qui demandaient des photos, vous en aurez en fin d'aprem, c'est promis

ce post sera donc édité dans la journée

[edit]

 

 

 

 

 

 

pas le temps de commenter, un apéro m'attend, et l'apéro c'est sacré

alors les commentaires, faisez-les vous même ;)

mauvais

Je suis un très grand méchant qui exagère toujours tout et ne comprends jamais rien à rien. Je suis aussi un jaloux exacerbé. Je suis bien évidemment un enfant gâté tout pourri du dedans qui vaut pas mieux que l'autre mais je vous emmerde par la même occasion.

Et j'aurai sans doute aussi un bol d'acide dans la tronche pour avoir posté ça

De toutes façons c'est pas grave, vu que je vais passer mon week-end à m'amuser alors ...

lundi 14 juin 2004

vacances

 

Alors oui, faire une pause. Prendre des vacances. Deux bonnes grosses semaines super trop petites. Organiser des trucs pour un évènement tant attendu... (par d'autres). Débrancher son cerveau (facile). Le laisser dans sa piaule à Paname. Penser à prévoir un code qui fait qu'on pense à le rebrancher en rentrant (ou pas)... Envoyer sa candidature à son patron juste avant ce départ. Rigolo non ? Pis penser à trouver des trucs intéressants à poster aussi.

Pfiou, putain de programme !!

See you quand ça pourra

scénario catastrophe, mais plausible...

 

Le texte qui suit est une invention de magistrats. Sauf que cela pourrait se réaliser sans trop de difficultés...

"Vous aimez votre femme et votre femme vous aime. Vous avez eu ensemble trois enfants que vous adorez : Julie, julien et Juliette. Julien vient d'avoir 16 ans. C'est un garçon rieur, heureux de vivre, un peu turbulent  au lycée, mais que les professeurs trouvent sympathique. Parmi ses nombreux amis, deux sont pour lui comme des frères : Arnaud et Arthur. Ils forment à eux trois une inséparable bande de joyeux drilles, connue dans tout le lycée. Vous ignorez seulement que, le mois dernier, Julien a connu une  grave déconvenue : le professeur de biologie, Monsieur Bubard, lui a attribué un 2/20 pour "copie trop sale".
Votre fils l'a ressenti comme une profonde injustice, ainsi qu'Arnaud et Arthur. Ensemble, après avoir longuement réfléchi, ils ont trouvé le moyen de venger Julien : Monsieur Bubard se rend chaque jour au lycée en bicyclette. Il range son vélo dans  un local non fermé mais surveillé depuis la grille d'entrée par Paul, gardien depuis vingt ans, dont les siestes sont légendaires. Une semaine après la fameuse copie, notre trio passe à l'action : Arthur fait le guet pendant que Julien et Arnaud s'emparent du vélo. Ils escaladent ensuite la  grille pour le cacher dans le jardin de Roselyne Lajoue, retraitée. L'exploit fait grand bruit.
Julien et ses acolytes, galvanisés, décident de  ne pas en rester là, le local regorgeant d'objets de convoitise: deux jours plus tard, ils réitèrent avec la trottinette électrique du professeur de mathématique et la bicyclette rose de Madame le Proviseur. Celle-ci, furieuse, mène alors l'enquête, en toute discrétion. Ses soupçons se dirigent rapidement vers votre fils et ses amis.
Une plainte est déposée pour vol. Vol en bande organisée, précise la police : la loi Perben II peut s'appliquer.
Trois jours plus tard, un jeune homme souriant aborde votre fils à la sortie du lycée. Il lui montre une camionnette spécialement aménagée et lui propose, en cas de besoin, de transporter gratuitement tout engin à deux-roues. Julien est étonné. Le jeune homme le rassure, l'invite à prendre un café et lui offre finalement un téléphone portable: "appelle-moi!".
Cet homme est un policier, habilité par Perben II (nouvel article 706-81 du Code de procédure pénale) à se faire passer pour complice ou receleur des infractions. Il n'a pas droit d'inciter au délit. Mais il peut mettre à la disposition des personnes suspectées tous les moyens dont elles rêvent (juridiques, financiers, transport, hébergement, télécommunication : nouvel article 706-82).
Votre fils, très excité,  appelle de son téléphone tout neuf ses camarades. Le lendemain, décision est prise de profiter de l'aubaine : on demande au jeune homme de déposer le butin près du stade de foot, histoire de prolonger le plaisir.
Le lundi suivant, à 18 heures, Julien n'est pas rentré à la maison. Votre femme s'inquiète, Julie et Juliette le cherchent. 18h30 : le téléphone sonne. C'est la police. Julien est au commissariat en garde à vue.
Comment ? Qu'a-t-il fait? Vous ne dormez pas de la nuit, vous espérez à chaque heure que votre fils va être relâché, vous voulez comprendre. Le lendemain, un avocat de permanence vous apprend que Julien va bien, mais il ne peut vous en dire plus.
Une première journée passe, puis une deuxième nuit. C'est un cauchemar. On se réveillera. Mais mercredi matin, l'avocat vous avoue que, depuis la loi Perben II, la garde à vue peut durer 96 heures, même pour les mineurs (nouvel article 706-88 du Code de procédure pénale). Vous imaginez votre Julien au commissariat pendant quatre jours et quatre nuits, interrogé le jour et réveillé la nuit.
Mercredi, l'attente devient infernale. A 20 heures, quatre hommes sonnent à votre porte. Ce sont des agents EDF qui viennent relever les compteurs. En un clin d'oeil, les voilà dispersés dans tout l'appartement, l'un d'entre eux restant en votre compagnie pour vous occuper. Ils repartent cinq minutes plus tard, sans vous avoir fait signer le moindre bon.. Vous êtes étonné, mais vous avez d'autres préoccupations en ce moment. Pourtant, ces hommes viennent d'installer chez vous suffisamment de micros et decaméras pour tout connaître de votre vie de couple et des discussions entre Julie et Juliette.
Ils en ont le droit depuis Perben II (nouvel article 706-97 du Code de procédure pénal).
De toutes façons, vous étiez déjà sur écoute (nouvel article 706-96). Les journées de jeudi et de vendredi sont les plus atroces de  votre vie. Julie et Juliette ne sortent pas de leurs lits. L'école appelle, vous lui raccrochez au nez. Votre femme  passe de l'hystérie à l'hébétement.
Vendredi 17h15 : Julien sort enfin de garde à vue mais il est, dans la foulée, déféré devant le juge d'instruction qui met Julien en examen, les faits étant avérés. Il demande à son collègue le juge des libertés et de la détention de placer votre fils en détention provisoire. Le magistrat accepte : il entend, lui aussi, lutter efficacement contre l'insécurité en ville.

Julien est en prison, pour plusieurs mois peut-être. Vos filles s'enferment dans un profond mutisme. Mardi, trois heures du matin. Voilà une semaine  que vous ne vivez plus. Vous êtes endormi sur le canapé, une bouteille de blanc à la main.
Une sonnerie stridente vous réveille soudain : vous vous traînez jusqu'à la porte d'entrée que vous ouvrez. Cinq policiers s'engouffrent chez vous. Pendant deux heures, ils retournent l'appartement, crèvent les coussins, vident les tiroirs. Cette perquisition en pleine nuit  (nouvel article 706-91) a du bon : elle permet enfin à la famille de se retrouver, vos filles et votre femme s'étant blotties autour de vous dans  le canapé. C'est ainsi entouré que vous finissez la bouteille de blanc.
Le lendemain, décision est prise d'envoyer Julie et Juliette, pour les protéger, chez leur grand-mère maternelle. Ce sera mieux pour tout le monde. Votre belle-mère, ravie d'être utile, vient les chercher chez vous.
Elle se permet une première remarque sur l'état de l'appartement. Vous réussissez à vous contenir. Elle jacasse ensuite un quart d'heure sur le problème de la délinquance. Vous sentez que vous allez sortir de vos gonds. Pour finir, elle vous lance une remarque acerbe sur l'éducation de Julien. C'en est trop : vous la giflez.
Or vous étiez filmé. Lorsque votre beau-père vient porter plainte, les policiers sont déjà au courant. A votre tour, vous êtes convoqué au commissariat, placé en garde à vue, puis mis en examen pour violences sur personne vulnérable. Vous encourez trois ans d'emprisonnement. C'est le procureur qui vous convoque à la fin de la garde à vue. Il est indigné par ce que vous avez fait et ne s'étonne pas que votre fils ait mal tourné. Il vous demande si vous reconnaissez votre culpabilité, une cassette vidéo à la main. Vous répondez oui. Il vous propose alors de prononcer lui-même votre  condamnation puisque vous ne contestez pas les faits. C'est nouveau (Perben II, article 61), mais c'est efficace.
Si vous refusez, vous serez jugé par le tribunal, dans longtemps et avec les aléas qu'on connaît. Un avocat, penaud, vous conseille d'accepter. Le procureur vous condamne à 4 mois d'emprisonnement, non sans préciser que c'est une peine bien indulgente au vu des faits odieux que vous avez commis.
Durant le trajet vers la prison, menotté dans la fourgonnette, vous vous interdisez de penser à votre femme, à Julie, à Juliette.. Vous vous demandez simplement si vous apercevrez de votre cellule celle de Julien. Si vous pourrez lui faire coucou.
Et, tout à coup, vous vous souvenez d'un entrefilet dans le journal, en plein hiver 2004, sur des avocats qui s'inquiétaient de l'entrée en vigueur de la loi Perben II.
Vous n'aviez, à l'époque, pas compris pourquoi. "

Echographie champêtre

 

Alter Echo joue près de l'eau,

Le long des quais, loin des autos.

Zic en plein air, moment tranquille,

Quelques p'tits airs, sans s'faire de bile.

 

Moins de repères, plus d'attention,

Dans l'atmosphère part le basson.

Deux Olivier qui prennent racine,

Malgré l'soleil et la bibine.

 

Nouvelle cette fois, y a des photos !

Notre photographe fut Elo.

Des mouettes rieuses très bien dressées,

Pas v'nues autour de nous (faire) chier.

 

Les anciens les nouveaux venus,

Disent encore que ça leur a plu.

Ils seront là, fidèle public,

Lors de la fête de la musique.

vendredi 11 juin 2004

salauds de pauvres

 

Les sections Attac de Paris sud organisaient hier une conférence animée par un sociologue sur ces salauds de pauvres qui obligent notre gentil gouvernement à les foutre en taule. Après avoir démontré l'absence totale de lien entre le taux de criminalité et celui d'incarcération (quels que soient l'endroit du monde ou la période de l'Histoire retenus pour l'étude), il expliquait comment la France avait par exemple doublé sa population carcérale en 30 ans, la passant de 50 taulards pour 100000 habitants à 100 taulards pour 100000 habitants.

Il expliquait alors le cheminement suivant : Par de purs choix politiques, par idéologie, et non en raison d'une sorte de fatalité liée à la mondialisation ou autre excuse à deux balles, les Etats décidaient de ne mener aucune politique économique, de conduire une politique sociale visant à propulser les plus fragiles vers les emplois rendus précaires par la volonté du monde de l'entreprise, mais par contre de développer puis déployer tout un arsenal sécuritaire, judiciaire et pénal destiné à affirmer une certaine vision de l'autorité de l'état. Vision la plus simpliste et la moins efficace (et très chère en plus) permettant de faire disparaître ces salauds de délinquants (assimilés aux jeunes des banlieues).

Il semblerait aussi (entre autres nombreux exemples), que la prison représente une solution à moins de 3% des crimes et délits les plus graves (meurtres, viols, etc.) commis sur une année aux USA. En France, moins de 2% de peines de prison sont prononcées pour l'ensemble des situations présentées devant les tribunaux. Les taux de récidive sont inversement proportionnels à la gravité de l'acte délictueux effectué, etc, etc, etc.

J'en viens donc à me demander si c'est bien utile de nommer un sous-ministre à la construction des prisons. Je me demande donc s'il est bien nécessaire d'en construire plus. Je me demande également s'il est nécessaire de faire tant de vagues autour de tout ça. Mais la popularité (je n'ose dire le populisme) est à ce prix, certainement.

jeudi 10 juin 2004

concert en chapeau

 

Oyez, oyez. Vu que là j'ai un truc intéressant (pour moi) à dire, je reprends la parole.

D'aucuns d'entre vous ne sont pas sans connaître l'existence d'Alter Echo, trio musical et vocal, haut en couleurs (ou pas). Avant de nous produire (je n'ose dire reproduire même si nous avons déjà fait un concert...) lors de la fête de la musique (j'en reparlerai), nous jouons ce dimanche en répétition publique. Alors une répétition publique, c'est quoi ça ? Ben tout simplement un moment qui sert à régler des détails (espérons) avant un concert. C'est donc un peu comme un concert parce qu'il y a des gens, mais pas vraiment. Enfin si, il y a des gens vraiment (espérons de nouveau), mais voila quoi. Les petites imperfections (espérons pas) ne doivent pas perturber les artistes (je nous appelle comme je veux, oui madame) alors que les gros plantages, fou rire ou autre catastrophe pas naturelle seront analysés, étudiés, commentés, puis repris. Et ce sans que le public n'ait droit à trop d'objection. C'est clair comme ça ?

Donc cette représentation aura lieu au pied droit (ça porte bonheur) du pont du "Port à l'anglais", haut lieu pique-niquien et musical de Vitry sur Seine, arrêt du RER C Vitry sur seine. C'est du côté du Leclerc, pas côté Alfortville. Donc quand vous avez le Leclerc dans le dos (de toutes façons, avec Leclerc on l'a toujours dans le dos...) ben vous y êtes presque. Ohla, j'en entends déjà faire des remarques en disant qu'on joue sous les ponts, ce qui n'est pourtant pas faux. L'horaire prévu pour l'animation musicale a été arrêté. Bien fait pour lui. Ce sera donc 16h30. Pour les amateurs de soleil dominical (espérons, mais pas trop - de soleil), un pique-nique est prévu là-bas, aux alentours d'environ 12h30 - 13h. Il sera plus facile par exemple pour nous de signer les autographes avant, pour plein de raisons que je ne développerai pas, mais notamment logistiques...

La répétition-concert sera en outre interactive ! Ayant oublié hier soir de déterminer l'ordre dans lequel nous allions exécuter (et ce sans sommations) les chansons, ce sera toi cher public qui choisiras !! Quelle chance n'est-ce pas ? Tous les titres seront donc inscrits chacun sur un papier, et les volontaires pourront piocher ce que j'appellerai un bulletin dans ce que j'appellerai une urne (comme ça j'aurai au moins mis un bulletin dans une urne ce dimanche, mais je m'égare...).

Enfin voila, si vous avez des questions, n'hésitez pas à le solliciter lui, il se fera un plaisir de vous répondre !

A dimanche.

mercredi 9 juin 2004

et pis non

 

de tous ceux qui n'ont rien à dire, les plus intéressants sont ceux qui se taisent...

Pis fait trop chaud pour blogger.

lundi 7 juin 2004

bonne fête maman

 

Petit week-end à la campagne, avec des travaux à faire et du blanc de chantier en récompense. Dimanche midi, mon papa se pointe à table avec une rose coupée dans le jardin. Et là, moment de solitude pour lalune... Bredouillages d'un truc style : "euh, ben bonne fête aussi hein ! C'est à dire que semaine chargée tout ça, pas eu le temps de choper mon frère, trop speed, alors pas de cadeau cette année, un bisou et pis voila..."

Et elle de me répondre : "ben si, t'es là"

:)

samedi 5 juin 2004

débarquement terminé

Et voila, Windaube est débarqué de mon PC !!

maintenant, il évolue avec un gnome 2.4 sous mandrake 10.0. C'est beau, c'est stable, y a tout à découvrir et comprendre, mais c'est chouette quand même.

et re un grand merci à mon geek préféré !

vendredi 4 juin 2004

Libération

 

Alors certes, on a les libérations qu'on peut. Cet aprem, je libère mon ordinateur. (Enfin on me le libère quoi...) Linus Thorwald, me voici ! Et j'espère que l'idée à laquelle tu as donné ton nom est bonne...

La prochaine étape ? ben je libère mon blog.

mercredi 2 juin 2004

vous reprendrez bien un doigt de cour (comme disait la Comtesse...)

 

"Bouts-rimés sans édition (1) ? Molière privé de ses niches (1). Ce baron nous lèse (1) ! Il provoque un intense débat avec son bagou d'imprécateur qui douille peu pour avoir de belles lettres et jouir de ventes qu'il a suscitées et menées à sa botte (4). Il parle de Panisse à Seghers (1) et vitupère : Quel est ce Bordas (1) ! Le nouvel éditeur découvre des sites et déballe des volumes qu'il a vus entoilés derrière des palettes (2, ou 3 ? mais la dernière est excellente). C'est sur les mythes que les bacheliers planchent en goûtant une fine (2). Prenez la copine d'un recteur cocu qui peint, et planchez, là, entre deux mythes (3). Les doutes de Proust (1). Pour le D day, Bush et Blair s'embarquent et défilent (1). On ressort les mythes boches (1). Des vétérans qui passent couverts de kaki se massent près d'antiques radars (2). Une ministre fadasse montre deux forteresses (1). Le Pen : Je ne sortirai plus Marine à Poissy (1)."

22 ? ben les v'la...

conseil

 

Ma nuit ne s'est pas du tout déroulée comme prévu, mais le conseil est venu. Et le courrier quant à lui, ben il est parti...

mardi 1 juin 2004

du hasard

 

Petit post au sujet du hasard (auquel je ne crois guère - comme disait Martin à son retour...)

Quand tu apprends dans l'aprem - incidemment s'entend, pas par les voies officielles - que la secrétaire de ta boutique voit sa mise à disposition par la mairie sucrée à partir de juillet (pour des raisons pour le moment aussi sombres que zobscures), quand tu apprends - incidemment toujours - que tu devrais avoir un nouveau collègue (ou une nouvelle on sait pas encore mais peu importe) sous peu, que le recrutement est en cours et que personne savait, forcément, tu te dis que ça pue, et par réaction épidermique, tu te dis que merde, il est trop con le nouveau boss et que basta, tu vas aller proposer tes services ailleurs.

Quand dans ta réaction épidermique tu vois sur l'intranet (ça, ça fonctionne encore à peu près bien) une boutique comme la tienne qui propose une place correspondant exactement à ce que tu fais et de surcroît dans les murs de Paname City, l'arrondissement à-côté, tu fais quoi ?

Parce que moi j'hésite encore. Trop frais peut-être ? Il paraît que la nuit est bonne conseillère (meilleure que moi en tous cas) et pis normalement je dois bien dormir ce soir...